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10 mars 2010

CD’aujourd’hui la spéciale : Interview de Danielle Roumejon sa productrice

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Samedi dernier avaient lieu les Victoires de la Musique, émission longtemps produite par Act 4 et Danielle Roumejon.

En plein milieu des répétitions au Show case à Paris début février, interview de Danielle Roumejon, coproductrice avec Jacques Clément pour Act 4 de la quatrième édition de CD’aujourd’hui, LA spéciale, diffusée demain mercredi 11 mars 2010 à minuit sur France 2.


Comment est née l’idée de Cd’Aujourd’hui ?

Danielle Roumejon : En produisant les Victoires de la Musique, nous avons fait le constat que nous découvrions 4 ou 5 révélations au moment de cette cérémonie, et puis, ensuite, pendant tout le reste de l’année, on ne les voyait plus.

Nous avions aussi constaté qu’il y avait de très nombreux jeunes et de très nombreuses nouveautés chaque année.

Ces personnes n’ont pas forcément accès aux prime time. Ce sont souvent les mêmes artistes que l’on voit dans ce type d’émissions.

Nous avons donc eu l’idée de proposer ce format court pour leur apporter une exposition dans les médias.

Cela a-t-il été facile de convaincre France 2 ?
D.R. : Dès 1999 nous avons proposé ce projet à France Télévision et tous les 3 mois nous retournions à la charge. Nous avons donc beaucoup insisté et c’est finalement Michèle Cotta, alors Directrice Générale de l’antenne qui, en 2001, a dit ok, je prends.
On s’est alors rapproché de Jérôme (Revon, réalisateur de renom (ça rime) ) qui est un ami depuis les années 80 et qui venait alors de créer sa société (R&G). Il avait alors la confiance de Michèle Cotta pour l’habillage de la chaine. Elle lui avait confié un certain nombre de génériques et de réalisations. On lui a donc proposé de coproduire l’émission avec nous. Et cela fait aujourd’hui 9 ans que cela dure.

Et comment est née cette spéciale au Show case ?
D.R. : En 2007, nous en étions arrivés à la 1000ème de l’émission. Nous avons donc décidé qu’on allait faire une fête. France 2 a soutenu cette idée et cela est devenu la fête de France 2 pour les jeunes artistes et nous sommes ravis. France Télévisions lance chaque année une invitation à une soixantaine d’artistes. Malheureusement, seule une dizaine d’entre eux pourront chanter pendant cette émission de 105 minutes.

En 2007, nous avions aussi découvert ce lieu, le Showcase qui démarrait. Ce lieu, avec un coin scène où les artistes peuvent se produire est magnifique.
Nous avons alors invité des artistes pour cette première édition de la Spéciale. Et tout cela s’est fait de manière très spontanée. Tous les artistes ont répondu présent, même ceux qui ne chantaient pas. C’était leur fête. Certains ne se sont même pas aperçu que nous enregistrions une émission de télévision.

Il y a eu une vraie magie et France Télévisions a alors dit : on recommence.

Aujourd’hui c’est la quatrième édition
D.R. Et oui, et les artistes ont encore une fois répondu présent. Nous approchons aussi de la 2000ème de CD d’Aujourd’hui.

A la différence des années précédentes, ce n’est pas Anne Gaelle Riccio mais Cyril Hanouna qui présente l’émission. C’est une suggestion de Nicolas Pernikoff de France 2 que nous avons accueilli avec beaucoup d’enthousiasme car nous adorons ce garçon.

L’ambiance sera différente. Mais, contrairement à l’image qu’il peut avoir, il connait parfaitement bien la musique et les artistes. Cyril Hanouna est généreux et éminemment sympathique. Nous lui faisons entièrement confiance.

Comment a-t-il préparé l’émission ?
D.R. : Nous avons bien sûr eu des réunions avec lui, des lectures du conducteur avec Olivier Bas, directeur artistique. Tout le travail en amont a été fait. A cette heure, il ne reste plus que son travail d’animation.

Comment a été justement construite l’émission ?
D.R. : C’est encore une fois avant tout une fête, une réception. On entre dans l’émission comme on entre dans une fête. Il faut complètement oublier la notion de plateau. On voit les gens arriver, se saluer, se dire bonjour et des artistes chanter au milieu de tout cela. Ces artistes répondent aussi à des interviews, se mêlent à la foule, à d’autres artistes.

En même temps nous avons 4 ENG (unité de tournage façon reportage) qui tournent au milieu du public et des invités. Leurs images seront insérées dans le programme pour le ponctuer entre les lives par exemple.

Cette année encore un artiste disposera d’une caméra pour filmer à sa façon sa soirée ?
D.R. : Cette année, ce sera Arielle Dombasle aura une caméra et réalisera son film. Elle a accepté de jouer à l’intervieweuse avec sa caméra. Elle succède à Vincent Delerme, Olivia Ruiz et Juliette l’année dernière.

Et bien sûr on la filme en train de filmer. Il y a le film dans le film. C’est son film privé à elle.

Tan pis si c’est mal cadré. C’est plus le ton, la rencontre entre elle et d’autres personnes qui nous intéresse.

Et tout cela compose finalement la Spéciale… Du live, des interviews, des gens qui se rencontrent, qui font la fête, s’embrassent, boivent un coup ensemble, Arielle qui fait son film… c’est tout cela.

Vous êtes diffusés assez tard. Pas de regret de ne pas être en prime Time ?
D.R. : Nous ne voudrions pas être diffusé en prime time. Ce n’est pas du tout l’enjeu ni le but de l’émission.

Tous les artistes interprètent leur titre en live?
D.R. Oui, nous y tenons. Certains artistes chanteront aussi en acoustique (sans instruments électriques) ce qui est un véritable exercice pour eux. Tout le monde est en live et tout le monde répète bien sûr.

Combien de temps ont pu répéter chaque artiste ?
D.R. : Les répétitions s’enchainent malheureusement à un rythme assez rapide. Je dis malheureusement car nous aimerions laisser plus de temps aux artistes. En moyenne ils disposent de 30 minutes pour répéter.

Les répétitions ont commencé à 12h30, mais nous sommes sur place depuis hier. Nous avons ainsi installé la lumière (complémentaire à celle du lieu), la régie fly case. (Moyens de tournage AMP) Le son est aussi venu tirer quelques câbles. Fin de journée hier lundi à 22h. Retour des équipes vers 7 ou 8h ce matin pour terminer l’installation. Nous répéterons jusqu’à 18h30 – 19h. 19h30 45 on ouvre les portes. 20h15 PAT.

Comment a été composé le public ?
D.R. : Le public est composé d’invités mais aussi de public car nous avons des partenaires dont le partenaire majeur, le Crédit Mutuel qui nous accompagne depuis les Victoires de la Musique.
Le Crédit Mutuel ainsi qu’un second partenaire Le Mouv’ ont offert des places par jeu sur leur site internet.

France Télévisions, via son club des téléspectateurs a aussi invité du public. On espère avoir 300 personnes dans le public. Il sera placé face à la scène, séparé des autres invités mais bien reçu avec un petit buffet (c’est bien mieux que d’habitude lors de ce type de tournage)

Act 4 productions a produit pendant 9 ans, les victoires de la musique. Depuis 2006, c’est Nagui qui produit et anime la soirée. Il a remporté l’appel d’offre ou plutôt la consultation comme l’appelle Danielle Rouméjon.

Quelles sont les autres activités de Act 4 productions ?
D.R. : Nous somme partenaires du Stade de France. Nous coproduisons la partie captation de tous les événements organisés par le Stade qui ne sont pas du sport, comme Ben Hur avec Robert Hossein, qui un ami de Jacques Clément, mon associé. Nous avons aussi enregistré Turandot, Nabucco…
Nous n’intervenons cependant pas quand le stade est mis à disposition de Céline Dion, johnny Hallyday, mais tous les événements produits par le Stade de France sont coproduits avec nous pour la partie captation. Nous n’avons cependant pas les moyens de produire seuls d’événements dans le Stade.

Act 4 est toujours une société indépendante ?
D.R. : Oui car Jacques Clément et moi venons d’un groupe, le groupe Europe1 que nous avons quitté en 1995. Nous avons alors démarré avec la production de Ligne de Mire présentée par Jacques Chancel. On a ensuite gagné l’appel d’offre pour les Victoires de la musique en 1996. Nous avons aussi produit d’autres magazines et documentaires.

Concernant les Victoires de la musique, il avait fallu redresser l’affaire à un moment où elle était plutôt chancelante. Il a fallu faire revenir les artistes et cela a pris 4 ans.
Notre univers est avant tout la musique car nous sommes connus au travers des programmes que nous produisons. Une chose en entraine une autre.
Nous produisons aussi parfois des documentaires d’investigation.

Vous développez aussi actuellement de la fiction ?
D.R.
Effectivement. Nous avons d’ailleurs travaillé sur des fictions de type familial comme peut l’être « la famille formidable ». Tf1 et France Télévisions nous ont réservé un accueil formidable.

Attendons de voir la suite.

Nous nous développons aussi beaucoup sur le multimédia. Internet et la téléphonie sont aussi des diffuseurs.






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