Point de vue

14 mars 2010

Quartier Montorgueil, réponse du Préfet de police de Paris …. Plus de 5 mois depuis mon interpellation !

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Ceci reste encore de la fiction! (cliquez pour agrandir les photos)

Mais non, je n’ai pas été interpellé il y a 5 mois et demi!

Le 1er octobre 2009, c’était moi qui interpellait sur ce blog Bertrand Delanoe, le maire de paris mais aussi le préfet de police sur l’OPA illégale des restaurateurs et cafetiers sur l’espace publique de ce quartier central de notre capitale devenue depuis la plus chère du Monde. Lien Les Hors la loi du Quartier Montorgueil, Paris ! Quand lobby rime avec impunité ?

Ainsi démarrait une série d’articles sur le mépris de certains professionnels de la restauration préoccupés uniquement par leur chiffre d’affaires, méprisant autant la cuisine que les lois, les règles de savoir vivre et les riverains de ce quartier, riverains qui payent pourtant le joli décor qui leur sert à s’enrichir toujours plus.  (articles dans la Page Quartier Montorgeuil ci-dessus)

5 mois, c’est long, mais enfin une réponse que je vous prie de trouver ci-dessous.

Pendant ce temps, le réseau d’associations de riverains Vivre Paris s’est constitué et se mobilise pour obtenir des résultats. Lien Media un autre regard Réseau Vive Paris.

Réponse de la préfecture de Police de Paris.

Monsieur,

Vous avez bien voulu appeler l’attention sur la dégradation de la qualité de vie dans le quartier Montorgueil en raison des désagréments causés par les restaurants et cafés ainsi que par le comportement des motocyclistes et automobilistes.

Je vous informe que les policiers de quartier ont reçu pour instructions d’intensifier leurs rondes et patrouilles dans ce secteur de l’arrondissement afin d’assurer une présence visible et dissuasive.

S’agissant des nuisances générées par le stationnement de véhicules deux roues, des consignes ont été données en vue de la verbalisation systématique des auteurs d’infraction et de l’enlèvement des véhicules en cas de nécessité.

Ainsi, au cours de l’année 2009 de nombreuses opérations de verbalisation ont été menées dans le secteur de la zone piétonne : 28 929 procès-verbaux ont été établis pour stationnement gênant, et 248 véhicules ont fait l’objet d’un enlèvement. Ces efforts se poursuivent en 2010.

S’agissant des nuisances sonores et des fermetures tardives, deux établissements ont fait l’objet de fermetures administratives et six de mises en garde. La brigade anti-criminalité de nuit se consacre majoritairement au contrôle des bars et restaurants pour lutter contre les nuisances, les fonctionnaires de ce service vérifient les horaires de fermeture et répondent aux réquisitions de riverains.

Soyez assuré, compte tenu du caractère piétonnier et festif du quartier, de la poursuite de la vigilance des services de police, notamment les weekends.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Renaud VEDEL
Sous-préfet,
Directeur-adjoint du cabinet du préfet de police






One commentaire


  1. Laure

    La présence de patrouilles de police n’était pas visible du tout (et par la force des choses encore moins dissuasive) hier soir rue Montorgueil et dans les rues avoisinantes. Il y avait pourtant fort à faire, les terrasses s’étendant comme en tâche d’huile devant les vitrines des commerces fermés le soir (pharmacie, primeur…), enjambant sans scrupule pour coloniser le trottoir d’en face des voies où la circulation est réglementée mais qui ne sont pas piétonnes. Il y aurait eu matière à percevoir d’importants droits de voie majorés et d’afficher des chiffres probablement aussi spectaculaires que ceux concernant les verbalisations pour les irrégularités de stationnement. Je crois bien volontiers que les policiers ont fort à faire ailleurs mais je m’interroge sur la volonté de la préfecture de lutter efficacement contre les nuisances provoquées par les terrasses sauvages et de faire appliquer, tout simplement, la règlementation en vigueur dans ce quartier où résident encore des riverains qui contribuent à faire vivre les commerces de proximité, envoient leurs enfants à l’école, paient leur part d’impôts locaux et qu’il n’appartient qu’à elle de qualifier de « festif ».



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