Point de vue

24 janvier 2010

Des associations de riverains excédées créent le « Réseau Vivre Paris ». Le cas du quartier Montorgueil n’est pas unique

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Ceci reste encore de la fiction! (cliquez pour agrandire les photos)

La première fois que je vous ai parlé du Quartier Montorgueil (lien) , de ses « hors la loi » locaux (nombreux restaurateurs et cafetiers), je pensais que la situation ne serait que provisoire, que nous allions très vite pouvoir à nouveau dormir un peu plus, que les restaurateurs allaient tout simplement respecter les lois et que tout le monde allait à nouveau pouvoir profiter du quartier.
Il n’en est rien. Les restaurateurs et cafetiers ont pris le pouvoir. Riverains, payez le loyer du décor et circulez !

Je pensais aussi que cette situation n’était que locale, due à des quelques businessmen très bien organisés et influents. Je me suis aussi trompé comme le montre la création cette semaine de ce réseau d’associations de riverains parisiennes « le Réseau Vivre Paris »

Le problème des nuisances sonores n’est d’ailleurs pas que parisien comme le montre la conférence/débat de l’Association Nationale de Défense des Victimes de Trouble de Voisinage organisée samedi 30 janvier prochain à Paris.

10 associations de riverains créent un Réseau pour mieux se faire entendre.

Je peux facilement les comprendre.

Dans mon article de la semaine dernière, (lien) puis par mail j’ai interpellé différents responsables.
– Monsieur Jean-François Legaret, maire du 1er arrondissement : Aucune réponse
– Monsieur Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement : Aucune réponse
– Madame Lyne Cohen Solal, Adjointe au Maire de Paris Chargée du Commerce, de l’Artisanat des Professions Indépendantes et des Métiers d’Art : Aucune réponse
Services de l’Office du tourisme : Lors de mon appel, m’a été confirmé l’agacement de la Mairie de Paris en voyant que de la Chambre Syndicale des Cabaret artistiques et des discothèques n’avait toujours pas modifié leur site Parisnightlife (pourtant subventionné à hauteur de 80 000 € par la Mairie) et rajouté enfin des informations concernant le respect des riverains.
Ministère de la Santé : Concernant les terrasses fumeurs qui pullulent à Paris et dont j’ai eu confirmation qu’elles n’étaient aucunement verbalisées (dans le quartier Montorgueil tout au moins), le service presse m’a finalement renvoyé vers le Ministère de l’Intérieur, seul « compétent en matière de répression des fraudes »
Ministère de l’Intérieur : Suite à mon mail, le service presse pensait pouvoir me répondre avant vendredi dernier. On m’a cependant prévu jeudi que ;de par la nature de mon mail et de mes questions, la réponse était traitée directement au niveau du cabinet du Ministre.
Inch’Allah j’aurai la réponse cette semaine comme on dirait en Auvergnat !

Et j’allais oublier le Préfet de Police de Paris qui ne m’a toujours pas répondu 3 mois après ma lettre ouverte!

Et pendant ce temps et bien les restaurateurs s’enrichissent tous les jours ! … Et pourquoi pas d’ailleurs… s’ils respectaient leurs voisins!

Alors oui, je comprends la réaction de ces 10 premières associations qui se regroupent pour agir et j’espère que leur action sera couronnée de succès en particulier pour le règlement des nuisances sonores. Vous trouverez dans quelques lignes leur communiqué officiel et leurs coordonnées.

En attendant, de mon coté, je vais relancer tous ces élus et responsables! On peut ne pas être du même avis mais j’aimerais tout de même avoir des réponses! Le monde est injuste? C’est vrai… Mais pourquoi une tolérance pour certains et une tolérance 100% pour d’autres

Je lance d’ailleurs un appel aux journalistes d’investigation :
A quand une véritable enquête sur le poids du lobby de la restauration sur les hommes politiques quelque soit leur bord. Les élections régionales approchent…

Concernant les nuisances sonores, je vous invite à assister comme moi à la conférence débat samedi prochain,
le 30 janvier 2010 de 14h30 à 17h00 -Salle Jean DAME – 17, Rue Léopold Bellan – Paris 2ème – Métro sentier
(au cœur du Quartier Montorgueil)

BRUIT DE VOISINAGE & SANTÉ PUBLIQUE : Quelles solutions ?

organisé par l’ADVTV

(Association National de Défense des Victimes de Troubles de Voisinage) – lutte contre le bruit

Les méfaits du bruit sur la santé
Témoignages : Mme A. LAHAYE, Mme E. BADO & M. C.  BOYE, Psychothérapeute, Stratégie ICMC Paris
M. le Dr Ph. RITTER, Président de l’Association Nationale des Médecins-Directeurs des Services Communaux d’Hygiène et de Santé (ANMDSCHS)

Les solutions
1) Techniques :
– Mme LAHAYE, ADVTV
– M. le Dr Ph. RITTER, Président de l’Association Nationale des Médecins-Directeurs des Services Communaux d’Hygiène et de Santé (ANMDSCHS)
2) Amiables : ADVTV
3) Forces de l’Ordre : M. le Brigadier-Major Ph. MAUFROID
et Mme A-L MARCK, Direction de Proximité de l’Agglomération de Paris
4) Justice : Me BOCCARA, Avocat du barreau de Paris

Clôture : M. le Député Eric DIARD, Président du Conseil National du Bruit,  représenté par le Dr Ph. RITTER, membre du Conseil National du Bruit
organisé par l’ADVTV (Association National de Défense des Victimes de Troubles de Voisinage – lutte contre le bruit

Lien Media un autre regard – ADVTV

Communiqué officiel Réseau Vivre Paris

En réponse à l’extension incontrôlée des terrasses de café
et à la campagne de presse lancée par des professionnels de la nuit,

10 associations d’habitants créent
le réseau « Vivre Paris ! »

Paris, ville endormie ? Alors pourquoi tant de riverains se plaignent-ils de difficultés à dormir du fait de l’augmentation des nuisances sonores nocturnes ? Difficultés du business de la nuit et de la restauration ? Comment, dès lors, expliquer la multiplication dans de nombreux quartiers des restaurants, bars, lieux nocturnes, étendant toujours plus leurs terrasses ouvertes ou fermées ?

L’une des capitales européennes les plus denses

2 203 817 Personnes vivent à Paris intra muros (source INSEE). Contrairement à d’autres villes européennes, Paris est une ville très dense avec 240 habitants à l’hectare en moyenne (hors bois, source APUR*), juste derrière Le Caire et Manhattan. Les secteurs les plus courus de la capitale, notamment le centre historique, sont bien au-dessus de cette moyenne, avec parfois jusqu’à 450 hab/ha (Source APUR*). Le fait que la ville soit densément habitée et que sa vie diurne ne se résume pas aux activités commerciales et de bureau, mais comprenne aussi les allées et venues de populations de tous âges, depuis les plus jeunes jusqu’aux plus âgés, avec les cultures et les styles de vie les plus divers, est un très grand atout pour Paris : faut-il y renoncer ? (* APUR : Atelier Parisien d’Urbanisme)

Paris n’est pas menacée de désaffection

Certains ont écrit ici ou là que Paris était menacée de « s’endormir ». Mais avec 29 millions de touristes par an, notre capitale est solidement installée en tête des villes les plus visitées au monde. On peut en souhaiter encore plus, mais faire de la désaffection de Paris un argument pour alléger ou supprimer les règles du partage de l’espace public relève d’une rhétorique douteuse.

Difficile d’y dormir la nuit

Les Parisiens participent pleinement à l’activé et à l’essor du secteur de la restauration et de la nuit. Mais parmi eux, il y a des gens qui doivent se lever tôt pour travailler, des enfants qui ont absolument besoin de 8 à 9 heures de sommeil par nuit, des personnes âgées, malades, fragiles. Leur reconnaît-on la liberté de dormir la nuit, ou cette liberté dépend-elle du bon vouloir des commerces environnants ?

Difficile d’y circuler le jour

Non seulement dormir devient impossible dans certains quartiers, mais circuler en tant que piéton relève du tour de force. Les trottoirs et voies piétonnes sont de plus en plus encombrés par des terrasses fermées, des terrasses ouvertes, des contre-terrasses, qui accueillent leurs clients jour et nuit, hiver comme été, servent souvent de fumoirs parfaitement illégaux et gaspillent de l’énergie et du CO2 en chauffant les rues. Des panneaux et chevalets divers sont placés au milieu du passage pour mieux attirer le chaland, et certains établissements n’hésitent pas à vendre leurs produits et parfois même à les cuisiner directement dans la rue.

Les règles concernant la circulation des personnes à mobilité réduite ont été améliorées, mais elles sont de plus en plus bafouées en pratique, en dépit du fait que Paris, parce qu’elle reste une ville habitée, accueille tout le panel des personnes concernées : personnes âgées, femmes enceintes, personnes avec des chariots à provisions, des poussettes, des bagages, personnes accompagnées de jeunes enfants…

Cohabiter dans le respect de la loi

Le mode de vie de dizaines de milliers de riverains doit-il être assujetti aux intérêts d’une partie des commerçants ? Peut-on imposer aux habitants des quartiers animés de devoir choisir entre subir les nuisances ou déménager ? Les commerçants savent se souvenir qu’ils ont des voisins copropriétaires quand il s’agit de payer l’entretien de ces étages situés au-dessus de leurs commerces, de ce joli décor qui attire leur clientèle, ou quand ils mettent en valeur le fait que leur commerce se trouve dans un quartier vivant et habité. Pourquoi, s’agissant des conditions d’exercice de leur activité, certains d’entre eux (pas tous, heureusement !) pourraient-ils ignorer qu’il existe des contraintes liées à la vie en communauté ?

La recherche du profit ou l’envie de faire la fête sont parfaitement légitimes, mais nous sommes choqués par l’idée que certains quartiers ou certaines rues devraient être entièrement dédiés à ces activités. Peut-être pourrait-on l’envisager s’il était possible de créer ex nihilo des quartiers non habités et consacrés à la fête ou au commerce à Paris, mais la réalité parisienne n’est pas celle-là. Nous devons donc faire en sorte que commerces de proximité, restauration, lieux de vie nocturne, riverains, piétons,  cohabitent de façon harmonieuse, chacun respectant la loi commune.

Le réseau « Vivre Paris ! »

En janvier 2010, dix associations, certaines parisiennes, d’autres nationales, ont décidé de se constituer en réseau, afin :
–    de rappeler que personne ne peut exercer une activité, fût-elle créatrice de richesse, en bafouant les droits et la liberté d’autrui,
–    d’agir pour défendre les droits des habitants de Paris à dormir la nuit et à circuler sans entrave sur l’espace public le jour,
–    d’informer les Parisiens sur leurs droits et leurs obligations en matière d’utilisation de l’espace public et de nuisances nocturnes,
–    de demander à participer aux « Etats-Généraux de la nuit » qui ont été annoncés par le Président du Groupe communiste du Conseil de Paris, Ian Brossat,
–    de demander à participer à la révision du règlement des terrasses annoncée par l’adjointe du Maire de Paris en charge du commerce, Lyne Cohen-Solal.

Voici la liste de ces 10 associations :

–    Association Vivre aux Halles, Montorgueil, Saint-Eustache, Montmartre (1er)
–    Association Accomplir (1er et 2ème) – (lien)
–    Vivre le Marais ! (3ème et 4ème) – (lien)
–    Association Aubriot-Guillemite (4ème)
–    Association Descartes-Mouffetard (5ème)
–    Quartier Latin Passionnément (5ème-6ème) – (lien)
–    SOS Bruit Paris 6ème
–    Les riverains de la Butte aux Cailles (13ème) – (lien)
–    ADVTV (Association de défense des victimes de troubles de voisinage) – (lien)
–    Les Droits du Piéton – (lien)

Pour contacter le réseau Vivre Paris : contact@vivre-paris.fr

Pourquoi il faut agir !

Voilà, ci-dessous, le type de réflexions, de remarques que le Réseau « Vivre Paris ! » peut entendre régulièrement. Chacune de nos associations connaît de nombreux cas de personnes, de familles dont la vie est devenue difficile voire impossible dans certains quartiers de  Paris. Nos adhérents pourront vous apporter leurs témoignages si vous le souhaitez.

« On a l’impression que les restaurants et boîtes ont pris le pouvoir à Paris. De toute façon, ce n’est pas possible de discuter avec eux, on se fait insulter à chaque fois. ‘T’es de la police ?’ Voilà ce qu’ils me répondent. »

« Ils ont commencé par prendre un peu plus de place puis à bâcher leur terrasse et ont laissé fumer, mais jamais ils n’ont voulu faire des efforts pour sensibiliser leur clientèle au bruit. »

« Quand le restaurant ferme enfin, ce sont les gens qui rentrent chez eux, éméchés ou pas. Ils crient, renversent une poubelle, chantent une chanson. Ils s’amusent. Moi aussi j’aime m’amuser, mais est-ce qu’ils se rendent compte qu’il y a des gens comme eux toutes les 10 minutes devant chez moi. Je ne dors plus. »

« ‘Oh ! Mais on s’en fout des riverains, ce ne sont pas eux nos clients’, m’a dit un jour un restaurateur. »

« Ils me disent que je n’ai qu’à déménager : et le prochain locataire, il dira quoi au bout de six mois à les supporter ? Non, je vais me battre pour avoir le droit de vivre à Paris. Paris doit-il se vider de ses habitants ou ne plus être habité que par des touristes qui n’y passent que pour venir s’amuser ? »

« Sous prétexte que la zone est plus ou moins piétonne, les terrasses et les chevalets occupent toute la largeur du trottoir. Mais il y a toujours des voitures qui passent de temps en temps, et surtout des scooters. Pour les personnes âgées, ce n’est pas rassurant de marcher sur la chaussée. »

« Je ne passe plus rue Montorgueil car avec mon gamin qui court partout et l’obligation de descendre tout le temps du trottoir pour marcher sur la rue, je ne suis pas rassurée ».

« Dans la moindre petite rue, même toute étroite, vous avez des terrasses qui s’installent, jour et nuit. Le soir, ça résonne, surtout quand les gens se mettent à chanter, à rire, à crier. »

« Ça rime à quoi, des terrasses en hiver, bâchées de plastique et chauffées ? C’est juste une extension quasi gratuite de la surface commerciale sur l’espace public. »

Fin du communiqué de presse.

Les autres articles de la Page Quartier Montorgueil- Paris






17 commentaires


  1. C’est bien le problème de la cohabitation. Les habitants demande quelques chose de simple : la tranquillité. Les commerçants en veulent toujours plus. J’ai toujours dit au bar en dessous de chez moi qu’il pouvait faire ce qu’il voulait tant qu’il ne nous dérangeait pas. en s’installant il était poli et au fil du temps, il fait de plus en plus de bruit et n’écoute même plus. C’est plainte de police à chaque fois, je ne peux plus discuter avec lui. Et les flics ne peuvent pas faire grand chose, j’ai même discuter avec le Maire du 2eme arrondissement, il dit faire ce qu’il peut. Le problème, c’est que plus on laisse les restaurateurs tranquilles, plus ils abusent. Je ne sais pas si tu es au courant de la pétition des gens de la nuit qui eux réclament le droit de faire plus de bruit. En fait, non, ils veulent pouvoir faire la fête comme dans d’autre capitales, Paris est trop petit pour avoir des espaces cloisonnes efficace. Du coup il disent que la fête à Paris est morte. Comme quoi, personne ne voit la même chose. C’est facile d’habiter en banlieue et de vouloir faire la fête à Paris. Je n’ai aucune vision cohérente de l’avenir. Paris, une ville pleine de resto, bar et bureau, sans habitants ? C’est possible.


    • Le bruit n’est pas dû uniquement à des personnes qui viendraient des alentours de Paris.

      La plupart des clients Montorgueil ravis de pouvoir faire du bruit, fumer dans une terrasse fermée avec le soutien des restaurateurs et cafetiers habitent souvent un autre arrondissement voire à quelques centaines de ces quartiers qui leur servent de défouloir, de lieu de divertissement.


  2. Oui, c’est vrai, enfin, ils viennent de quartier calme. Mais tu le soulignes bien, les restaurateur ne disent rien à leurs clients un peu bruyants. Le patron d’un bar m’a déjà dit : Je ne peux rien faire, ils sont dans la rue. Pourtant ils avaient un verre à la main, provenant de son établissement. C’est une question de respect. Et ça se perd…


  3. philip-emmanuel

    Nous avons créé il y a quelques mois l’asso SOSMOINSDEBRUITETSVPPLUSDERESPECT succédant à d’autres associations anti-bruit dans le 9e car il y a maintenant en plus des nuisances sonores, de l’irrespect une prise de territoire par des bandes de jeunes clients de sanwicheries et de bars chicha contre laquelle n’agit pas la mairie se défaussant sur la préfecture
    Un réglement de comptes de traffiquants de drogue rue PIERRE FONTAINE en décembre a déclenché une riposte policiére mais de courte durée , d’ou la création d’un blog et d’une seconde pétition , cette fois électronique pour toucher d’autres comités ou associations de lutte contre la chienlit parisienne créee par des lobbys
    j’espére que vous aurez l’occasion d’aller sur notre blog et que vous nous contacterez éventuellement


    • Philippe Emmanuel,

      J’ai bien noté votre commentaire et je conseille aux lecteurs de jeter un oeil sur votre blog (en cliquant) sur votre nom.

      Ce soir, quartier Montorgueil, comme tous les soirs, toutes les terrasses sont fermées et fumeurs. La Grappe d’orgueil accueille des clients particulièrement bruyants et nombreux qui consomment dehors totalement hors des limites de la terrasse du café et debout, ce qui est encore interdit. La rue des petits carreaux est remplie de voitures qui n’ont pas l’autorisation de s’y garer… et la police ne fait rien.

      J’ai pourtant tenter d’appeler le commissariat 2 fois ce soir car je dois me lever particulièrement tôt. Lors du premier appel, la personne n’a même pas pris le temps de noter mon adresse, le nom de l’établissement en cause. Le second a été plus à l’écoute mais incapable de répondre positivement à ma demande car les 2 véhicules de la BAC sont débordés.

      Enfin depuis lundi, je constate que le ramassage des ordures ne se fait plus avant 23h… Les restaurateurs semblent avoir encore eu gain de cause à ce sujet. leurs clients ne sont plus dérangés à 20h. par contre nous tous riverains devront maintenant attendre 23h pour ranger nos poubelles. Poubelles qui ne seront donc plus rentrées avant le matin et qui serviront donc de jeu pendant toute la nuit aux passants éméchés qui viennent chaqun leur tour se dégriser pendant la nuit.

      Un agent ASP plus motivé que les autres et qui verbalisait de façon impartiale des voitures stationnées illégalement semble avoir des soucis suite à des pressions des restaurateurs auprès du commissariat du 2ème ardt.

      Je n’ai plus aucune réponse à mes mails envoyés au commissariat.

      Les restaurants ont entamé, avec les marges folles qu’ils se font dans le quartier, une action en justice congre la mairie pour obtenir la pleine propriété des trottoirs.

      Quand j’ai rappelé le service de presse du Ministère de l’intérieur concernant les terrasses fumeur on m’a répondu que c’était politique et que le dossier était donc parti au Cabinet du Ministre.

      L’application de la loi dans les restaurants et cafetiers n’est plus du domaine de la loi, de la justice mais du domaine politique. Quelqu’un en doutait encore?

      Que fait la Police? Rien ou pas grand chose… Que font les journalistes? pas grand chose non plus! Ils préfèrent continuer à être très bien accueillis par les restaurateurs ravis que l’on parle d’eux


  4. labérant-bonsens

    Voici peu la capitale française a été élue ville la plus ennuyeuse de toute l’Europe. Je reste toujours étonné quand mes plus jeunes collègues me vantent les mérites de Berlin. Songer que la capitale de la Prusse orientale, région fort peu connue pour ses frasques, est devenue un lieux où il fait bon vivre est sidérant.

    Voici peu, j’ai aussi appris que les maires des 1er et 4 ème arrondissements ont organisé une réunion à la demande des habitants qui se plaignaient du bruit. Paris est donc peuplé de crétins qui ont osé acheter ou louer aux Halles pour ensuite se plaindre des nuisances sonores. Ce sont sans doute les mêmes qui voudront bénéficier d’une couverture GSM dans toute la France tout en luttant contre l’implantation des antennes relais.

    Je suis toujours étonné par ces personnes. Quand on aime le calme, on ne quitte pas sa province ou alors on s’installe dans une banlieue dortoir, ce n’est pas ça qui manque, mais on ne vient pas à Paris et surtout pas dans les rares quartiers réputés vivants.


    • L’un des « crétins » ou prétendu tel ne pense pas nécessaire de vous répondre.


    • Michael

      Monsieur LABERANT BONSENS,

      Je pense que vous « confondez blancs bonnets et bonnets blancs » …
      Vivre à paris est une obligation pour beaucoup de gens pour une simple et bonne raison : Tout le travail est regroupé à PARIS !!!
      Par ailleurs cela coûte moins cher de vivre à Paris pour les transports.
      Et enfin, j’adore sortir avec mes amis, prendre un verre, aller en discothèque, mais mes parents m’ont éduqué et m’ont appris à ne pas déranger les autres et également à respecter un des principes fondateurs de la Constitution Française : Votre liberté s’arrête là où commence celle des autres !

      Monsieur, je vous informe que dans d’autre spays cette interdiction de fumer dans les bars est en vigueur depuis très longtemps et que le sgens ne font pas de bruit à l’extérieur, pourquoi ? Car, ils ont mis des fumoirs pour ne pas déranger, les bars sont insonorisés, et les clients sont éduqués.

      Je suis parisiens depuis ma naissance (28 ans) et je compte le rester, j’aime ma ville, j’aime y sortir mais je souhaite que l’on me respecte comme je respecte autrui !

      J’espère vous avoir fait comprendre combien cette situation est aberrante.

      Cordialement.

      Michael


  5. philip-emmanuel

    BONJOUR EMMANUEL MATT
    je suis désolé de ne pas vous avoir recontacté plus tot , non que les inconvénients , désagrements ,et nuisances diverses et variées aient disparu , bien au contraire puisque certaines s’ y sont ajoutées ou en remplaçent d’autres
    quelques éléments nouveaux cette semaine mais vous récrirai plus longuement
    1) conseil de quartier ce jeudi soir avec l’un des 2 commissaires de police du 9éme , ça va chauffer pour son matricule à partir de 19h15 car ce fonctionnaire de police est trés auto satisfait alors que la situation s’est dégradée
    2)hier mercredi , il y a eu comme vous devez le savoir probablement une réunion entre les différents interlocuteurs à l’HOTEL DE VILLE DE PARIS ; avez vous eu des échos
    3)merci d’indiquer notre blog et allons faire de méme : solidarité et unité
    4) nous avons un projet de RADIO PIRATE pour faire le boulot de la presse qui ne le fait pas
    5)nous sommes rattachés à une MAISON DES ASSOCIATIONS ET DES FONDATIONS CR2E EN 1999 trés réactive , indépendante des mairies parisiennes quelque soit leurs couleurs politiques , qui se trouve sur notre arrondissement : 38 la tour d’AUVERGNE 75009 PARIS 0149688220 8920 et dont je suis le responsable COMMUNICATION 0678576630
    je vous souhaite et à nos partisans de plus de respect pour les riverains qui supportent les fétards dans leur quartier et aux contradicteurs : la loi est pour nous , et ce ne sont pas les lobbys divers et variés qui feront la leur; à bon entendeur salut MESSIEURS les en QUIquiNEURS


  6. baillet

    bravo pour vos actions très ciblées Montorgueil mais les terrasses sont devenues une dictature dangereuse pour le piéton aussi. pas d’amalgame! Des 2 roues sont respectueuses des trottoirs. Par contre les trottoirs sont envahis par des terrasses sauvages: en 200 mètres sur la rue de grenelle, j’ai du descendre sur la voie avec une poussette 11 fois! A quand un accident grave? Quel est ce lobby cafetier que nos maires craignent pour faire respecter le bien être de tous?


    • Merci à vous.

      Et oui il s’agit d’un lobby très puissant, si puissant que nous payions 3 milliards d’euros chaque année avec la baisse de la TVA qui, d’avis général n’a pas été répercuté comme le lobby s’y était engagé.

      Un lobby si puissant qui n’a même plus à se justifier puisque qu’Hervé Novelli, ministre le fait lui même en leur trouvant toujours une nouvelle excuse, de peur de les fâcher.


  7. landry

    ras le bol je suis dans le 10ème jonction POULMARCH LANCRY
    3 resto jusqu a 2h du mat voir plus à la sortie il y a quelques personnes un peu « éméchées », avec la chaleur impossible d ouvrir les fenêtres….
    je suis totalement ‘out » la journée pour travailler
    ça ne peut plus durer
    ARRETER LES TERRASSES !


  8. roman 18è

    Je tiens à réagir au commentaire de Mr Labérant Bonsens (pas tant que cela):
    Je suis moi-même dérangé environ 4 nuits par semaines par un bar, l’Alibi (ça leur va bien), rue Lapeyrère dans le 18è.

    Par ailleurs, j’apprécie énormément Berlin, où je vais au moins une fois par an, où il fait effectivement bon vivre et bon faire la fête. Mais à la différence de Paris, il y a là-bas beaucoup d’espace (permettant de ne pas se « marcher sur les pieds ») et un sens civique qu’un pays latin comme le nôtre ne saisira jamais (vos insultes me le confirment de surcroit): lorsqu’on demande à un bar, des gens, de faire moins de bruit, ils prennent en considération cette demande. Si ce n’est pas le cas, les autorités compétentes ne manquent jamais de leur rappeler leurs devoir et ce faisant, les problèmes sont en général très vite réglés. Ensuite, les loyers sont si bon marché, qu’il n’est vraiment pas difficile de déménager le cas échéant, et toujours dans le centre ville.

    Quant à votre remarque sur les banlieues dortoir et la campagne, j’aimerais savoir qui et depuis quand a décrété que les milieux urbains devaient être obligatoirement la propriété des bleuglards, fêtards, qui réclament des droits sans respecter avant tous leurs devoirs? Si c’était le cas, les villes deviendraient malheureusement, des endroits sans âme, sans vie authentique, sans vie familiale, sans vieux, sans tout ce qui est nécessaire à un tissus social équilibré (mes voisins par exemple, doivent régulièrement rendormir leurs enfant à 2 heure du matin, après avoir été réveillés par les cris d’ivrognes sortant de ce bar). C’est d’ailleurs ce qu’est en train de devenir Paris, une ville musée, touristique, et nous nous battons tous les jours pour contrer ce projet.

    Sachez enfin que nous nous sommes tous installés dans des lieux plus ou moins calmes et ce n’est que depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics que les tapages se sont développés inexorablement: nous avons tous eu, dans un premier temps une réaction conciliante en allant voir les propriétaires et exploitants des lieux qui génèrent ces tapages, et nos demandes ont été prises avec si peu de considération, que nos seuls recours sont légaux. Parce-qu’après tout, la loi est claire et en notre faveur: elle interdit le tapage, qu’il soit nocturne ou diurne.

    Résultat des courses: le bar en face de chez moi est mis en demeure d’effectuer une étude d’impact (renseignez-vous), va être frappé d’une fermeture administrative d’une dizaine de jours, et devra me verser (si le tribunal le décide) des dommages et intérêts (que je reverserai à une association de lutte contre les nuisances sonores). Au vu du peu de réaction de leur part après avoir été verbalisés plusieurs fois, une prochaine action de la part des riverains est déjà en place. Tout cela n’aurait jamais eu lieu si les gérants de cet endroit avaient un tant soit peu demandé à leurs clients de faire moins de bruit dans la rue: « ce n’est pas notre philosophie » m’a-t-on rétorqué… (il s’agirait de d’abord, faire son métier, et ensuite lire Kant, Nietszche et Rousseau).

    Votre commentaire, à l’image de ceux des exploitant de tels endroits, « oppose » plutôt qu’il ne réunit et vos insultes laissent penser que nous allons dans le bon sens et nous encouragent à agir: si vous ne comprenez que le bâton, c’est tout ce que vous méritez. Nous n’avons rien contre la fête, bien au contraire, mais nous demandons qu’elle autorise tout le monde à la vivre agréablement.

    Et pour finir, une remarque d’ordre plus général: ceux qui ont des choses intéressantes ou constructives à faire entendre n’ont pas besoin de cris ou d’insultes. « Much ado about nothing » (« beaucoup de bruit pour rien ») titrait Shakespeare.

    Roman


  9. Mounier

    Télérama soutient l’incivilité

    On aime lire Télérama… sauf quand un journaliste néglige de vérifier les informations et se fait le relais d’un lobby. Surtout lorsqu’il s’agit d’un lobby du fric et des paillettes.
    Dans le n° du 17 novembre 2010, Télérama Sortir a publié sous la plume de Céline Puertas une sorte de publirédactionnel en faveur du lobby des boîtes de nuit. Celles-ci mènent en effet une campagne de communication fort bien organisée, dans le but d’obtenir des passe-droits : pétition « Paris, quand la nuit meurt en silence », « Etats généraux de la nuit » tenus à la mairie de Paris, « Nuits capitales » qui sont une opération marketing des lieux musicaux.
    Ceux-ci ont évidemment le droit de faire leur business et leur publicité. Mais l’opération en cause vise à obtenir une déréglementation qui reviendrait sur bon nombre de progrès en matière de protection contre les nuisances, sonores ou autres. Une fois de plus, des entreprises réclament à la fois des subventions et la liberté absolue des affaires.
    Les arguments qu’elles avancent sont pour le moins douteux et, parfois, carrément mensongers. Je me réfère ici simplement à votre article.
    Parler du « joug de la loi antibruit », c’est mépriser les travailleurs qui se lèvent tôt et qui, ayant eu le malheur de voir une boîte ou un lounge s’installer près de chez eux, n’en peuvent plus d’être arrachés au sommeil à toute heure de la nuit. Vous trouvez normal de marcher aux somnifères et aux antidépresseurs ?
    Dénoncer comme des « réglementations drastiques » l’interdiction de fumer à l’intérieur et de boire à l’extérieur, c’est contester les grands progrès en matière d’hygiène accomplis depuis une vingtaine d’années. On s’étonne de voir Télérama sur la même ligne populiste que les anciens députés « pinardiers », porte-paroles des assomoirs sous les précédentes républiques…
    Prétendre que les fermetures administratives sont « presque systématiques à chaque fois qu’un voisin porte plainte », c’est une contre-vérité : en fait, pour qu’une fermeture administrative soit décidée à Paris, il faut des bagarres avec blessés graves ou du trafic de drogue dans l’établissement.
    Que Paris n’ait jamais été une capitale du clubbing, contrairement à « Londres ou Berlin », c’est ce qu’affirme l’un des initiateurs de la pétition, mais ce genre d’affirmation fait partie de la rhétorique habituelle d’un lobby (« ailleurs c’est mieux ») et c’est encore une contre-vérité.
    Quant à « des lieux emblématiques en périphérie », il y en a déjà. Je vous signale, puisque vous la mentionnez, que The Fabric, à Londres, est au milieu de la City, quartier d’affaires où pratiquement personne n’habite : ça n’a donc rien à voir avec telle boîte qui tente de s’installer en plein dans le Marais ou le quartier latin. Proposez donc à ces promoteurs des musiques actuelles de créer leurs établissements à La Défense…
    Le thème central du lobby des boîtes de nuit, selon lequel la vie nocturne parisienne « s’étiole peu à peu », reflète une mauvaise foi totale et ne résiste pas à l’examen des faits. En réalité, depuis vingt ans, les statistiques (aussi bien des préfectures que des sociétés de perception des droits musicaux) montrent :
    – l’augmentation du nombre de lieux ouverts la nuit,
    – l’augmentation du nombre d’établissements ouverts tardivement (jusqu’à 2 h, voire 7 h du matin),
    – l’augmentation du montant de leur chiffre d’affaires global,
    – la transformation des cafés traditionnels en bars de nuit,
    – la disparition de nombreux commerces de jour au profit d’établissements de nuit.
    C’est donc bien plutôt, non la nuit, mais « le jour qui meurt » à Paris, particulièrement en centre ville.
    Il aurait été facile de vérifier tous ces points, par exemple en croisant les informations avec celles fournies par les associations de riverains (parmi lesquels figurent bien des étudiants préparant des examens et des concours). Ceux-ci ont participé aux « Etats généraux de la nuit » et y ont exprimé leur point de vue… diamétralement opposé à celui de la jeunesse dorée pour laquelle Télérama prend parti. La Mairie de Paris a censuré leurs revendications dans le compte-rendu de ces réunions.

    En arrière-plan de ces politiques d’animation, on discerne le dogme de la « classe créative » d’un sociologue américain, Florida – une de ces théories jetables qui permettent à leur auteur de vendre une expertise bidon à des politiciens crédules. Cette théorie a été complètement démolie par des enquêtes sérieuses, mais son cadavre continue à faire des dégats dans les politiques urbaines, des deux côtés de l’Atlantique.

    Au fait, parmi tous les patrons ou clients de boîtes de nuit, combien accepteraient d’habiter au-dessus ou en face d’un de ces établissements ?
    Eric Mounier
    (destinataire de cette lettre, Télérama ne l’a jamais publiée)



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