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7 octobre 2009

Les Hors la loi du Quartier Montorgueil, Paris ! Quand lobby rime avec impunité ? (M à j.)

Ceci reste encore de la fiction! (cliquez pour agrandire les photos)

T’es de la police ? Non, du tout, c’est vrai. D’ailleurs vous aurez remarqué que les visages des clients sont floutés. Seuls les restaurants sont reconnaissables. Ces photos, chacun et donc même la police peut les prendre tous les soirs. Le non respect des lois est permanent et public.

 Un jeune homme à contresens à moto a fini un jour par compléter son T’es de la police par un « Gestapo ». Par chance ,il lui restait encore la possibilité de regarder les 2 derniers épisodes d’Apocalypse sur France 2 pour réviser le sens des mots.

Mais effectivement on peut agir de différentes manières :

tenter le dialogue et demander aux restaurants et cafés de faire un effort. C’est fait. Essayez, mais ras le bol de se faire insulter.

déposer des mains courantes au commissariat du premier ou second arrondissement?

Effectivement les policiers apprécient car il reste des traces et cela permet de prouver la régularité des plaintes mais, qui a le temps et l’envie de se déplacer chaque semaine au commissariat ?

Appeler la police pour qu’ils se déplacent et constatent les infractions. Pour les installations illégales sur le trottoir… ils peuvent verbaliser tous les soirs à leur convenance. Et puis il arrive souvent que le soir, ils aient d’autres problèmes plus délicats à régler. Les commerçants en profitent.

demander au service des nuisances sonores de la préfecture de faire des relevés. J’attends toujours leur réponse. Et puis comment sanctionner une situation assez habituelle en face de chez moi à la Grappe d’Orgueil. De Minuit à 2h, parfois 2h30, il ne reste parfois plus que 3 clients en terrasse et ces 3 clients, par leur rires et paroles de plus en plus forts à cause de l’alcool vous réveillent ou empêchent de vous endormir par intermittence, à chaque bonne blague. Trois personnes seules au milieu de toute une rue calme qui s’arrogent le droit d’empêcher de dormir tous les habitants de cette rue.

porter plainte. Bien sûr, mais n’est-ce pas déjà un aveu d’échec de notre société. Il n’est plus possible de trouver une solution ensemble ?

– Enfin il reste la dernière solution, la plus simple, la plus utilisée : le silence. Ne rien voir, ne rien dire, ne rien faire, et ne surtout ne se fâcher avec personne.

Et attendre, attendre, attendre qu’un enfant en poussette où qu’une dame âgée ne soit renversée par une voiture où une moto parce qu’ils n’auront pas pu circuler sur les trottoirs occupés illégalement par tel restaurant ou café.

Au Bianca tu peux même manger sur la route!
Au Bianca tu peux même manger sur la route!

Alors là, pendant quelques jours, quelques semaines on dira.. Si on avait su, on est vraiment désolé ! Et puis on mettra tout sur le dos de ce vilain conducteur de moto… On sacrifiera peut-être même le restaurateur impliqué et puis on oubliera et tout redeviendra comme avant… hors la loi, je vous dis !

T’as qu’à déménager :

– Ben oui pourquoi pas … mais est ce que cela va changer quelque chose au fait que des restaurateurs et cafetiers sont toujours au grand jour dans l’illégalité ?

– Est-ce vous croyez vraiment que passés les quelques premiers mois où vous serez contents de profiter d’un quartier piétonnier, le soir où vous allez être bien malade, ou, quand vous aurez un enfant vous allez toujours penser la même chose?

– Mais vous avez peut-être raison. On va déménager et les restaurants et cafés devront alors racheter tous les appartements sur rue, tous ces étages du décor qui leur permet de gagner chaque jour leur vie. On en fera un vrai décor avec des minuteries permettant d’éclairer par intermittence les appartements, avec des figurants qui feront de temps en temps des apparitions aux fenêtres… un vrai décor de pays merveilleux… Mais ça va leur couter cher aux restaurants et ensuite aux clients…

– Et puis notez qu’en fait les départs ont déjà commencé. Regardez ces quelques chiffres :

Augmentation du prix des locaux de commerce : + 10%. En même temps, chute de plus de 10% (17% d’après mes informations) du prix de vente des appartements privés. Et même si les prix des appartements du quartier étaient très hauts, ces chiffres traduisent aussi une dépréciation de la valeur des appartements, du fait de la dégradation très forte de la qualité de la vie dans le quartier.

Alors que faut-il faire ?

Et bien commencer par sensibiliser le plus grand nombre à cette situation, grâce à internet,  à des articles comme celui-là, proposer aux habitants de se rassembler en association , de faire connaitre vos expériences par mail : habitants.montorgueil@gmail.com, de rejoindre et témoigner et soutenir cette action sur un groupe Facebook Quartier Montorgueil, habitants en colère que je viens de créer. Lien Media un autre regard – Facebook Groupe Quartier Montorgueil – Habitants en colère

Et puis de mobiliser la presse, les médias, faire que chacun d’entre vous, clients, habitants de paris ou touristes de passage fassiez un choix. Ce quartier peut redevenir très rapidement et très facilement le quartier si agréable qu’il a su être pendant de très nombreuses années. Il reste encore quelques restaurants et cafés qui ont joué le jeu de la TVA, qui respectent leur emplacement, qui demandent à leur client de respecter la tranquillité des habitants alors choisissez les, encouragez les à ne pas céder aux pressions de leurs collègues et à être tentés de faire pareil qu’eux.

Au centre ville tu peux même manger sur les cotés!
Au centre ville tu peux même manger sur les cotés!

J’espère pouvoir vous souhaiter à nouveau la bienvenue au printemps prochain dans le Quartier Montorgueil redevenu sympathique. Venez le PARTAGER et le RESPECTER avec nous.

Vous trouverez donc en Page 3 des indications plus précises sur la situation et en Page 4, les lettres adressées à Mr Bertrand Delanoë, Maire de Paris et à Monsieur le Préfet de Police de Paris car à Paris la police a un statut particulier et est la seule institution pouvant verbaliser toutes ces infractions. J’espère qu’ils répondront très vite à mes questions sur la situation actuelle et sur les actions qu’ils vont engager dans les prochaines semaines. Vous trouverez bien sûr sur ce blog leurs réponses.






34 commentaires


  1. ludovic

    Aie Aie Aie

    Tu es en colère toi lol.
    Ca peut se comprendre.
    Tres bel article en tout cas 🙂

    Ludo


  2. Thib'

    Article très bien écrit comme d’habitude, c’est agréable de te lire, même lorsqu’il s’agit de faits pas très sympas comme ici.
    Je trouve cela très bien de sensibiliser ou plutôt tenter de le faire avec un article comme celui-ci ou le groupe que tu as créé sur Facebook.
    C’est vrai qu’il est plus facile de baisser les bras, mais alors où va-t-on ? Patience et entêtement pour à une amélioration de la qualité de vie de ce genre de quartier sont les attitudes à avoir pour tous… car on peut tous un jour vivre cette situation… Courage !


  3. Fred B

    L’ex habitante de la rue des Petits Carreaux compatis avec toi…
    Courage, car effectivement ce quartier en vaut la peine !
    Alors traitons ces voyous, de luxe ou pas, comme tels !
    Ne baisses pas les bras ! Fonce ! Et je viendrais boire un café avec toi dans ce si joli quartier qui fût mien 😉
    Bises


  4. Yann

    Un seul mot : déménage !
    Des quartiers calmes à Paris, y’en a des tonnes, alors fonces-y.


  5. Juste une idée

    Vous pouvez organiser des flash mob avec des centaines de piétons qui dérangeraient à leur tour les terrasses…


  6. Bonsoir,

    Excellent blog. Vos préoccupations rejoignent celles de l’association Accomplir que je préside. 1/3 de nos membres sont dans le 2ème (Montorgueil essentiellement). Depuis le début de l’année 2008 nous nous battons sur la question du partage de l’espace. A force d’insistance (une litote) auprès des services de la Ville nous avons contribué à obtenir la démolition de la terrasse Enio par ex.
    Nous travaillons avec la Mairie du 2ème sur la question des terrasses et avons soutenu le cloutage. Les résultats sont malheureusement loin de nos attentes.
    Vous interpellez à juste titre le Maire de Paris. Sachez que lors du compte-rendu de mandature dans le 1er arr. plus de la moitié des questions portait sur les terrasses et leurs multiples nuisances que vous mentionnez dans votre blog. La réponse du Maire de Paris fut cinglante: il nous a tout simplement conseillé d’aller habiter à Rodez!
    Gilles Pourbaix
    Président de l’Association Accomplir


    • Benoit

      Le Yann qui répond à cet article par: « Un seul mot déménage! » est peut-être un adepte du Maire de Paris, qui lui en élu responsable, conseille aux détracteurs de la rue Montorgueuil de déménager à Rodez. Ou s’agit-il peut-être d’un partisan de la politique du: « Tu l’aime ou tu la quitte! » ou encore du: « Casse toi pauv’ con!. »

      A force d’ignorer les plaintes trop souvent justifiées des habitants du quartier, nous allons droit vers l’émergence très probable de milices, voire de ‘mini commandos’ qui préféreraient régler ces problèmes de manière manu militari, à la manière forte.

      Puisque certains cafetiers n’appliquent ni règlements ni lois et sont récompensés financièrement au détriment de la sécurité des habitants, qu’est-ce qui peu bien inciter un riverain, privé de sommeil et excédé de ne pas être tenté d’allumer un « feu de joie » tardif ou matinal à proximité d’une terrasse non surveillée? A force de se faire ignorer avec le plus grand mépris par nos politiques, toutes colorations confondues, le passage de la tentation à l’action n’est pas si loin.

      Si cette veille dame accidentée ces derniers jours et scandaleusement traitée (ou plutôt maltraitée) et ignorée par les gérants indélicats du restaurant devant lequel elle s’est écroulée et blessée avait été un membre de ma famille, je n’aurais pas donné cher de leur chiffre d’affaire à venir.

      Pour cette fois, ils ont eu de la chance; elle est vieille, s’exprime pas bien en français, et semble sans défense. La victime idéale en quelque sorte!


      • Merci à tous pour vos commentaires.

        Yann, comme tous les autres a le droit d’exprimer son point de vue sur ce blog surtout quand cela est fait SANS AGRESSIVITE et SANS MENACES.
        A ce sujet, Benoit, j’espère avoir bien compris que que quand tu parles de risques d’actes isolés, il s’agit d’inquiétudes et non de suggestions.

        Tout l’article parle de respect des lois et respect des gens. De mon point de vue, des réponses, des actes violents ne seraient pas tolérables et, de plus, totalement contreproductifs.

        Concernant enfin l’histoire de la vieille dame, je l’ai découverte aujourd’hui par un mail consécutif à cet article.

        En quelques mots, le 20 août 2009, une vieille dame dont le trajet sur le trottoir a été bloqué par les tables (hors limites) de Planète Sushi Montorgueil a glissé et s’est blessée en tentant de descendre du trottoir.
        Deux dames ont voulu prévenir les pompiers car elle était sonnée. Un serveur s’est cependant interposé et a dissuadé les dames d’appeler les pompiers (Etait-il conscient de la responsabilité du restaurant dans cet accident?) Le serveur aurait ensuite refusé de prendre soin d’elle et c’est finalement un couple qui l’a aidé à se relever.
        En fait, il s’est avéré qu’elle avait le bras cassé et a donc du porter un plâtre pendant un mois.

        Il lui a été conseillé de porter plainte à la police mais ne sachant pas écrire en français elle aurait été baladée entre commissariat et mairie.

        Je sais que la mairie souhaite agir contre ces pratiques illégales, j’espère qu’ils commenteront d’ailleurs rapidement l’article.

        Les medias s’intéressent aussi à la situation

        Ne cédons pas à la provocation…


        • Benoit

          Comme toute personne, Yann est bien entendu en droit de s’exprimer, et de le faire sans outre passer les prérogatives usuelles de bon usage. (Un médiateur se chargerait nul doute de les lui rappeler si tel était le cas). Je ne suis pas certain comme vous, de ne pas dénoter un zeste d’agressivité dans ses propos: « Un seul mot : déménage ! » mais puisque cela semble être votre cas, soit et tant mieux.

          Je vous rasure et vous confirme que vous avez bien compris le sens de ma réaction. Je ne fais que suggérer aux politiques d’avoir une meilleure écoute de leurs constituants afin d’éviter toute dérive ou acte isolé que nous pourrions regretter par la suite. Je ne les encourages nullement mais continue à les craindres si rien n’est fait pour les empécher, car ce genre de situation ne peut que s’agraver dans le cas contraire.

          Naturellement, je m’inquiète lorsque tel ne semble pas être le cas, et préfère tirer un signal d’alarme. C’est le rôle de tout citoyen responsable et pacifique ; alerter afin d’éviter toute violence sous quelque forme que ce soit … comme celle d’élever un barrage de tables et de chaises sur un trottoir initialement prévu pour la circulation de piétons, éventuellement accompagnés de poussettes, voire, de fauteuils roulants.

          D’autre part, tiens à vous féliciter pour l’excéllence de votre ‘blog’.

          Salutations les Meilleures.


          • L’excelence, c’est peut-être beaucoup mais cela encourage à essayer de trouver une solution à ces problèmes qui pourraient pourtant être réglés si facilement si les restaurants arrêtaient de faire preuve d’autant de mauvaise foi.. En même temps je crois qu’il assument totalement leur irrégularité! Business first!

            A tous je peux d’ailleurs rappeler la sortie de la dernière lettre de l’association Accomplir qui essaye de faire respecter les régles de vivre ensemble dans les quartiers des halles et de Montorgueil.

            Vous y verrrez relaté un accident cet été et l’arrogance des employés de Planète Sushi.

            Voici leur lien et pensez à regarder les vidéos dans la page d’acceuil. Un extrait de Capital est très pertinent : http://www.accomplir.asso.fr/actualite/numerolettre/Lettre_60.pdf


  7. Philippe

    Bonsoir,
    Très bon article et très bonne lettres au Maire de Paris et au Préfet. Je vous rejoins totalement sur les dérives qui touchent le quartier Montorgueil, et que l’on connait malheureusement déjà depuis bien longtemps dans le quartier saint denis. Je ne serai malheureusement pas au compte rendu de mandat, le 21 octobre, mais j’espère que vous serez chaleureusement applaudi et soutenu.


  8. Cheminade

    Parfait, enfin un habitant de la zone PIÉTONNE Montorgueil/Saint-Denis qui semble ne pas se satisfaire de ce qui se passe, le jour mais aussi le soir et encore la nuit.
    Comment ne pas vous approuver, moi, qui vitupère, proteste, interpelle les contrevenants de la circulation désordonnée comme dangereuse dans ces voies (la rue Montorgueil n’est pas la seule à subir), mais qui se sent bien seul quand protestant contre une bicyclette circulant sur les trottoirs ou sur la chaussée à vive allure, les gens se retournent, me regardent mais se taisent et continuent leur chemin.
    Comme vous, j’ai écrit au Maire de Paris, à la Préfecture de Police. Les réponses m’ont laissé pantois.
    La police ? Inexistante. Inefficace. Et même parfois complaisante. J’ai assisté, un jour, à l’interpellation d’un scooter roulant en contre-sens dans la rue des Petits Carreaux. Il est reparti, toujours dans le sens interdit, après avoir serré la main des policiers.
    Les amis d’Accomplir ne peuvent aller loin dans leurs actions.
    Ils passent trop de temps à rencontrer les élus d’arrondissement, discuter, et discuter, sans fin, avec ces gens qui sont sans pouvoir. Certains de ces élus sont même, quelquefois entêté, sûr de leurs actions, pourtant inefficaces.
    Je crois que si, une association bien construite, comprenant des habitants, non seulement de la rue Montorgueil, mais aussi des rues comme Tiquetonne et Montmartre, se met en place, il peut être possible d’obtenir qu’enfin les textes qui règlent le fonctionnement de cette zone piétonne soient appliqués.
    Mais aussi, les textes qui règlent les modes de vie. Plus de bruit, quel qu’il soit après 22 heures, par exemple. C’est une Loi qui règle ça.
    Donc une association, mais dont les animateurs soient compétents dans les modes d’action. Des braves gens, volontaires, dévoués et se rendant disponibles ça ne suffit pas.

    Bonne nuit, car il est tard !


  9. Rémi Fassolle

    Une anecdote qui m’a été rapportée par un ami qui habite rue Saint-Denis (côté 1er).
    Il y a quelques jours il rentre vers les 21h30. Devant chez lui, un camion
    citerne vidange les cuves d’huile usagée du KFC Berger. Le camion est juste à côté du Café Rive Droite car l’accès aux cuves d’huile se fait par la rue
    Saint-Denis. Le camion est très bruyant (bruit de pompe). Un mec en noir engueule le chauffeur. Le chauffeur coupe sa pompe pour comprendre ce que veut le type en noir. Il lui demande d’arrêter la pompe car ça gène « ses » clients en terrasse. Il s’agit en fait du responsable du Rive Droite qui déclare: « Je travaille, moi. » Le chauffeur ne répond pas. Sûrement qu’il s’amuse, lui!
    Le responsable du Rive Droite de rajouter: « Je vais appeler la police. Ce n’est pas une heure pour faire un tel bruit ».

    La pompe est bruyante mais il n’est « que » 21h30.

    Et le responsable du Rive Droite d’ajouter: « Vous ne pouvez pas faire ça à 4h00 du matin quand il n’y a personne? ». Voilà ce que nous sommes
    pour les bistros: personne.

    A méditer…


  10. Halles Capone

    Bon d’accord, Benoit y va un peu fort. Mais cela montre à quel point les habitants sont à bout.
    Combien de fois n’a-t-on pas entendu: « Allez vivre à la campagne. » Le Maire de Paris lui-même veut nous chasser à Rodez) « Je paie très cher pour ma terrasse et je travaille, moi. » (ca reste à voir) « Déménage! » (cf Yann)
    Sans compter les injures et menaces physiques. Des habitants excédés renversent volontairement les tables pour pouvoir accéder à la porte de leur immeuble obstruée par les tables et chaises, arrosent abondamment leurs fleurs et les tables situées sous leurs fenêtres, tentent des actions individuelles (plaintes, mains courantes, appels à la police), essaient au niveau du conseil syndical…
    La situation devient tout simplement intolérable. Et ce n’est pas avec les yaka d’un Cheminade que l’on va avancer. Yaka créer une association! Il y en a déjà sur le quartier. Elles se battent et n’ont pas attendu Cheminade. Il y a aussi les Conseils de Quartier. Mais que peuvent des centaines de bonnes volontés face à la puissance de l’argent et aux collusions avec la Ville et la police?
    Un grand bravo à Emmanuel pour son blog.


  11. Cheminade

    Cher Halles Capone, des associations, il y en a, certes, mais que font-elles ?
    Qui représentent-elles vraiment?
    Quels moyens se sont-elles dotés ?

    Je ne suis pas dans les « yaka » mais dans les créateurs d’idées suivies de descriptions des moyens. C’est, me semble-t-il assez différent.
    Les CDQ, j’en suis élu. Nous nous réunissons pour parler, et envisager l’organisation de fêtes, de réjouissances diverses, de quelques ennuis de quartier, mais fort peu de ce qui nous préoccupent vraiment et d’important comme justement ces incivilités des véhicules dans les zones piétonnes, mais aussi dans les rues étroites, des terrasses débordantes et envahissantes, de sécurité. Il semblerait que les CDQ ne doivent pas aborder ces questions.
    De toute façon, lorsqu’on aborde quand même celles-ci, la réponse des élus d’arrondissement n’est jamais satisfaisante. Je me suis, ainsi rendu compte que leurs pouvoirs étaient très, très limités.
    Donc, discuter avec eux, c’est temps perdu et énergie dispersée.
    Les seuls vrais interlocuteurs, la Mairie de Paris et la Préfecture de Police. Mais obtenir la possibilité de les rencontrer au niveau réellement responsable, c’est une autre affaire.
    Et, enfin cher Halle Capone, l’absence, voire la passivité des forces de police, seules habilité à faire respecter la Loi, risque, à terme, de voir, un jour, apparaître des milices civiles, avec toutes les dérives et les graves conséquences que l’on peut imaginer.
    Et cela justifie mon appel à la constitution d’une association avec les moyens d’agir vraiment, finances, équipement juridique, savoir faire dans la communication, parmi d’autres.
    Voyez, c’est pas « yaka » ni « fautque », ça va plus loin.


  12. Information importante :

    Suite à l’article ou à une main courante déposée contre un café face à mon appartement : visite de 3 policiers, ilotiers du quartier.

    Constat : – Volonté réelle de combattre les nuisances sonores.
    – Pour les dépassements des terrasses, nous sommes moins d’accord : Tolérance ou pas?
    – Pour les motos et voitures : difficultés parfois à agir.

    Pour les deux derniers points : constat de la difficulté à agir car il faudrait verbaliser tous les jours, tous les soirs car les policiers à peine partis, les restaurateurs, motos, voitures recommencent…

    De plus, difficulté importante, les ilotiers terminent leur journée à 20h30

    Première initiative à apprécier et à souligner tout de même

    Numéros de téléphone publics communiqués :
    – Commissarait du 2ème ardt : 01 44 48 18 00
    – Ilotiers (avant 20h30) : 01 44 48 18 64

    A suivre…


  13. Il conviendrait peut-être d’enregistrer le bruit qu’on entend de la rue directement chez des résidents du quartier, à côté d’une source de bruit à niveau fixe (ventilateur, pendule, aspirateur … selon le niveau de bruit extérieur auquel il faut le comparer). Ainsi on aurait la preuve du dérangement attribuable à ce bruit dans le quartier. Même l’enregistrer en vidéo pour pouvoir montrer la disposition du micro et de la source de bruit qu’on utilise pour la comparaison, l’heure de la journée et la date, etc.


    • C’est une bonne idée pour certains coins de rue et certains jours quand les trottoirs sont bondés mais parfois, à partir d’une certaine heure il ne s’agit plus que de bruits ponctuels, un simple rire, un cri, un chant des derniers clients ou des passants alcoolisés, des renversements de poubelles. Ce simple bruit tous les 5 10 15 minutes vous éveille … difficile à mesurer.
      Surtout quand vous y devenez sensible

      Mais merci pour tes bonnes idées et vos commentaires


  14. Fremm

    Merci du fond du coeur pour cet article et ces témoignages. On se sent moins seul ! Certaines photos sont exactement la vue que j’ai de la fenêtre de ma chambre donc on ne doit pas être bien loin et effectivement, c’est invivable. Pourtant je ne suis pas un gros dormeur… La Grappe d’Orgueil ne ferme jamais avant 2h et souvent après (alors que c’est absolument illégal). Les premières machines à laver les rues passent à 6h. Moins de 4 heures de sommeil, est-ce possible ???

    Parmi les nuisances non répertoriées, ces camions lave-rue. Depuis quelques années, ils sont parqués dans l’ancien garage Peugeot de l’allée Lazareff, rue Réaumur. Cela signifie que tous les camions qui opèrent dans le quartier passent rue des Petits-Carreaux pour rejoindre leur zone de patrouille. Et cela tous les jours.

    Les livraisons de farine (car il y a beaucoup de boulangers dans la rue) se font souvent avant 7h et font un bruit considérable. C’est là aussi illégal.

    La fumée : aucune des terrasses ne respecte les prescriptions municipales sur l’interdiction de fumée prises en application de la loi.

    Je fais partie dAccomplir (membre assez passif faute de temps). J’ai essayé la concertation avec les commerçants (parfois gentils toujours fatalistes). J’ai appelé plusieurs fois le commissariat (jamais venus)… Ce que j’aimerais faire : tendre une belle banderole devant mes trois fenêtres pour rappeler à la loi. J’en ai vu une (artisanale) il y a quelques mois. Je pense que ça peut faire réfléchir les gens.

    En matière de répression, ce qui me choque est que les manquements flagrants et dangereux ne soient pas du tout sanctionnés. A commencer par la circulation interdite des deux roues motorisés. Les livreurs de sushis conduisent comme des malades. Ils siphonent du jus de fruit mélangé à de la vodka toute la soirée (et ça c’est ce qui se voit). Ce sont des kamikazes. Comment leurs employeurs peuvent-ils ne pas être inquiétés ?

    Les voitures garées sur les trottoirs et sans ticket. Les bornes d’accès abaissées toute la nuit. Les parkings à vélo trop petits pour faire de la place aux terrasse (rue Léopold Bellan elles font 5 fois la surface des restaurants !) et coincés entre les scooters…

    Les terrasses couvertes, c’est scandaleux (surtout quand en plus elles sont chauffées – vive le Grenelle de l’environnement ! – et enfumées…). L’ivresse sur la voie publique (les fêtards qui trainent sur les deux dernières terrasses ouvertes), c’est choquant, interdit et réprimé. Les sorties de boîtes le week-end, ça rime avec bagarres, agressions, malaises, coups de pied dans les poubelles (c’est bien : entre 2h et 6h on cherchait un bon prétexte pour se réveiller un peu)…

    Voilà ! Ce qu’on pourrait faire, ce serait aller se retrouver tous sur une terrasse et ne rien consommer pendant des heures ou une consommation, la moins chère… ça apprendrait à vivre à nos commerçants… Mais vivent-ils vraiment de ce qu’ils ont l’air de vendre (même très cher pour ce que c’est) ???


  15. Danièle

    Je demeure dans Montorgueil 1er. Ne nous oubliez pas la situation est la même de l’autre côté de la rue Etienne Marcel.
    en plus des terrasses il y a les livraisons ? elles commencent dans notre morceau de rue vers 5 h, parfois la nuit et même le dimanche soir (car contrairement à votre zone pietonne notre morceau de rue du 1er n’est pas réglementé un oubli … qui remonte à 1982 date de l’arrêté de la Mairie de Paris !!!! mais il paraît que le Maire du 1er vient de s’en apercevoir , 29 ans après, et d’intervenir. On rêve.
    Nous subissons donc :
    – moteurs en marche pour réfrigérer
    – roulement des palettes sur les pavés
    – coup de klaxon (rue très étroite 7m dépassement impossible)
    – cris pour ne pas dire gueulements des chauffeurs
    – etc ….
    Les terrasses ferment aux mêmes heures que dans le 2ème mais nous en plus …. quelques heures de sommeil et ça redémare….. les livraisons commencent
    Trop c’est trop.
    Nous tenons là à rendre hommage aux actions de l’association Accomplir elle est la seule à avoir obtenu la démolition d’une terrasse. Bravo
    Entreprenons une action spectaculaire ensemble…. banderoles sur les
    immeubles, occupations massives des terrasses pendant de longues heures etc … sans parler évidemment des interventions écrites.
    C’est impossible que nous ne soyons pas entendus
    Courage à tous et tenons bon
    Danièle


  16. françoise

    A Emmanuel, merci d’avoir mis ton expérience de communication sur un blog.
    Et à Yann en réponse à son cynisme.

    J’ai 65 ans, j’annonce la couleur pour ceux ou celles qui voudraient me traiter de vieille rombière, ce que je me dis chaque matin devant ma glace, Voilà c’est fait n’ en parlons plus.
    Mais avant d’aller en maison de retraite , au calme à RODEZ, et parce que ma présence dans la rue Montorgueil est antérieure aux fauteurs de trouble, je vous voudrais lancer ma contribution sonore et rallier ceux et celles qui souffrent du syndrome du non respect de l’autre dont nous parle Emmanuel.
    Cela sera au début juste un petit bruit de plus, comme le chant du grillon en Provence, mais un bruit qui fera que nous nous reconnaitrons dans nos rues, sur nos trottoirs, dans notre quartier livré aux bruits des tiroirs caisses.
    Juste un petit GLIGUE CLIGUE prononcé devant le café, le bar, le restaurant au nez de l’exploitant qui trouble notre vie, un gligue gligue aux quels répondront d’autres gligues gligues lors des réunions de concertation en Mairie, à l’ Hôtel de Ville, notre petite nuisance à nous, disons même notre petite jouissance.
    Car nos rues ne sont plus qu’un énorme tiroir caisse (gligue, gligue ) qui n’ alimente que quelques poches avec le consentement tacite de la ville, des Mairies, des administrations qui nous comprennent mais qui ne nous entendent pas. Elles touchent aussi un retour sonore sur le cligue cligue officiel,
    sur l’autre, celui qui échappe à l’officiel, silence.
    Une bonne table qui tourne 2 à 3 fois dans une soirée rapporte son pesant de gligue gligue à son exploitant, l’envahissement de la façade du commerce voisin dès qu’il est fermé, même en le partageant avec un confrère, c’est du super gligue gligue. Et du 12 mois sur 12 puisque l’on chauffe l’espace glingue glingue, oui mais on ne balaye pas l’espace glingue glingue des mégots.
    Vous m’avez compris, j’ arrête. Mais avant de partir pour dormir à RODEZ, faites moi un grand plaisir, le plaisir d’entendre ces deux petits mots lancés innocemment quand vous êtes passerez devant une terrasse SACNDALEUSE, si je suis à proximité je vous répondrai, et nous nous comprendrons. Mais silence
    après 22h donnons l’exemple.
    A oui, je me dois de le préciser, mon gligue glingue à moi ne me rapporte aucun droit d’auteur, alors usez en, abusez en.
    Il est 14h30 ce lundi 12 octobre, je vais sortir, je vous tiendrai au courant si je l’entends.


    • Que de jolis commentaires et de bonne idées. Merci à tous.

      Certains devraient d’ailleurs penser à écrire des blogs!

      Quelques petites remarques : Sachez que je n’ai pas oublié la partie 1er arrondissement du quartier Montorgueil. Les nuisances sonores existent aussi je le sais.

      Sachez enfin que la Mairie du 2ème m’a appelé, me rappelant que la mairie n’a, à Paris, aucune autorité sur la Police et qu’ils souhaitaient effectivement agir ! Soit, Mais Action tout de même.

      Je leur ai d’ailleurs demandé de mettre quelques informations complémentaires sur ce blog… un silence peut toujours être très mal interprété!

      Enfin dernière remarque : Je suis assez content que les personnes agées puissent avoir leur retraite à 60 ans car quand elle devront encore patienter 5 ans de plus, qui sera alors diponible pour mettre autant d’énergie dans des associations et s’occuper des autres et faire changer les choses?

      Merci encore.


  17. Bonsoir,
    Je vous signale ce blog : http://vivrelemarais.typepad.fr/blog/ où il est question de la décision de Mme Bertinotti, rue des Archives dans le 4ème, de revenir « aux fondamentaux », c’est-à-dire à « la règle de 1/3 pour la terrasse et 2/3 pour les piétons » (à supposer qu’il reste au moins 1,60 m pour les piétons, sinon pas de terrasse du tout). La raison pour laquelle les terrasses font un bruit infernal, ce n’est pas simplement qu’elles ferment tard, c’est aussi qu’elles prennent des proportions inouïes, soit de façon illégale, soit, et c’est encore plus grave, de façon légale. Rue Montorgueil dans le 2ème, le maire a eu la bonne idée de marquer la limite des terrasses par des clous au sol. Il ne reste plus (si l’on peut dire) qu’à faire appliquer la loi. Rue St Denis et rue des Lombards dans le 1er, sur les parties où il y a des trottoirs, la Direction de l’urbanisme a accordé des autorisations en bonne et due forme pour que les terrasses occupent toute la largeur du trottoir, au motif que ces rues sont piétonnes et que les gens peuvent donc marcher sur la chaussée. Sachez que les commerçants de la rue Montorgueil côté 2ème demandent la même chose, à savoir la légalisation du fait qu’ils occupent toute la largeur du trottoir. Leur discours consiste à dire « Si cette rue était vraiment piétonne, on pourrait nous donner tout le trottoir sans problème, il faut donc faire pression sur la mairie pour qu’elle empêche réellement le passage des voitures, des scooters, etc ». Bien entendu ils ne parlent pas ni de leurs propres voitures, ni de leurs propres scooters, ni des camions qui viennent livrer chez eux, ni des engins de nettoyage, ni des policiers, ni des pompiers, ni des deux-roues qui ne seront jamais arrêtés par aucune barrière. En d’autres termes, l’idée d’une rue « vraiment » piétonne, que ce soit rue Montorgueil ou rue St Denis, est totalement fictive. Il faut donc absolument prendre des mesures pour protéger les piétons, spécialement les plus fragiles d’entre eux. Après-demain j’accompagne au commissariat la dame qui a fait une chute devant Planet Sushi au mois d’août, pour qu’elle dépose sa plainte : quand elle est tombée sur le bord du trottoir, ce n’est pas parce que des voitures passaient à ce moment là mais parce qu’un engin de nettoyage opérait sur la chaussée et qu’elle a voulu se mettre à l’abri. Il y aura toujours des engins de nettoyage et d’autres véhicules qui circuleront sur la chaussée, avec ou sans autorisation, et il faudra donc toujours ménager des abris pour les piétons. Arrêtons de les traiter comme de la chair à pâtée ! Et si on respecte les piétons et qu’on fait appliquer la règle des 1/3 – 2/3, on respectera aussi davantage les riverains parce qu’il y aura forcément moins de bruit. Planet Sushi a droit à une seule rangée de tables sur sa terrasse, et en met en général trois ; le jour où la dame est tombée, il y en avait quatre. Imaginez que toutes les terrasses Montorgueil voient leur surface divisée par 4, vous imaginez comme la rue redeviendrait paisible le soir ? Suivons l’exemple de Mme Bertinotti : appliquons la loi, toute la loi, rien que la loi.


  18. Le Maire de Paris vient dans le 2ème arr. faire son compte-rendu de mandat mercredi 21 octobre à 18h30 à la salle Jean Dame, rue Bellan.
    Le 22 septembre il était dans le 1er arr. La moitié des questions portaient sur les terrasses. M. Delanoë s’est tourné vers son adjointe à l’urbanisme, Anne Hidalgo, et lui a dit avec un sourire narquois: « il semble qu’il y ait un problème avec les terrasses »… avant de nous conseiller d’aller à Rodez!
    Dans le 2ème les questions porteront aussi sur les terrasses. Nous ne contenterons pas d’une telle attitude. Il ne pourra nous faire le coup une deuxième fois. Nous attendons des propositions de sa part. Et nous n’irons pas à Rodez! Car nous aimons Paris et ses terrasses. Mais nous voulons tout simplement un PARTAGE équitable de l’espace public. La décision prise dans le 4ème va dans le bon sens.

    Gilles Pourbaix
    Président de l’Association Accomplir
    http://www.accomplir.asso.fr


  19. Marie-Ange Schiltz

    Bravo pour cet article qui traduit bien le quotidien des habitants Halles_Montorgueil ! Soyons nombreux à la réunion du 21 octobre à 18 h. 30 pour le compte rendu de mandat de B. Delanoe dans le 2nd ardt

    Ne peut-on en plus de nos questions sérieuses se déguiser en Rodéziens. Je n’ai rien contre ces braves gens mais j’aime mon quartier et ai envie de continuer a y vivre comme je le fais depuis plus de 40 ans.

    Je suis plus pour l’application d’une règlementation que pour la signature de chartes locales qui composent avec un état de fait à la suite de coups de force. Il parait que la mairie de Paris va créer une commission sur la règlementation des terrasses à Paris

    Marie-Ange


  20. Jacques Boutault

    Monsieur,

    Maire depuis 2001 maintenant, je suis aussi un habitant du 2e arrondissement. Je m’y promène, je le parcours, j’y vis. Je crois pouvoir prétendre bien connaître le territoire et mon ambition première est que les gens y vivent bien. Je mets tous les pouvoirs de maire d’arrondissement en œuvre pour y parvenir.

    La rue Montorgueil n’a pas toujours fait l’objet de telles crispations. Il fut un temps, pas si lointain, où les différents usages cohabitaient dans une certaine harmonie, et tout du moins du respect me semble-t-il. La situation s’est dégradée, il y a plusieurs mois maintenant, mais à une vitesse effrayante. Certains commerçants se sont mis à faire fi de leurs autorisations de terrasse et à envahir l’espace public, ce qui génère plusieurs problèmes préoccupants :

    – Le manque de place pour un cheminement sécurisé et agréable pour les piétons. De nombreux riverains se plaignent de ne plus pouvoir circuler sur les trottoirs. Les personnes âgées, les personnes porteuses de handicap, les parents avec poussette sont contraints de descendre sur la chaussée, où la circulation existe puisque nous sommes dans une zone à circulation réglementée.

    – Le non respect de la réglementation en vigueur concernant l’occupation de l’espace public avec parfois des détériorations du mobilier urbain ;

    – L’iniquité entre les commerçants qui appliquent les règles et ceux qui étendent impunément leur terrasse, peu soucieux du respect des règles collectives ; en effet, les commerçants vertueux qui respectent leur autorisation de terrasse sont les plus nombreux, bien que moins visibles.

    – Les nuisances sonores, en particulier nocturnes, pour les riverains de la rue Montorgueil, qui sont inadmissibles.

    Nous avons d’abord discuté avec ces commerçants qui abusent ostensiblement. Pas ou peu de réactions. J’ai alors décidé, en avril dernier, de matérialiser l’espace dévolu aux terrasses en marquant au sol les surfaces autorisées. Ces limites correspondent, ni plus ni moins, aux autorisations accordées par la Ville. Aucun commerçant n’a vu son autorisation remise en cause.

    Bien entendu, il n’a jamais été question de remettre en cause l’existence de terrasses qui contribuent au charme et à l’animation de nos rues. Pour sauver le quartier Montorgueil de la banalisation, je pense qu’il faut à la fois lui conserver son caractère d’exception et permettre à tous les usagers, en particulier les plus fragiles, de pouvoir s’y déplacer sereinement et en toute sécurité.

    Il est vrai que je n’ai pas assisté aux deus derniers Conseils de Quartier Montorgueil Saint-Denis mais j’ai un emploi du temps contraint (je prends enfin le temps de vous répondre…) et j’ai surtout des adjoints, Messieurs Des Gayets et Maurel notamment, qui, de part leur fonction, me représente et qui étaient présents. Par contre, j’ai personnellement présidé la réunion en mars où nous informions en amont les commerçants de ce marquage. Et malgré leur colère, malgré parfois leurs menaces, malgré leurs pancartes, je n’ai, à aucun moment, cédé. Par contre, je les ai écouté et amorcé une concertation devant aboutir à une « Charte du bon usage de la rue Montorgueil ». Nous en sommes à la 5e réunion à ce jour et je ne vous cacherai pas que le dialogue est difficile.

    Après les paroles, après le marquage, et devant une inertie parfois provocante de certains commerçants, j’ai demandé aux services verbalisateurs de mettre en place des opérations coordonnées de verbalisations (Direction de la Prévention et de la Protection de la Ville de Paris, Direction de l’Urbanisme, Préfecture de Police). Nous n’avons à aucun moment relâché la pression. Début octobre, je recevais encore Monsieur le Commissaire du 2e et les responsables de ces directions à ce sujet. Les verbalisations continuent et l’attention sur ce sujet est constante, soyez-en assuré.

    Monsieur, j’apprécie votre engagement et vous soutiens dans votre combat, mais il est faux, vous l’aurez compris je l’espère, de m’accuser de ne pas « prendre en considération les demandes légitimes des habitants » et de sous-entendre que je me défile en ne venant pas aux Conseils de Quartier (si c’était le cas, je me défilerai d’autant plus face aux commerçants…). Encore une fois, avec les pouvoirs qui sont les miens, je me bats – car il s’agit bien d’un combat – pour que la rue Montorgueil soit partagée justement et respectueusement par tous.


    • Monsieur le Maire,

      Merci pour votre réponse très détaillée et complète.

      Je vous propose d’ailleurs dans les prochains jours de donner la parole à Messieurs Des Gayets et Maurel pour qu’ils nous expliquent leurs objectifs et leurs propositions.


  21. Marie-Ange Schiltz

    Suite à la réponse de Mr Boutault. Effectivement, il y a quelques progrès dans le quartier. Après un été épouvantable, les commerçants ont fait quelques efforts ces derniers temps. A part un bar, Rue Mandar, les tables sont moins sur les trottoirs et plus du tout sur la chaussée. Cependant, certains établissements continuent a organiser des soirées festives toutes portes et fenêtres ouvertes au son des tambourins et des fifres comme encore samedi dernier.
    Je redis ma réserve quant à la signature de chartes locales qui ne font qu’entériner un rapport de force établit par la force. Il y a suffisamment de textes de lois pour arriver à trouver un accord. J’insiste aussi sur l’importance de la volonté politique de la part de la Mairie de Paris de réguler sur l’ensemble de la capitale, le partage équitable de l’espace public. Seuls la mairie, les conseils de quartiers et les habitants du 2nd ne parviendront pas à établir un respect des lois si dans d’autres quartiers l’occupation de l’espace public n’est pas également régulé.
    Marie-Ange Schiltz


  22. Pierre

    Depuis quatre ans maintenant, j’ai la chance de vivre à Montorgueil et malgré toutes mes mésaventures, je continue de dire la chance, car j’adore le quartier et je veux croire que je vais encore tenir le coup pour pouvoir y rester.

    Dés mon arrivée, j’ai cependant déchanté par rapport à l’idée que je me faisais de mon appartement et de mon nouveau quartier.
    La première nuit, au moment du coucher, une musique extrêmement forte provenant du restaurant d’en bas m’a complètement scotché. J’avais l’impression que la musique était dans la pièce, même avec des boules quies, les basses étaient audibles.
    Oui certes j’avais remarqué ce petit restaurant en dessous lors de mes visites ( petit restaurant de vingt tables ) et je me suis dit, bon ok il y aura un peu de bruit mais dés une heure ce sera fini et puis ce n ‘est ni un bar ni un club.
    Quelle grave erreur, si si c’est bien un bar, les patrons faisant régulièrement la fête avec leurs amis à l’interieur et même souvent un club puisqu’ils n’ont jamais hésité à dépasser le cadre réglementaire des deux heures ( on a souvent vu le restaurant encore ouvert , lumières éteintes mais les patrons encore dedans avec musique jusqu’à 4 ou 5 heures )

    Nous on habite au premier et inutile de vous dire qu’ils n’ont fait aucuns travaux d’isolation phonique ou étude d’impact comme la loi les y oblige.
    Au départ nous avons été très cordiaux, on est allé les voir pour leur expliquer, leur demandant aussi de patiner les tables et chaises ( en bois qui crissent sur le carrelage du matin au nettoyage, et jusqu’à 6/7 fois par jour et le soir tard, même le dimanche matin à 8 heures nous étions reveillés par ces crissements stridents )
    On a été tellement bêtes qu’on a essayé de sympathiser en allant manger chez eux et en se présentant, puis pauvres imbéciles que nous sommes on a même acheter des patins pour meubles qu’on leur a offert en s’excusant presque de ne pouvoir pas dormir.
    Inutile de dire que nous avons été bien reçus. Tout d’abord ça a été « La rue tiquetonne c’est comme ça, fallait pas venir si vous êtes pas contents et de toute façon la police est dans notre poche » En 2006 et 2007 nous avons appelés plus de cinquante fois la police, ils ne se sont jamais déplacés.

    On a appris après que nos prédécesseurs avaient quitté l’appartement très vite et on ne comprenait pas pourquoi, car on a la chance d’avoir presque un appartement paradisiaque. On a vite compris.
    Et nous n’en étions qu’à l’hiver ( nous sommes arrivés en décembre 2006 ) . Quand l’époque des terrasses est arrivé, on a compris notre douleur. Débordements des tables intempestifs nous empêchant même parfois de rentrer chez nous, tables posées en face devant les commerçants fermés, et même parfois une table sortie l’apres midi pour inviter tous ses potes à boire une bouteille de vin devant le restaurant ( Je travaille à domicile alors je ne vous raconte pas la joie d’avoir des hurlements non stop l’après midi puis le soir )

    Nous n’avons pas emmenagé au dessus d’un restaurant, mais dans un village qui appartient à ces gens. Ils ne respectent rien dans l’établissement, occupe à loisir la rue toute la journée ( aire de jeux pour leurs enfants qui jouent au foot, trottinette, réunions avec les copains jusqu’à très tard…)
    Reunions aussi journalières avec tous les amis dans la rue qui n’est bruyante à ces endroits qu’à cause d’eux, les clients étant finalement beaucoup plus respectueux.

    Concernant les enfants, ils sont en situation assez dangeureuse, vu qu’ils sont plutôt petits et qu ils jouent seuls sur cette rue dite « piétonne » mais où circulent de plus en plus de motos à toute vitesse.

    Nous avons envoyé des courriers au syndic, rien. Nous avons écrit finalement à la brigade anti bruit après deux ans de supplices qui, on la remercie, a été très rapide à nous répondre et à venir constater le bruit. Manque de bol, c était en été et il n’y avait que les terrasses et du bruit dehors et ils nous ont dit « Pour l’exterieur, on ne peut rien faire ». Ils ont remarqué cependant une soufflerie du restaurant très forte sur notre cour qui dépassait la limite de bruit autorisé. On l’avait presque oubliée tellement le reste est vraiment pire.
    Finalement, un document a été établi par la préfecture de police pour obliger le restaurant à faire des travaux d’isolation phonique. On a vu alors de net progrès, beaucoup moins de musique, de vrais efforts de fait. Evidemment cela n’a duré qu’un temps et les travaux, un an après, n’ont toujours pas été fait.

    Désormais quand il y a trop de bruit, à minuit ou une heure du matin, on les appelle et ils baissent. C’est gentil mais lorsqu’on est reveillé, c’est trop tard.
    Quand on regarde la télé, on doit parfois la regarder au casque car sinon on entend parfois plus la musique que la télé et avec le temps j ai developpé des comportements de vie nocifs pour pallier à tout ça, recours aux somnifères, tendance à boire beaucoup plus pour se calmer, travailler très très tard pour ne pas affronter le repos du soir impossible.
    Eux ils habitent de l’autre coté de la rue, juste en face de chez nous mais quelques étages plus haut, donc ils n’entendent rien et surtout lorsqu’ils se couchent, ils ne sont plus en bas à faire la foire. Et la journée si la femme cherche son mari, elle hurle en bas devant le restaurant son prénom jusqu’à ce qu’il apparaisse à la fenetre. Je dis la journée mais la nuit pourquoi pas non plus. Sans parler de l’été où les enfants sont reveillés parfois jusqu’à très tard et avec qui on joue au foot dans la rue vers minuit ( si si c’est arrivé )

    Il y a donc aussi le niveau des voix, car ils passent leur temps à parler très très fort, jour et nuit, dehors ou dans le restaurant ( on est régulièrement révéillés non pas par la musique mais par les cris dans le restaurant la nuit, lorsqu ils se mettent à chanter ou se disputent )
    Tout ça mis bout à bout, tout ça arrivant tous les jours depuis quatre ans fait que je vis désormais une vie impossible, que je suis psychologiquement épuisé et que j’ai accumulé une grande fatigue.

    Il va donc falloir recommencer des démarches , déposer plainte et à l’avance j’en suis déjà fatigué car j’ai peu d’espoir. Mais je ne souhaite pas me laisser faire. Je paye un loyer extrêmement cher et j’aime mon quartier.
    Je ne souhaite pas vivre dans le calme absolu, les passants de montorgueil ne me derangent pas, ni meme les clients des terrasses bizarrement, juste dérangé par l’attitude méprisante de ces restaurateurs qui ne respectent aucune règle et se fichent totalement de nous, alors que finalement nous sommes, même encore maintenant assez sympas pour leur téléphoner quand il y a trop de bruit.

    J’aimerais qu ils vivent ce que l’on vit juste une semaine.

    J’ai vu circuler ces pétitions des gens de la nuit et le pire c’est que j’ai travaillé et que j’évolue encore parfois dans la nuit mais ces gens qui signent ces pétitions, ceux que je connais, lorsqu’ils rentrent chez eux après avoir fait la fête, dorment tranquillement et peuvent même dormir la journée si ils le souhaitent.

    Je ne pense pas être extrémiste en demandant juste de pouvoir travailler sereinement la journée et dormir la nuit.

    Habitants de la rue tiquetonne, rue montorgueil et rues alentour, si vous vivez des situations similaires, écrivez moi sur le groupe facebook et nous vous tiendrons au courant de nos démarches, unissons nous, peut être cela nous permettra d’avancer et merci à Emmanuel pour son blog et son courage ( il en faut , car évidemment on passe pour un trouble fête, un rabat joie, pour rester poli )


  23. Gavroche

    J’habite le quartier depuis 6 ans, quasi au dessus du resto « les petits carreaux » et le bruit ne m’a jamais dérangé, mais il est vrai que j’ai des double-vitrages et suis en hauteur. J’avais remarqué comme d’autres habitants que les terrasses s’étaient agrandies il y a 2-3 ans en dépit de la loi, j’ai l’impression que le phénomène s’est plus ou moins calmé depuis.
    Pour moi les problèmes majeurs de Montorgueil, sont l’évolution exponentielle des prix de l’immobilier, les proprios qui ne louent plus qu’aux touristes (je suis locataire) et l’invasion des bars branchouilles (rue St-Sauveur), des chaînes de restauration et surtout des bars à sushis qui n’ont rien de japonais !! Si les gens pouvaient pousser jusqu’à la rue Ste-Anne pour manger de la vraie cuisine japonaise ça m’éviterait qu’un énième bars à sushi ouvre en bas de chez moi… oups trop tard (voir à l’angle des rues Réaumur et Petits Carreaux…).
    Tout ça pour dire que l’évolution du quartier me déçoit beaucoup, un peu plus de mixité sociale serait la bienvenue !! Montorgueil était autrefois un quartier populaire, je conseille d’ailleurs le livre « Tout autour des Halles quand finissait la nuit », qui se passe dans le quartier et parle d’une époque que je n’ai malheureusement pas connu. Les classes populaires sont parties depuis longtemps à part les grands gagnants du loto enfin je veux dire des HLM (mais les chances de gagner sont plus ou moins les mêmes), en ce qui concerne les classes moyennes, j’ai l’impression parfois d’en être le dernier mohican.
    Perso je migre en ce début année dans le 11ème avant qu’il ne se branchouillise à son tour et que les prix des loyers restent « presque abordables » en espérant que le buzz autour du quartier Montorgueil se calme, qu’on arrête d’y faire tous les micro-trottoires des chaînes de TV, que les flash-mobeurs délocalisent dans d’autres coins de Paris, et que les bars branchouilles et autres sushi-bars aseptisés ne tuent pas les derniers petits commerçants indépendants (spéciale dédicace à la quincaillerie !).



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