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25 janvier 2010

Pour Haïti … et avec plaisir : Making of de la soirée spéciale de France 2 en direct du Zenith de Paris

19h30, ce dimanche, j’arrive au Zénith de Paris, le public commence à entrer. Je passe par l’autre entrée, l’entrée des artistes. Tente pour accueillir les VIP et la presse : J’ai droit au bracelet bleu. Le bleu me va bien, je suis content ! (Mais finalement on me donnera un bracelet rouge.. All access Yesss! bien pratique pendant la soirée)

Je le montre à un vigile bien plus costaud que moi et j’entre dans la cour arrière du Zénith. Je vois le car Enterprise de AMP/Visual TV. Chouette, mes amis d’AMP/Visual TV sont là, Igor Trégarot, directeur des Studios Rive Gauche, Gilles Sallé, le big boss d’AMP/Visual TV mais aussi Philippe Désert, décorateur de la soirée ! Tiens un revival des  « Colocataires » sur M6 ! Tiens, même Ludovic Riva l’ingénieur du son rencontré au Grand journal et qui m’a donné un coup de main pour certains articles (taper Ludovic Riva dans le moteur de recherche) est là aussi. C’est lui qui va réaliser le son antenne. Il va mélanger les pistes musique du car son de Silence, les micros des animateurs, les ambiances (public) et les autre sources (dupleix par ex.)

Mais en fait ce ne sont pas les colocs, c’est… Pour Haïti.

Je rencontre alors Solène Evrard, charmante attachée de presse de France 2 un peu pressée, Frédéric Valencak et ensuite quelques instants plus tard Nicolas Pernikoff, directeur des jeux et divertissements à Francetélévisions. Ouh là, flash back… Un an plus tôt, il fallait aussi produire en urgence une soirée, c’était celle des Trophées Afro caribéens 2008. Mais oui, cela pourrait être cela ! J’aperçois d’ailleurs aussi Marijosé Alié- Monthieux de RFO/France Ô, Eddy Murté et ses beaux yeux, mais aussi Raphael, Bernard Lavilliers ainsi que d’autres artistes aussi présents lors de cette soirée il y a un an au Théâtre du Chatelet. Une nuit pour installer le décor, la lumière, répétitions à partir de 10h le matin et tournage le soir à 20h30.

Mais non, je confonds, maintenant c’est … Pour Haïti

Pour Haïti – France 2 – Grue Supertechno 50

Enfin pour les conditions de production, ce n’est pas loin des Trophées mais en encore plus compliqué. Le Zenith n’a été disponible qu’à 1h du matin ce dimanche. Direct à 20h35 le jour même sans compter les dupleix en direct dans le 19/20 de France 3 avec Bernard de La villiers, et avec Michel Drucker pendant le JT de 20h de France 2. Il ne restait plus beaucoup de temps pour les répétitions.
Début des réglages des axes caméras à 11 h ce dimanche matin et répétitions des artistes réduites à 10 minutes de balance son avec l’orchestre d’Olivier Shultheis, pour la plupart.

Mais oui, Olivier Shultheis et son orchestre,  Anne Marcassus, productrice, des dizaines d’artistes français rassemblés mais oui je sais : on se croirait à la soirée des Enfoirés avec quelques semaines d’avance. Mais pas vraiment non plus. Olivier Shultheis a été appelé en urgence par Anne Marcassus qui l’a convaincu de quitter avec quelques jours d’avance une jolie île ensoleillée pour former cet orchestre, répéter jeudi et vendredi et réaliser le direct sans filet ce dimanche soir. Rien à dire, bonne idée, cela a parfaitement fonctionné. L’orchestre était très différent de celui des Enfoirés notamment car le tournage des Enfoirés est prévu dans une semaine et que l’orchestre habituel est déjà bien occupé.

Puisque Olivier Shultheis est revenu en urgence pour cette soirée, il a aussi demandé à Jean Marc Aringoli, son ingénieur du son préféré de se libérer et de réaliser le mixage des artistes dans le car Silence – Mobile son (Lien Media un autre regard Silence  Le Mobile son). Pour gagner du temps au mixage, Jean-Marc avait déjà préréglé les balances de l’orchestre pendant les répétitions. Il a ensuite importé ses réglages dans le car son.

Je vais d’ailleurs retrouver Olivier Shultheis dans le car avec Jean Marc Aringoli. Olivier Shultheis  s’occupe de la console orchestre et envoie deux pistes stéréo de l’orchestre à Jean Marc Aringoli. Ce dernier mixe alors les pistes son avec les micros des chanteurs et des instruments des artistes (guitare par exemple). Tout cela est envoyé à Ludovic dans le car régie antenne. A noter que le mix n’a pas été réalisé sur une console numérique (lien) mais sur une console analogique qui apporterait une plus belle qualité de son d’après Jean-Marc.

Pour Haiti France 2- Le junior

Comme me l’a fait remarquer Igor Trégarot à mon arrivée, Il n’y a que des techniciens et des prestataires de grande qualité ce soir. En même temps, pour réussir un tel exploit, pas le choix! Silence au son, AMP/Visual TV à l’image (Cela aurait aussi pu être Euromédias mais c’est le premier qui a dit : ok, on offre notre car pour cette opération, qui était présent ce soir) Bravo et merci donc à AMP/Visual TV sans oublier le Zenith, qui ,avec l’aide du Ministre de la Culture, a mis à disposition gratuitement cette salle comme me l’a expliqué Nicolas Pernikoff.

D’autres partenaires ont aussi je crois aidé financièrement cette soirée. Toutes mes excuses à eux s’ils ne sont pas cités, mais je n’ai pas eu le temps de faire le tour de tous.

Mais c’est vrai que c’était pour une belle cause, Pour Haïti.

Et un grand nombre d’animateurs de FranceTélévisions toutes chaines confondues étaient bien présents à cette soirée. Ces animateurs avaient été rassemblés par Coco Khalfon, que j’ai aussi eu le plaisir de retrouver ce soir. J’avais fait sa connaissance alors qu’elle était la programmatrice des Grands Classements sur M6. Un bonheur de travailler avec elle. Elle a quelque peu quitté le métier de la programmation mais elle aussi a accepté de venir aider les équipes à réaliser cette prouesse destinée à aider une population sinistrée.

Aucun animateur n’avait pu répéter mais tout s’est plutôt bien passé. Ils étaient d’ailleurs nombreux à être sur scène dès le plateau de début. Tous à l’heure, enfin presque car Jean-Luc Delarue est arrivé à la dernière minute! Il cherchait d’ailleurs sa maquilleuse Coco m’a-t-on raconté. Mais à la bourre… alors pas de Coco avant de monter sur scène pour ce direct de plus de 3 heures!

Pour Haiti France 2 – Le car Enterprise Visual TV

Joli direct d’ailleurs réalisé par Pascal Duchêne, assisté de son assistant de réalisation Arnaud Madrières mais aussi de Judith Hazanavicius et Julien Faustino, que j’avais plaisir à revoir.

Ils étaient accompagnés de deux autres assistants de réalisation, « rabatteurs » d’artistes.

Pendant que Judith avait la responsabilité de superviser la scène avec les instals et désinstals des musiciens, des artistes, Arnaud, gérait les entrées et sorties des animateurs, certains seulement équipés d’oreillettes. Pas toujours facile sans oreillette de dire aux animateurs de meubler quand la scène n’était pas tout à fait prête. A noter que certains se sont aussi essayés au prompteur avec plus ou moins de succès.

Julien s’occupait de son coté des artistes qui entraient et sortaient souvent au centre fond de scène. Les deux autres assistants de réalisation étaient chargé d’amener les animateurs et artistes près de la scène à temps. Ils ont couru!

Comme vous l’avez compris à ce moment là, en voyant tous ces intermittents, ces prestataires maitriser parfaitement la situation et s’être donnés beaucoup de mal pour donner vie à cette émission au profit de la population de Haïti, j’avais surtout envie de chopper un casque, un conducteur et de donner un coup de main un peu partout.

Mais non, ce n’était pas mon rôle ce soir alors, malgré un appareil photo boudeur,  je vous ai préparé quelques photos et j’ai eu la primeur de recueillir les réactions de Nicolas Pernikoff et Anne Marcassus quelques minutes après la fin du direct, heureux que tout ce soit bien passé.

Anne Marcassus, France 2 vous a appelé quand ?
A.M. : France 2 m’a appelé samedi il y a 8 jours (dit-elle avec un grand sourire, rassurée maintenant que le direct est terminé)

Nicolas Perkinoff, pourquoi appeler Anne Marcassus ?
N. P. : Pourquoi pas ? Je l’ai appelé samedi pour lui demander si elle était capable de produire très très vite cette soirée et en particulier de trouver des artistes,
A.M : Sur le moment je l’ai même découragé, tu dois faire autrement. Mais il insiste et me dit : Mais non, vois si tu peux. On se rappelle dimanche.
N. P. : Avec Patrick de Carolis et Patrice Duhamel, nous nous sommes appelés dimanche. J’ai aussi appelé Electron libre (producteur de documentaires, organisateur du concert de la tolérance) et Anne Marcassus pour la partie artistique et la production. On s’est rappelé moins d’une heure après. On pensait déjà avoir 5 ou 6 artistes de façon sûre et cela a démarré ainsi et à l’arrivée, c’est une très belle soirée.

Cette soirée n’était-elle pas aussi une soirée des Enfoirés avant l’heure?
N.P. & A. M. : (en chœur) : Non pas du tout.
N.P : Avec Anne on s’en est parlé encore il y a une heure (probablement pendant l’une des 2 coupures pub exceptionnelles sur France 2 en Prime time ! ). On n’a même pas 40% des artistes des Enfoirés.
A.M. : On a justement voulu éviter cela

Je fais remarquer à Nicolas Pernikoff qu’Anne Marcassus est connue pour sa capacité à organiser ce type de programmes et à rassembler de nombreux artistes.
N.P. : je connais Anne depuis longtemps et elle a toujours été très forte même quand elle était à TF1 à l’époque (directrice des variétés) pour réunir les artistes.
A.M. : En tout cas là, je ne savais pas qu’on allait réussir et je suis très heureuse qu’on y soit arrivé. On a tous travaillé en synergie, tous ensemble. Tout le monde a relevé ses manches et nous avons tous relevé ce défi là, Nicolas, Electron libre, moi-même, mais aussi toutes nos équipes qui ont été extraordinaires. C’est une très belle aventure collective.
N. P. : Fallait le faire en 6 jours ! (je confirme) On est content !

Les artistes ont répondu présents facilement ?
N.P. : 80% des artistes ont dit oui tout de suite.
A.M : Et pour les derniers, ils ont écouté nos arguments et ont fini par accepter.

Enfin, pour ceux qui n’auraient pas suivi mes twitt en direct du Zénith , je vous précise aussi que Pascal Duchêne a réalisé ce programme avec 11 cadreurs et 12 caméras :
-1 Grue Supertechno 50 de Louma système (Je vous proposerai très vite une vidéo de la louma réalisée pendant le direct)
– 1 caméra sur rail Junior (moins longue que prévue mais il fallait bien libérer les entrées et sorties public mais cela a un peu déçu Bruno, le cadreur)
– 2 caméras lourdes de face dans le public
– 1 caméra lourde à cour dans le public
– 1 caméra lourde à jardin dans le public
– 1 caméra lourde au loin de face et SANS Cadreur pour les plans larges fixes.
– et enfin 5 caméras épaules dont une au milieu du public et les autres se positionnant à différents endroits de la scène selon les artistes.

Pour Haiti France 2 – 3 caméras lourdes de face

Je dois m’excuser car je ne me suis pas préoccupé de la lumière plutôt réussie elle aussi. N’hésitez pas à vite ajouter le nom du directeur photo et de son équipe en commentaire.

Bravo enfin au public nombreux et chaleureux présent dans la salle. C’est assez rare pour être souligné.

Je parlai dans un précédent article des plaisirs du direct. Cette soirée en était un parfait exemple. Alors bravo encore  à toutes ces équipes, à ses artistes, animateurs, techniciens, prestataires, au public dans la salle, aux téléspectateurs et généreux donateurs.

Voilà encore une soirée en direct qui me permet de penser que travailler à la télévision peut être vraiment un joli métier, le moyen de partager des émotions en équipe au service du public !

Un grand merci enfin à France 2 et en particulier à leur service de Presse, Myriam Laouffir, Solène Evrard…,  aux équipes techniques, aux animateurs, aux artistes qui m’ont fait confiance pendant toute cette soirée.

Parler ou « faire » de la télévision dans ce contexte est un vrai plaisir, une vraie chance.

Et n’oubliez pas Pour Haiti : Lien Media un autre regard – Fondation de France

Article réalisé sans garantie zéro coquille car il est un peu tard.

Il était malin (et sympathique) Renaud St-Crick, journaliste au Parisien et chroniqueur dans C à vous sur France 5. En partant du Zenith, son article était déjà écrit et prêt à être mis en ligne. Ah! C’est un métier! Je vais lui demander de me l’expliquer prochainement … et allez lire son article sur cette soirée.

Lien Media un autre regard – Electron libre
Lien Media un autre regard – Visual TV
Lien Media un autre regard – AMP
Lien Media un autre regard – Zenith de Paris






2 commentaires


  1. Ant1

    Pour avoir fait quelques papiers pour la PQR il y a qq années, je peux te dire qu’il y a pas mal d’articles qui sont écrits ou préparés avant chaque événement surtout s’il s’agit d’un maronnier, le genre de cérémonie qui se passe chaque année à la même époque et selon le même protocole, ou si l’on dispose d’un solide dossier de presse qui permet de se faire une idée à l’avance de ce qui va se passer, d’extraire déjà les propos d’untel…
    Des fois tout le canevas est déjà écrit, on se rend sur place pour ajouter les deux ou trois détails qui feront la différence. Pour des spectacles, les journalistes repartent parfois avant la fin de la représentation pour que les articles puissent partir à l’impression et respecter le bouclage (surtout dans les éditions locales dont les délais d’impression sont parfois plus courts)… ça n’empêche pas d’écrire que le public a été très chaleureux, de raconter un peu le début du spectacle, et de broder un peu autour ! Souvent dans les one man show, le comédien « régionalise » quelques vannes au début, puis il reprend le texte qu’il sert à tout le monde… Le journaliste a beau jeu de souligner que l’édile du coin en a pris pour son grade, etc. S’il a réussi à décrocher un entretien avant le spectacle plutôt qu’à l’issue, il peut rentrer tranquille avec assez de biscuit.
    Bref, tout le monde a ses petites recettes ! 🙂
    Je précise que je n’ai pas lu l’article de St Crick, et que ça ne me permet pas de juger si son papier est très général ou bien s’il raconte par le menu les coulisses de la soirée, auquel cas, il a peut-être tapé au fur à mesure sur un portable.
    Il existe aussi des dictaphones avec reconnaissance vocale qui sont d’une redoutable efficacité et qui permettent de gagner beaucoup de temps (sous réserve d’enregistrer dans de bonnes conditions.)


    • Ant 1,

      Je te remercie pour la qualité de ton commentaire.

      Je me permets de préciser que cette manière de fabriquer des articles à l’avance ne peut effectivement pas s’appliquer à Renaud St Crick qui était bien bien présent dans les coulisses tout au long du direct, ce soir là. Il devait effectivement rédiger son article au fur et à mesure de la soirée. Il a d’ailleurs choisi un style d’article astucieux puis qu’il s’agissait de la chronologie de la soirée vue des coulisses.



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