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8 novembre 2010

Entrez dans le monde des Flux et de la Rotoscopie !

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Plug and play effet flux cubes Story sur After effect

Christophe, un Hero de Storiz, en figuration

Rotoscopie ?

Encore un nouveau mot.

Et oui et pour moi aussi avant que Julien Legrand de Storiz m’en explique rapidement le principe et son utilisation pour faire traverser le flux : « l’énergie  France 4 » à travers les animateurs de France 4 dans la vidéo de la rentrée et les inter-programmes

Place à la roto (abrégez, cela fait tout de suite plus pro’)

Il y a quelques jours, je vous expliquais les différentes étapes de la réalisation et de l’habillage de la vidéo de conférence de presse de rentrée de France 4 (lien) et vous proposai un gros plan sur les différentes techniques utilisées comme l’incrustation, le tracking, le mouvement des images en post-production… (lien)

Place aux flux et à l’effet de rotoscopie

Les flux

Storiz avait proposé 3 types de flux à France 4 lors des différentes étapes de fabrication de la vidéo de rentrée, certains en 2 D, d’autres en 3D.

Voici les 2 flux réalisés en 3D :

Le flux épais

Storiz Proposition 5 : L’énergie France 4, c’est moi!

Les cubes

Première Proposition Storiz l’énergie France 4

Les cubes, en vraie 3D, ont été réalisés grâce à ce que l’on appelle des logiciels tiers :  plug-ins, c’est-à-dire à des applications gratuites ou payantes que l’on peut ajouter à des logiciels comme After Effect ou Maya.

Ces applications souvent créées par des cracs en mathématiques simplifient de beaucoup la vie des graphistes.  Ils font partie de l’évolution actuelle du graphisme.

Ainsi dans notre cas, il n’a donc pas été nécessaire de recréer les cubes un par un.

Plug and play effet flux cubes Story sur After effect

Le graphiste définit le parcours du flux dans l’espace comme sur cette illustration. (et le résultat incrusté)

Il définit les formes, le timing (/la vitesse), les couleurs, l’intensité du flux, son coté aléatoire, des effets de lumière, les forces extérieures (vent), l’effet de la gravité….

Facile à priori mais c’est souvent l’expérience, le talent du graphiste qui font la différence.

Les équipes de Storiz continuent à utiliser After Affect, un logiciel très courant plutôt qu’un logiciel comme Maya, le standard de la 3D.

Si Maya semble pouvoir apporter bien plus de solutions qu’After Affect pour les travaux en 3D, de nombreux graphistes comme ceux de Storiz continuent cependant à utiliser After effect. En effet, ils compensent certaines lacunes du logiciel par de nombreuses « recettes de cuisine » acquises avec de l’expérience.

Revenons en au flux finalement choisi par France 4, un effet néon qui est en fait un effet 2D même s’il donne une impression de 3D.

Il faut dire qu’on a l’impression qu’il travers les personnages, se faufile devant, derrière d’autres.

Mais cela est le résultat que d’un travail de rotoscopie.

Définition Wikipédia : « La rotoscopie est une technique cinématographique qui consiste à relever image par image les contours d’une figure filmée en prise de vue réelle pour en transcrire la forme et les actions dans un film d’animation. Ce procédé permet de reproduire avec réalisme la dynamique des mouvements des sujets filmés. « 

La technique est en fait assez simple :

On part d’une image de base (de synthèse ou filmée).

On définit la zone derrière la quelle doit passer le flux et on découpe cette zone.

On couche le flux sur toute l’image.

On recouche sur l’image recouverte du flux la zone coupée et le tour est joué : on a l’impression que le flux traverse le personnage.

Enfin, c’est bon pour une image et uniquement une.

Christophe, un Hero de Storiz, en figuration

Il faut donc reprendre l’opération image par image et comme il y en a 25 images par seconde à la télévision (24 au cinéma), vous pouvez imaginer le temps qui est nécessaire pour réaliser cela sur plusieurs secondes.

Certaines sociétés importantes comme Mac guff et Duran Duboi disposent même de services entiers de rotoscopie. C’est presque un passage obligé pour certains apprentis graphistes, une activité de stage de 6 mois qui peut parfois devenir un véritable métier.

Comme me le fait remarque Julien Legrand de Storiz,  la rotoscopie n’est pas une fin en soit. Elle ne permet de faire aucun effet, mais juste de palier parfois l’absence de fond vert (pour des questions budgétaires ou de faisabilité) ou pour procéder a des gommages (perche dans le champs, filins métalliques utilisés pour des cascades…).

« Toute l’ingratitude de la technique : Une bonne rotoscopie ne doit absolument pas se voir dans le résultat final ! »

Et voici d’ailleurs un exemple de clip qui illustre très bien ce que permet la rotoscopie : Come into my world de Kylie Minogue réalisé par le réalisateur français Michel Gondry dont la plupart des clips recèlent des astuces techniques.

Des clones devant, derrière… A n’y plus rien comprendre!






2 commentaires


  1. stephane

    Vraiment excellent ce clip, il est pourtant assez vieux mais reste encore une référence, je ne savais pas que c’était Gondry. Merci pour ma culture.



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