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2 mars 2011

Les Victoires de la musique sur France 2 : l’autre spectacle

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Duplex de Marie Drucker avec David Pujadas pendant le JT de France 2

Plateau en cours d'installation

Il y avait 12 caméras et pourtant il en manquait encore quelques unes pour vous montrer l’autre spectacle, celui qui se déroulait dans la salle mais aussi en coulisse et qui a permis d’enchainer aussi rapidement chaque titre et prestation d’artiste.

Comme on le voit sur cette première photo, des techniciens installent des néons, doivent les brancher et tout cela pendant qu’un autre artiste chante sur la scène haute.

Voici donc quelques autres photos et anecdotes pour prolonger cette soirée spectacle sur France 2 et compléter mon précédent article sur le dispositif technique et le décor.

Au moment où j’écris cet article les audiences sont tombées.

Oui, elles ne sont pas très bonnes : 2 584 000 téléspectateurs pour 11,1% de PdM  –  France 2 : 3ème chaine ce mardi soir

Cela doit être le moment des « je vous l’avais dit », « je savais bien que… » : Fallait faire ceci, pas cela. Tel artiste, pas tel artiste, tel animateur, pas tel animateur sans oublier la question du jour de diffusion.

Les équipes de France 2 et de DMLS TV doivent analyser les courbes.

Le public n’est-il pas venu ? (une courbe basse), pas resté (une courbe qui baisse), parti lors du passage de certains artistes? (des creux) Qu’en a-t-il été des reports de pub de TF1 ?

La musique est-elle toujours segmentante ? Attendait-on une émission musicale un mardi ? Et l’image des Victoires de la musique, une soirée diffusée quelques semaines après les NRJ Music Awards? Manquait-t-il des stars internationales ? Le public s’attendait-il à un tel spectacle ?

J’ai beaucoup bougé pendant la soirée puisque j’avais la chance de pouvoir assister au direct depuis la salle et les coulisses et de la raconter sur Twitter. Même si je n’étais jamais loin d’un écran, je n’ai pas vu le programme dans sa continuité mais je reste persuadé que la soirée a été spectacle de qualité, rythmé, très esthétique et original.

Et pour assurer ce spectacle plus d’une centaine de personnes a mis beaucoup d’énergie et de talents.

Commençons pas le duplex de Marie Drucker avec David Pujadas pendant le JT de France 2.

 

Duplex de Marie Drucker avec David Pujadas pendant le JT de France 2

Marie Drucker accompagnée de Jean Louis Aubert était dos au public histoire de ne pas encore dévoiler le plateau de début de la soirée.

Face à elle un cadreur épaule qui cache sur cette photo Karim, le cadreur Steadicam. Derrière Karim, on aperçoit  son assistant. Derrière eux différents assistants dont Julien Faustino qui n’a pas lâché Marie Drucker de la soirée…  en même temps c’était son rôle en tant qu’assistant de réalisation.

Lors du premier plateau, un rideau blanc était suspendu devant la scène avant de tomber au sol à vue et ainsi laisser voir l’ensemble du décor.

Mais encore fallait ensuite le sortir en quelques secondes du plateau.

Et on tire on tire .. hop il faut dégager la scène.

Des ballons, quelle bonne idée mais encore faut-il ensuite les sortir (sans les percer… cela fait trop de bruit) … Toute l’équipe déco et réal s’y est mise.

 

Allez, dehors les ballons

Et les pupitres de Djs qui doivent être sortis discrètement de scène?

Allez on se baisse.

Et tout cela n’est pas laissé au hasard.

Pendant les répétitions chacun a vu ce qu’il devait faire, à quel moment il pouvait bouger, par où il pouvait passer pour ne pas gêner la séquence suivante.

A cour, dans la salle, c’était à Judith Hazanavicius que revenait la lourde tâche de placer chaque nommé et de les montrer à chaque des 4 ou 5 cadreurs. Et pour corser le tout, l’un des nommés venait à chaque fois d’interpréter un titre. C’est pour cela que parfois cet artiste apparaissait à la dernière minute à l’image dans sa fenêtre!

 

Filmer les nommés des Victoires de la musique

Vous pouvez apercevoir 3 cadreurs épaules et la caméra remote qui cadrent chacun un nommé. Au centre de la photo, au fond, certains auront reconnu Judith à sa chevelure blonde.

 

En coulisses

Et là je ne vous ai montré que la partie avant scène mais vous devez imaginer des musiciens passant du haut au bas de la scène et inversement par 2 escaliers, imaginer que chaque instrument doit être à la bonne place, et sonorisé par un câble qui doit être connecté à bonne prise son etc.

En coulisses, plus de 50 personnes se sont affairés avec tous une torche à la main ou sur le front. Pascal Enreille a supervisé le backline c’est à dire tous ces câbles, ces instruments pendant que son alter égo à la déco gérait les accessoires : les néons,  chaises, et autres éléments.

Et pendant ce temps là, pendant le passage sur scène des artistes Marie Drucker rejoignait une position à jardin où elle retrouvait  Julien qui lui donnait ses fiches et en profitait pour lui donner quelques indications sur ses prochains déplacements avant de lui donner un top ou de la mettre en place au bon moment.

Au premier plan vous pouvez aussi apercevoir la Litecam de Microfilms et son cadreur.

Vous remarquerez qu’il est seul pour manipuler le bras de la grue et réaliser le cadre. La tête 3D de la grue permet d’ailleurs des Tilt, pan et Roll. Enfin, petite différence avec la Taïpan que je vous ai par exemple présenté lors d’articles sur Café Picouly, le cadreur est ici placé au niveau de l’axe de la colonne verticale de la grue et non à l’arrière de celle-ci comme sur une Taïpan ce qui permet de gagner de la place au sol. Cette donnée peut-être très importante lorsqu’il s’agit de placer la grue dans des lieux exigus.

Lors de cette émission spectacle, une découverte pour moi fut la lumière, celle de Dimitri (et non Vladimir chère Marie Drucker). Très réussie elle a été très appréciée tant dans la salle que devant vos écrans je crois. J’espère avoir l’occasion de vous en parler de façon plus précise prochainement

Avant de terminer par la vie dans les sous-sols du Palais des Congrès j’aurai pu vous parler aussi du placement de certains invités dans la salle. Qui est placé où? à coté de qui? Tiens RTL, tiens France Inter, tiens Europe 1,  ah non c’est la FNAC maintenant. Les places de chacun peuvent en dire beaucoup. Vaste sujet. Sujet à emmerdes surtout! Passons!

Et puis il y avait des ministres, même un secrétaire d’état au tourisme (Frédéric Lefevbre). Tiens donc!

Et donc deux ministres de la Culture dont l’actuel Frédéric Mitterrand avait eu la mauvaise idée de s’absenter pendant que Marie Drucker l’a présenté. Et zut.

Mais en fait, l’anecdote mérite d’être un peu détaillée. J’ai  en effet découvert un Frédéric Mitterrand très à l’aise dans cette salle et très chaleureux. Il connaissait tout le monde, certains de par ses fonctions de ministres d’autres de par son passé d’homme de télé. Et rapidement il s’est levé pour assister très discrètement au spectacle debout dans la salle comme d’autres spectateurs anonymes avant de rejoindre effectivement les coulisses oubliant même de prévenir ses gardes du corps que j’ai alors vu débouler quelques secondes plus tard pour le rattraper.

Probablement prévenu que son absence avait été remarqué à l’image, il est alors revenu en salle et a rejoint hors champ Marie Drucker pour lui expliquer personnellement ce qui s’était passé avant de retourner à sa place pour une seconde présentation. J’ai trouvé plutôt sympathique qu’il aille lui même voir Marie Drucker pour s’excuser.

Ne pas être à sa place au moment de passer à l’antenne, voilà quelque chose qui ne serait pas arrivé à Jack Lang. Enfin je veux dire à Jack Lang « à l’origine du prix unique du livre en 1981 ». Et bien oui c’est ainsi que Marie Drucker l’a présenté. Ça sentait la mention obligatoire, non?

Avant même le début du direct, Jack Lang, en grand professionnel, a su arriver dans les coulisses presse 10 minutes avant l’arrivée du Ministre de la culture actuel histoire de profiter des caméras présentes. Par contre 10 minutes après les deux présentations des Vips dans la salle, il a réussi à quitter définitivement  la salle en toute discrétion. Mission accomplie!

Frédéric Mitterrand est quand à lui resté jusqu’à la fin de la soirée s’amusant d’ailleurs à ramasser les serpentins tombés au sol et de les utiliser pour en décorer une JRI qui le suivait!

Allez, pour finir, direction les sous-sols où France inter avait installé un studio et France 2 une salle dédiée à la presse.

Dans la salle de presse France Télévisions, se déroulaient de nombreuses interviews vidéo. Certains journalistes rédigeaient leurs papiers sur leurs ordinateurs pendant que d’autres profitaient du buffet champagne.

 

Salle de presse France Télévisions

Les artistes gagnants de la soirée dont ZAZ venaient aussi répondre aux interviews devant le mur Photocall installée dans la même salle.

 

Zaz au photocall des Victoires de la Musique

Merci encore à toutes les équipes sur place et en particulier au service de presse de FranceTélévisions, à Vadim et Jean Marc.






8 commentaires


  1. A nouveau merci pour ce papier!
    Bon d’abord oui on s’est une fois de plus croisé…. Pour le coup j’etais derrière la regie salle…….
    Concernant la soirée. Je ne suis pas totalement ok avec toi mais je me suis exprimé sur ton précédent billet. Ensuite très heureux d’avoir vu le direct…en direct.
    Quel boulot des équipes!! Bravo!!

    Quand à Mitterrand, en effet, très à l’aise il se promenait dans la salle quasi seul!
    Enfin bravo aux musiciennes et musiciens qui ont joué… J’ai appris il y a quelques mn qu’une amie d’enfance jouait hier soir…

    Bref belle soirée et encore une fois un bravo special pour le stead qui n’a pas arrêté!!!!

    A bientôt


  2. Philippe Viladecas

    Une belle soirée en effet. Mais comme d’habitude… pas d’audience.
    Pourquoi ?
    A mon avis, parce que les concepteurs de ces émissions oublient un truc :
    le public demande plus aujourd’hui qu’un simple enchainement de tableaux bien éclairés
    ou bien réalisés – oups – pardon pour le son – également bien mixés.

    Je détaille mon idée :
    Certains plans de cette émission étaient très impressionnants.
    Ce qui aurait été cool, c’est que le parti pris d’une « autre » mise en lumière soit allé au bout :
    ok, on éclaire rock, mais la face (à part à un ou deux moment) reste désesperement conventionnelle. Vu l’audience, c’était pas grave, il aurait fallu y aller à fond.
    On donne un peu de nouveau, mais on reste clean et dans les « normes ». Première erreur selon moi.
    Ensuite, la réalisation (si,si!). On en met 12 (des caméras) un peu partout (tiens, y’avait pas de junior ??? ) et on va vous en mettre plein la vue…
    Je vais pas la faire Pullicino sinon rien, mais quand même…
    Constament repasser sur le plan large du fond de salle, sémantiquement, ca veut dire : circulez y’a rien à voir ! Et on s’étonne que les spectateurs s’en aillent.
    Trop large ce plan, trop souvent utilisé et surtout : montrant une salle qui se vide petit à petit ! Et aussi en plein milieu du plan, un étrange accès à la salle, réservé à quelques personnes : à l’antenne, un espace constament vide.
    Non seulement; ca ne sert à rien, ne valorise rien et donne mal au crane aux lighteux (cf ton article).
    Du coup, à trop montrer le vide (le vide, c’est l’angoisse…) les spectateurs vont se rassurer sur TF1, c’est normal !
    Réal toujours : rien d’interessant (trop peu d’exploitation de l’extraordinaire implantation du décor et de la lumière) et un rythme souvent à côté de la plaque. Pitié, les réals télé : trouvez des IDEES !

    Enfin, et j’en reviens au point principal :
    la production a trouvé plein de moyens pour embellir et apporter du « plus » aux prestations des artistes. Mais malgré le professionnalisme et le sourire de Marie Drucker, les plateaux étaient affreusement banals et ne donnaient pas envie de suivre la soirée.
    A un moment, si on veut pousser à la consommation, il faut un peu vendre le produit.
    + le vomitif « votez et revoyons les prestations ». Là faut arrêter ! On sait maintenant qu’un LSM ca sait tout faire en direct… Plus besoin de le prouver tous les quart d’heures.
    + la co-animatrice qui donne les réponses dans des questions trop longues et sans grand interet.
    Donc, à mon avis, si le public ne suit pas, c’est que l’émission a manqué d’attrait et de surprises.
    Je me dis souvent qu’au delà de la débauche de moyens, et même au delà du talent technique des gens qui font ces émissions, il faudrait juste qu’ils se posent une question, une seule :
    quelle est la bonne idée qui va surprendre ?
    Les Cesars se sont longtemps fourvoyés dans ce problème. Je pense qu’ils ont trouvé la solution… plein d’idées.
    Les MTV Music Awards sont aussi une débauche de moyens : mais chaque séquence est une idée à elle-même. Les NRJ Music Awards sous la houlette de leur excellent réalisateur (lui) suivent aussi cette tendance (avoir des idées serait effectivement une bonne tendance à suivre à la télé).

    Voilà pour mon – long – avis, cher Emmanuel. Mais comme ca faisait longtemps que nous n’avions pas disserté sur la télé…
    En résumé : belle soirée technique et visuelle. Mais, ça, ça ne marche plus que pour des gens comme nous…
    Le public, lui, attends visiblement autre chose ! En tous cas, un autre traitement.


  3. Quentin

    Magnifique mise en lumière de Dimitri Vassiliu!
    Merci pour votre article très intéressant.


  4. Damien

    Merci encore pour l’article et merci Philippe pour ce commentaire auquel je suis 100% d’accord !



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