Les Hors la loi du Quartier Montorgueil, Paris ! Quand lobby rime avec impunité ? (M à j.)
Lettre ouverte à Monsieur Bertrand Delanoë, Maire de Paris
Paris , le 7 octobre 2009,
Monsieur Bertrand Delanoë
Mairie de Paris,
Monsieur le Maire de Paris,
Je me permets de vous adresser cette lettre ouverte qui accompagne un long article détaillé : Les Hors la loi du Quartier Montorgueil, Paris ! Quand lobby rime avec impunité ? publié sur deux blogs : Media, un autre regard et Tele, Première langue hébergé par le site Tetu. Une autre lettre est envoyée à Monsieur le Préfet de Police de Paris.
En effet,
La trentaine, j’aimerai pouvoir dormir un peu plus que 4 ou 5 h par nuit. La forte augmentation de la pollution sonore dans le quartier Montorgueil, depuis le début de l’année, ne permet souvent pas de dormir plus longtemps. Et comme je ne souhaite pas pour l’instant faire mes valises pour Rodez (ville surement très sympathique) je me permets de vous écrire publiquement aujourd’hui.
Paris, ville vivante, vous avez raison. Le Quartier Montorgueil était d’ailleurs jusqu’à peu un exemple parfait de cette ville vivante, accueillant les parisiens, les touristes tout en respectant ses habitants, locataires ou propriétaires du joli décor de ce quartier qui profite aux commerçants.
Sans entrer dans les détails déjà longuement développés dans mon article, je constate, à grand regret, que le quartier s’est en quelques mois métamorphosé en centre commercial à ciel ouvert entièrement dominé par le lobby des restaurants et cafés. Sans ce cacher, ces commerçants ont pris le pouvoir et en public affichent fièrement leur non respect de nombreuses lois : pas de passage pour les passants sur les trottoirs, en particulier le soir, dépassement sans autorisation de leur surface au sol, terrasses fermées non autorisées voire depuis peu privatisation complète du trottoir et bien sûr, sans se préoccuper aucunement du bruit causé aux habitants du quartier.
A cela s’ajoute une circulation aberrante de motos à contresens et à pleine vitesse parfois, de voitures, elles aussi à contre sens depuis quelques semaines. Enfin le quartier est devenu un parking gratuit pour les clients de ces restaurants et tous ceux qui savent qu’il est facile d’y entrer et qu’on a peu de chance de s’y faire verbaliser.
Si la mairie du deuxième arrondissement n’a de cesse de nous expliquer que seule la préfecture de police peut agir, on ne peut pas imaginer que vous êtes dans l’incapacité de prendre en considération les demandes légitimes des habitants.
Pouvez-vous donc nous expliquer à mes lecteurs et à moi-même :
- Pourquoi la mairie de Paris incluant la mairie du deuxième arrondissement dont le maire n’a plus été vu aux conseils de quartier depuis quelques temps, n’a pas réussi à rétablir la situation ?
- Les habitants du quartier sont-ils définitivement abandonnés par le Maire de Paris et victimes collatérales de la création d’un nouveau parc d’attraction pour parisiens et touristes au centre de paris ?
Pour changer cette situation :
- Quelles décisions allez-vous prendre pour faire cesser toutes ces dérives, et ainsi faire que ce quartier redevienne un quartier prospère pour ses commerçants mais aussi agréable à vivre pour ceux qui y passent et ceux qui y vivent?
J’espère très vite, grâce à votre soutien, pouvoir inviter nos amis de Rodez et leur faire découvrir une ville vivante ET respectueuse de ses habitants … Avec d’autres atouts en plus.
Je vous remercie donc de bien vouloir me faire part de vos remarques sur mon article ainsi que de vos réponses et actions à venir.
Je serai d’ailleurs ravi de vous rencontrer le mercredi 21 octobre 2009 à 18h30, Centre sportif Jean Dame rue Leopold Bellan pour le compte rendu de mandat du 2ème arrondissement.
Dans cette attente,
Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes salutations les plus distinguées.
Emmanuel Matt
Pour www.mediaunautreregard.com et Tele, Première langue sur www.tetu.com
Lettre ouverte à Monsieur Le Préfet de Police de Paris
Paris le 7 octobre 2009
Préfecture de Police de Paris,
Monsieur le Préfet de Police,
Je me permets de vous écrire cette lettre ouverte qui accompagne un article Les Hors la loi du Quartier Montorgueil, Paris ! Quand lobby rime avec impunité ? publié sur deux blogs Media, un autre regard et Tele, Première langue hébergé par le site Tetu. Comme indiqué dans l’article, une autre lettre est envoyée à Monsieur le Maire de Paris.
Mon article détaille les motifs d’insatisfaction de nombreux habitants comme moi, rencontrés pour certains aux Conseils du quartier Montorgueil. Je vous invite à en prendre connaissance.
Cependant, pour résumer les faits :
Depuis de très nombreux mois, les restaurant et cafés ont pris de très grandes libertés par rapport à la loi :
- Non respect du passage de 1,60 m sur les trottoirs (du mieux a été constaté à midi)
- Non respect des espaces autorisés pour les terrasses (débordement chaque semaine plus important vers les emplacements laissés par les commerces fermés le soir)
- Nuisances sonores fortes avec aucune volonté manifeste de la plupart des restaurateurs et cafetiers de faire des efforts à partir d’une heure raisonnable, chaque soir.
A cela se rajoutent :
- des traversées en moto du quartier souvent à vitesse élevée et de plus en plus souvent à contre sens. (très souvent aussi devant votre propre poste de la préfecture de police)
- des voitures qui commencent à faire de même
- un quartier devenu parking gratuit le jour et particulièrement le soir, sans risque important de contravention et encore moins d’enlèvement.
Et tout cela, alors que nous vous disposez d’un poste à l’intérieur même du quartier.
Pouvez-vous donc nous aider à comprendre cette situation ?
- Pourquoi ces restaurateurs et cafetiers ont ce sentiment permanent d’impunité ?
- Comment se fait-il que tant de véhicules parviennent à entrer puis à stationner dans ce quartier pourtant très réglementé ?
Les amendes sont-elles dissuasives ? Pouvez-vous nous donner une idée de leurs montants ?
Pouvez-vous enfin nous indiquer quelles actions vous compter prendre pour le quartier retrouve une situation normale, celle où chacun respecte les lois et les règles de respect mutuel :
- Quelle dispositions allez vous prendre pour que les restaurants et cafés respectent à nouveau les règles ?
- Quelle va être votre réponse face à l’installation dans les jours à venir de terrasses fermées, la plupart non autorisées et parfois fumeur alors qu’elles seront totalement fermées ?
- Quelles actions envers les motos et voitures ?
- Quelles actions pour les nuisances sonores puissent enfin diminuer pendant l’ouverture des commerces et pendant le reste de la nuit ?
Je vous remercie, Monsieur le Préfet, de bien vouloir répondre aux lecteurs et à moi-même.
Il est assez incompréhensible que cette situation ait pu durer aussi longtemps. En espérant qu’elle ne restera qu’un mauvais souvenir et que grâce à l’action de tous, commerçants, passants et clients, et habitants pourront à nouveau partager ce quartier.
Je vous prie de croire, Monsieur, en l’expression de mes salutations les plus distinguées.
Emmanuel Matt
Pour www.mediaunautreregard.com et Tele, Première langue sur www.tetu.com
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Monsieur,
Maire depuis 2001 maintenant, je suis aussi un habitant du 2e arrondissement. Je m’y promène, je le parcours, j’y vis. Je crois pouvoir prétendre bien connaître le territoire et mon ambition première est que les gens y vivent bien. Je mets tous les pouvoirs de maire d’arrondissement en œuvre pour y parvenir.
La rue Montorgueil n’a pas toujours fait l’objet de telles crispations. Il fut un temps, pas si lointain, où les différents usages cohabitaient dans une certaine harmonie, et tout du moins du respect me semble-t-il. La situation s’est dégradée, il y a plusieurs mois maintenant, mais à une vitesse effrayante. Certains commerçants se sont mis à faire fi de leurs autorisations de terrasse et à envahir l’espace public, ce qui génère plusieurs problèmes préoccupants :
- Le manque de place pour un cheminement sécurisé et agréable pour les piétons. De nombreux riverains se plaignent de ne plus pouvoir circuler sur les trottoirs. Les personnes âgées, les personnes porteuses de handicap, les parents avec poussette sont contraints de descendre sur la chaussée, où la circulation existe puisque nous sommes dans une zone à circulation réglementée.
- Le non respect de la réglementation en vigueur concernant l’occupation de l’espace public avec parfois des détériorations du mobilier urbain ;
- L’iniquité entre les commerçants qui appliquent les règles et ceux qui étendent impunément leur terrasse, peu soucieux du respect des règles collectives ; en effet, les commerçants vertueux qui respectent leur autorisation de terrasse sont les plus nombreux, bien que moins visibles.
- Les nuisances sonores, en particulier nocturnes, pour les riverains de la rue Montorgueil, qui sont inadmissibles.
Nous avons d’abord discuté avec ces commerçants qui abusent ostensiblement. Pas ou peu de réactions. J’ai alors décidé, en avril dernier, de matérialiser l’espace dévolu aux terrasses en marquant au sol les surfaces autorisées. Ces limites correspondent, ni plus ni moins, aux autorisations accordées par la Ville. Aucun commerçant n’a vu son autorisation remise en cause.
Bien entendu, il n’a jamais été question de remettre en cause l’existence de terrasses qui contribuent au charme et à l’animation de nos rues. Pour sauver le quartier Montorgueil de la banalisation, je pense qu’il faut à la fois lui conserver son caractère d’exception et permettre à tous les usagers, en particulier les plus fragiles, de pouvoir s’y déplacer sereinement et en toute sécurité.
Il est vrai que je n’ai pas assisté aux deus derniers Conseils de Quartier Montorgueil Saint-Denis mais j’ai un emploi du temps contraint (je prends enfin le temps de vous répondre…) et j’ai surtout des adjoints, Messieurs Des Gayets et Maurel notamment, qui, de part leur fonction, me représente et qui étaient présents. Par contre, j’ai personnellement présidé la réunion en mars où nous informions en amont les commerçants de ce marquage. Et malgré leur colère, malgré parfois leurs menaces, malgré leurs pancartes, je n’ai, à aucun moment, cédé. Par contre, je les ai écouté et amorcé une concertation devant aboutir à une « Charte du bon usage de la rue Montorgueil ». Nous en sommes à la 5e réunion à ce jour et je ne vous cacherai pas que le dialogue est difficile.
Après les paroles, après le marquage, et devant une inertie parfois provocante de certains commerçants, j’ai demandé aux services verbalisateurs de mettre en place des opérations coordonnées de verbalisations (Direction de la Prévention et de la Protection de la Ville de Paris, Direction de l’Urbanisme, Préfecture de Police). Nous n’avons à aucun moment relâché la pression. Début octobre, je recevais encore Monsieur le Commissaire du 2e et les responsables de ces directions à ce sujet. Les verbalisations continuent et l’attention sur ce sujet est constante, soyez-en assuré.
Monsieur, j’apprécie votre engagement et vous soutiens dans votre combat, mais il est faux, vous l’aurez compris je l’espère, de m’accuser de ne pas « prendre en considération les demandes légitimes des habitants » et de sous-entendre que je me défile en ne venant pas aux Conseils de Quartier (si c’était le cas, je me défilerai d’autant plus face aux commerçants…). Encore une fois, avec les pouvoirs qui sont les miens, je me bats – car il s’agit bien d’un combat – pour que la rue Montorgueil soit partagée justement et respectueusement par tous.
Monsieur le Maire,
Merci pour votre réponse très détaillée et complète.
Je vous propose d’ailleurs dans les prochains jours de donner la parole à Messieurs Des Gayets et Maurel pour qu’ils nous expliquent leurs objectifs et leurs propositions.
Suite à la réponse de Mr Boutault. Effectivement, il y a quelques progrès dans le quartier. Après un été épouvantable, les commerçants ont fait quelques efforts ces derniers temps. A part un bar, Rue Mandar, les tables sont moins sur les trottoirs et plus du tout sur la chaussée. Cependant, certains établissements continuent a organiser des soirées festives toutes portes et fenêtres ouvertes au son des tambourins et des fifres comme encore samedi dernier.
Je redis ma réserve quant à la signature de chartes locales qui ne font qu’entériner un rapport de force établit par la force. Il y a suffisamment de textes de lois pour arriver à trouver un accord. J’insiste aussi sur l’importance de la volonté politique de la part de la Mairie de Paris de réguler sur l’ensemble de la capitale, le partage équitable de l’espace public. Seuls la mairie, les conseils de quartiers et les habitants du 2nd ne parviendront pas à établir un respect des lois si dans d’autres quartiers l’occupation de l’espace public n’est pas également régulé.
Marie-Ange Schiltz
Depuis quatre ans maintenant, j’ai la chance de vivre à Montorgueil et malgré toutes mes mésaventures, je continue de dire la chance, car j’adore le quartier et je veux croire que je vais encore tenir le coup pour pouvoir y rester.
Dés mon arrivée, j’ai cependant déchanté par rapport à l’idée que je me faisais de mon appartement et de mon nouveau quartier.
La première nuit, au moment du coucher, une musique extrêmement forte provenant du restaurant d’en bas m’a complètement scotché. J’avais l’impression que la musique était dans la pièce, même avec des boules quies, les basses étaient audibles.
Oui certes j’avais remarqué ce petit restaurant en dessous lors de mes visites ( petit restaurant de vingt tables ) et je me suis dit, bon ok il y aura un peu de bruit mais dés une heure ce sera fini et puis ce n ‘est ni un bar ni un club.
Quelle grave erreur, si si c’est bien un bar, les patrons faisant régulièrement la fête avec leurs amis à l’interieur et même souvent un club puisqu’ils n’ont jamais hésité à dépasser le cadre réglementaire des deux heures ( on a souvent vu le restaurant encore ouvert , lumières éteintes mais les patrons encore dedans avec musique jusqu’à 4 ou 5 heures )
Nous on habite au premier et inutile de vous dire qu’ils n’ont fait aucuns travaux d’isolation phonique ou étude d’impact comme la loi les y oblige.
Au départ nous avons été très cordiaux, on est allé les voir pour leur expliquer, leur demandant aussi de patiner les tables et chaises ( en bois qui crissent sur le carrelage du matin au nettoyage, et jusqu’à 6/7 fois par jour et le soir tard, même le dimanche matin à 8 heures nous étions reveillés par ces crissements stridents )
On a été tellement bêtes qu’on a essayé de sympathiser en allant manger chez eux et en se présentant, puis pauvres imbéciles que nous sommes on a même acheter des patins pour meubles qu’on leur a offert en s’excusant presque de ne pouvoir pas dormir.
Inutile de dire que nous avons été bien reçus. Tout d’abord ça a été « La rue tiquetonne c’est comme ça, fallait pas venir si vous êtes pas contents et de toute façon la police est dans notre poche » En 2006 et 2007 nous avons appelés plus de cinquante fois la police, ils ne se sont jamais déplacés.
On a appris après que nos prédécesseurs avaient quitté l’appartement très vite et on ne comprenait pas pourquoi, car on a la chance d’avoir presque un appartement paradisiaque. On a vite compris.
Et nous n’en étions qu’à l’hiver ( nous sommes arrivés en décembre 2006 ) . Quand l’époque des terrasses est arrivé, on a compris notre douleur. Débordements des tables intempestifs nous empêchant même parfois de rentrer chez nous, tables posées en face devant les commerçants fermés, et même parfois une table sortie l’apres midi pour inviter tous ses potes à boire une bouteille de vin devant le restaurant ( Je travaille à domicile alors je ne vous raconte pas la joie d’avoir des hurlements non stop l’après midi puis le soir )
Nous n’avons pas emmenagé au dessus d’un restaurant, mais dans un village qui appartient à ces gens. Ils ne respectent rien dans l’établissement, occupe à loisir la rue toute la journée ( aire de jeux pour leurs enfants qui jouent au foot, trottinette, réunions avec les copains jusqu’à très tard…)
Reunions aussi journalières avec tous les amis dans la rue qui n’est bruyante à ces endroits qu’à cause d’eux, les clients étant finalement beaucoup plus respectueux.
Concernant les enfants, ils sont en situation assez dangeureuse, vu qu’ils sont plutôt petits et qu ils jouent seuls sur cette rue dite « piétonne » mais où circulent de plus en plus de motos à toute vitesse.
Nous avons envoyé des courriers au syndic, rien. Nous avons écrit finalement à la brigade anti bruit après deux ans de supplices qui, on la remercie, a été très rapide à nous répondre et à venir constater le bruit. Manque de bol, c était en été et il n’y avait que les terrasses et du bruit dehors et ils nous ont dit « Pour l’exterieur, on ne peut rien faire ». Ils ont remarqué cependant une soufflerie du restaurant très forte sur notre cour qui dépassait la limite de bruit autorisé. On l’avait presque oubliée tellement le reste est vraiment pire.
Finalement, un document a été établi par la préfecture de police pour obliger le restaurant à faire des travaux d’isolation phonique. On a vu alors de net progrès, beaucoup moins de musique, de vrais efforts de fait. Evidemment cela n’a duré qu’un temps et les travaux, un an après, n’ont toujours pas été fait.
Désormais quand il y a trop de bruit, à minuit ou une heure du matin, on les appelle et ils baissent. C’est gentil mais lorsqu’on est reveillé, c’est trop tard.
Quand on regarde la télé, on doit parfois la regarder au casque car sinon on entend parfois plus la musique que la télé et avec le temps j ai developpé des comportements de vie nocifs pour pallier à tout ça, recours aux somnifères, tendance à boire beaucoup plus pour se calmer, travailler très très tard pour ne pas affronter le repos du soir impossible.
Eux ils habitent de l’autre coté de la rue, juste en face de chez nous mais quelques étages plus haut, donc ils n’entendent rien et surtout lorsqu’ils se couchent, ils ne sont plus en bas à faire la foire. Et la journée si la femme cherche son mari, elle hurle en bas devant le restaurant son prénom jusqu’à ce qu’il apparaisse à la fenetre. Je dis la journée mais la nuit pourquoi pas non plus. Sans parler de l’été où les enfants sont reveillés parfois jusqu’à très tard et avec qui on joue au foot dans la rue vers minuit ( si si c’est arrivé )
Il y a donc aussi le niveau des voix, car ils passent leur temps à parler très très fort, jour et nuit, dehors ou dans le restaurant ( on est régulièrement révéillés non pas par la musique mais par les cris dans le restaurant la nuit, lorsqu ils se mettent à chanter ou se disputent )
Tout ça mis bout à bout, tout ça arrivant tous les jours depuis quatre ans fait que je vis désormais une vie impossible, que je suis psychologiquement épuisé et que j’ai accumulé une grande fatigue.
Il va donc falloir recommencer des démarches , déposer plainte et à l’avance j’en suis déjà fatigué car j’ai peu d’espoir. Mais je ne souhaite pas me laisser faire. Je paye un loyer extrêmement cher et j’aime mon quartier.
Je ne souhaite pas vivre dans le calme absolu, les passants de montorgueil ne me derangent pas, ni meme les clients des terrasses bizarrement, juste dérangé par l’attitude méprisante de ces restaurateurs qui ne respectent aucune règle et se fichent totalement de nous, alors que finalement nous sommes, même encore maintenant assez sympas pour leur téléphoner quand il y a trop de bruit.
J’aimerais qu ils vivent ce que l’on vit juste une semaine.
J’ai vu circuler ces pétitions des gens de la nuit et le pire c’est que j’ai travaillé et que j’évolue encore parfois dans la nuit mais ces gens qui signent ces pétitions, ceux que je connais, lorsqu’ils rentrent chez eux après avoir fait la fête, dorment tranquillement et peuvent même dormir la journée si ils le souhaitent.
Je ne pense pas être extrémiste en demandant juste de pouvoir travailler sereinement la journée et dormir la nuit.
Habitants de la rue tiquetonne, rue montorgueil et rues alentour, si vous vivez des situations similaires, écrivez moi sur le groupe facebook et nous vous tiendrons au courant de nos démarches, unissons nous, peut être cela nous permettra d’avancer et merci à Emmanuel pour son blog et son courage ( il en faut , car évidemment on passe pour un trouble fête, un rabat joie, pour rester poli )
Merci pour ce commentaire très détaillé et précis. Courage,
Fuyons!Ou plutôt non, ne fuyons surtout pas!
et vous vous amusez des fois dans la vie?
Souvent mais en me préoccupant effectivement plus aujourd’hui du bruit que je peux faire quand je sors d’un restaurant, d’une boite ou rentre un peu tard chez moi.
Je sais, pour beaucoup à Paris, cela fait de moi un original!
Si ça c Paris!
J’habite le quartier depuis 6 ans, quasi au dessus du resto « les petits carreaux » et le bruit ne m’a jamais dérangé, mais il est vrai que j’ai des double-vitrages et suis en hauteur. J’avais remarqué comme d’autres habitants que les terrasses s’étaient agrandies il y a 2-3 ans en dépit de la loi, j’ai l’impression que le phénomène s’est plus ou moins calmé depuis.
Pour moi les problèmes majeurs de Montorgueil, sont l’évolution exponentielle des prix de l’immobilier, les proprios qui ne louent plus qu’aux touristes (je suis locataire) et l’invasion des bars branchouilles (rue St-Sauveur), des chaînes de restauration et surtout des bars à sushis qui n’ont rien de japonais !! Si les gens pouvaient pousser jusqu’à la rue Ste-Anne pour manger de la vraie cuisine japonaise ça m’éviterait qu’un énième bars à sushi ouvre en bas de chez moi… oups trop tard (voir à l’angle des rues Réaumur et Petits Carreaux…).
Tout ça pour dire que l’évolution du quartier me déçoit beaucoup, un peu plus de mixité sociale serait la bienvenue !! Montorgueil était autrefois un quartier populaire, je conseille d’ailleurs le livre « Tout autour des Halles quand finissait la nuit », qui se passe dans le quartier et parle d’une époque que je n’ai malheureusement pas connu. Les classes populaires sont parties depuis longtemps à part les grands gagnants du loto enfin je veux dire des HLM (mais les chances de gagner sont plus ou moins les mêmes), en ce qui concerne les classes moyennes, j’ai l’impression parfois d’en être le dernier mohican.
Perso je migre en ce début année dans le 11ème avant qu’il ne se branchouillise à son tour et que les prix des loyers restent « presque abordables » en espérant que le buzz autour du quartier Montorgueil se calme, qu’on arrête d’y faire tous les micro-trottoires des chaînes de TV, que les flash-mobeurs délocalisent dans d’autres coins de Paris, et que les bars branchouilles et autres sushi-bars aseptisés ne tuent pas les derniers petits commerçants indépendants (spéciale dédicace à la quincaillerie !).