Point de vue

7 août 2011

Raciste, Homophobe, Antisémite …. c’est quoi le plus fort ?

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Drapeau arc en ciel Peace

… Raciste, vous êtes raciste.. Raciiiste… raciste, raciste, raciste…

Oui, malheureusement, c’est bien à moi et pendant plusieurs dizaines de secondes qui m’ont paru des minutes, qu’une commerçante du quartier Montorgueil a proféré cette insulte devant des passants médusés et surtout des restaurateurs tellement heureux de me voir humilié. J’ai cru que cela ne s’arrêterait jamais!

Raciste, mais pourquoi raciste ?

Et bien raciste, comme dernier argument, comme immunité totale lancée par cette femme dont l’une des qualités est d’être originaire des Antilles, mat de peau, ce mot « raciste » comme dernier rempart à mes reproches réguliers mais concernant de véritables (et basiques) problèmes d’hygiène et de sécurité.

Déroutant… (Décevant!)

Quelques secondes plus tard, remonté dans mon appartement, je n’en revenais toujours pas.

Est-ce que j’avais bien entendu ce que j’avais entendu ? Pour une histoire de propreté, de sécurité je me retrouvai désormais traité de raciste en public, une véritable insulte pour moi.

Mes remarques régulières depuis des mois avaient été adressés à elle mais aussi à ses employés et à son patron de mari tous impliqués dans ces histoires : l’un jeune, un autre vieux, blanc de peau ou pas, hétéro ou pas, homme ou femme, catho, juif, musulman, athée, que sais je… Je leur demandais juste d’enfin respecter des règles basiques et d’ainsi respecter leur clientèle et les habitants de l’immeuble en même temps!

C’est d’ailleurs ce que j’ai essayé de répondre à cette femme pendant qu’elle hurlait toujours plus fort le mot Raciste. J’essayais d’argumenter, de lui démontrer de façon incontestable si cela était nécessaire que mes reproches n’avaient rien à voir avec sa couleur de peau et ses origines.

Mais comment argumenter face à quelqu’un qui utilise l’accusation de racisme non pas comme un argument car elle sait qu’il serait mensonger mais comme protection, comme immunité contre tous les reproches?

Et c’est seulement après une douche bien utile pour me remettre les idées en place qu’une idée m’est passée par la tête : Et si je lui avais répondu : Homophobe, homophobe, homophobe …  (En plus, la réalité fait que l’un de ses vendeurs croisé dans la rue un dimanche il y a quelques semaines a bien tenu à mon égard des propos homophobes…).

Accusation de racisme contre accusation d’homophobie ? Qui gagne ?

Et si j’avais été juif j’aurai gagné à tous les coups à ce jeu là ?

Drôle de jeu! En fait nous perdions tous les deux. Et c’est surtout la lutte contre toutes les formes de discriminations qui sont dans de telles situations les grands perdants.

Oublions mon cas personnel. Utiliser des arguments de racisme, d’homophobie et d’antisémitisme pour seul contre-argument à toutes sortes de reproches justifiés n’est-ce pas céder à la facilité et totalement contreproductif quand il est encore au combien aujourd’hui nécessaire de lutter contre tout racisme ?

Comme si le fait d’être juif, noir de peau, d’origine étrangère ou d’une sexualité différente, comme si être pauvre ou riche, un homme ou une femme, malade, handicapé etc. pouvait servir de bouclier à vie et excuser toutes les erreurs.

Avant de poursuivre sur ce sujet, permettez-moi d’illustrer mon propos avec ces deux autres situations vécues dans ma jeunesse :

La première s’est justement déroulée aux Antilles. Quelques jours après la fin de mes études en Ecole Supérieure de Commerce, et avant d’aller dans le froid de l’Allemagne pour effectuer mes 10 mois de service militaire j’étais parti passer une semaine en vacances en janvier, au chaud, sous le soleil antillais.

N’étant pas isolé de la population locale comme c’est souvent le cas des clubs de vacances, j’avais régulièrement l’occasion de discuter avec de jeunes antillais.

Au cours d’une conversation avec l’un d’entre eux, je lui ai raconté que quelques années plus tôt j’avais fais un stage au Sénégal et que j’avais visité l’île de Gorée d’où les noirs africains étaient jetés dans des bateaux et envoyés comme esclaves aux Antilles. Cela avait été un moment fort de mon séjour à Dakar dont j’avais envie de parler avec lui.

Mais il m’a rapidement interrompu en me disant « mais je ne suis pas noir ». Il n’était pas question de l’assimiler à un Africain.

Qu’il me fasse remarquer son métissage, qu’il me parle de l’évolution de la population antillaise depuis cette période ancienne de notre histoire, je l’aurai compris mais j’étais très surpris par sa remarque sans appel. Cela m’a marqué.

Quelques mois plus tard, j’étais donc à l’armée à Trèves en Allemagne pour mon service militaire.
Je l’ai fait en 1995, au moment de l’élection présidentielle, une période où, petite parenthèse, j’ai découvert que les politiques choisissaient alors d’envoyer un maximum de jeunes de banlieue faire leur service militaire et si possible dans les bases situées en Allemagne. Un moyen d’éloigner des petits délinquants de leurs « territoires » et de justifier d’un calme en banlieue à l’approche des élections ! Certains élus doivent actuellement regretter que cela ne soit plus possible !

Les promotions étaient par conséquent très métissées et il y avait de sacré caractères et profils à gérer sur place.

Lors d’un cours de tir je vois l’adjudant chef sermonner un jeune appelé « blanc », (caucasien devrais-je dire à anglo-saxonne?) pour une broutille avant de rappeler aussi à l’ordre un autre jeune homme d’origine arabe qui, pour le coup, avait commis une erreur de sécurité, particulièrement grave avec une arme.

Comme cet adjudant chef me formait aussi à l’époque pour devenir à mon tour moniteur de tir, je lui ai demandé pourquoi il avait réprimé sans véritable raison le premier jeune homme. Il m’a alors répondu que c’était sa technique pour éviter toute accusation de racisme de la part de personnes de couleurs ou d’origine étrangère.

Sa réponse m’avait surprise au point que je m’en souviens encore aujourd’hui. Selon lui il fallait régulièrement donner des gages de non racisme, cela simplifiait la vie en régiment.

Faut-il alors désormais aussi se protéger contre des accusations de racisme ?

Le racisme sous toutes ces formes est une vraie réalité et les insultes racistes ouvertement prononcées ou plus sournoisement pensées sont probablement bien plus nombreuses que les accusations de racisme, d’antisémitisme proférés par certains en manque d’argument.

Cependant, permettez-moi d’ouvrir ce débat.

Les moyens mis en place pour officiellement lutter contre toutes les formes de discrimination sont-ils toujours les bons ?
Je vais passer rapidement sur l’utilisation des bas sentiments présupposés d’une part de l’électorat français comme moyen de faire campagne. Pas la peine de rappeler les propos des dirigeants actuels concernant les Roms (A chacun d’ailleurs se de demander pourquoi ce choix de population), les chiffres et statistiques régulièrement lancés pour entretenir les peurs. Tant que les « gens du peuple » se détestent entre eux, ils laissent certaines élites continuer à faire leurs affaires!

Coté opposition, la situation n’est pas toujours meilleure. Je vous invite à ce sujet à lire  Aveugle, Arabe et homme politique, ça vous étonne  de Hamoun Bouakkaz, élu de gauche et adjoint au Maire de Paris qui n’est pas tendre non plus avec le Parti socialiste au sujet du traitement du racisme et la question des musulmans en France. (En particulier le Chapitre  IV au titre provocateur : La droite n’aime pas les Arabes, la gauche n’aime pas les Musulmans ») (Editions DDB)

Que penser aussi des propositions régulières d’utilisation de quotas ?

Je suis à titre personnel plutôt contre. En effet, j’ai toujours préféré que les personnes prennent des décisions par choix, par intelligence et compréhension que par obligation.

C’est probablement plus long, plus compliqué de prendre le temps de faire comprendre à des personnes que le racisme est stupide et qu’ils doivent avant tout prêter attention aux qualités humaines, aux compétences d’une personne plutôt qu’à sa couleur de peau, son prénom, sa religion etc.

La couleur de peau, une religion, des origines étrangères, toutes ces « différences » ne sont finalement que des sources d’enrichissement de la personnalité d’un individu.

Et puis comment établirait-on les quotas ?
Combien de noirs ? de personnes d’origines arabes ? de personnes de confession juive ? d’homosexuels, de handicapés, de femmes…. ?

Il est vrai que dans notre société actuelle, tout doit être chiffrable, quantifiable, classable. Tout doit rentrer dans des cases, des statistiques, des indices.

Et la conséquence de ces envies de quotas d’ailleurs défendues par des nombreux organismes communautaires serait la remise en cause d’une tradition française en imposant la mise en place préalable de statistiques ethniques. Jusqu’à présent, il s’agissait d’éviter d’utiliser la couleur de peau ou la religion comme critère de distinction et de catégorisation.

Mais pourquoi certaines associations communautaristes normalement au cœur de la lutte contre toutes les formes de discrimination poussent-elles au « comptage » ?

Une partie de la réponse tient me semble-t-il dans la recherche d’un poids électoral et financier et la création d’un lobbying plus ou moins puissant face aux décideurs politiques.

Messieurs les hommes politiques, nous les noirs, représentont x% de la population, tenez compte de nous pour cette décision… D’ailleurs une loi à ce sujet nous ferait bien plaisir et pourrait vous faire gagner nos voix aux prochaines élections…

Ces statistiques ethniques favoriseraient-elles alors vraiment la lutte contre le racisme sur le terrain auprès de ceux qui doivent effectivement y faire face ?

J’en doute, et j’ai parfois l’impression que ces prises de paroles de certaines associations permettent surtout de mettre en valeur certains de leurs dirigeants ravis de côtoyer le pouvoir, d’être sollicités par eux et de se pouvoir se placer.

Il doit en effet être bien plus excitant de pouvoir être reçu à l’Elysée quand il s’agit de permettre à un Président de la République d’envoyer un signal à une communauté d’électeurs que de travailler au quotidien sur le terrain.

Je ne vais surtout pas me risque de donner l’impression de généraliser à mon tour mais ces questions mériteraient de temps à autre d’être posées.

Est-ce je me trompe par ailleurs en considérant que c’est souvent plus à l’école que dans les ministères que la lutte contres les inégalités et le racisme se joue? C’est l’école qui doit donner à des jeunes, quelques soient leurs différences, les mêmes chances de réussir ensuite. C’est à l’école que la mixité des étudiants dès le plus jeune âge peut permettre de la rendre naturelle, non discutable.

Par ailleurs, il y a encore quelque chose qui  me dérange plus dans le comptage des populations en fonction de caractéristiques  ethniques, religieuses, sociales etc. :

S’il s’agit au départ de rappeler qu’une part importante de la population possède une caractéristique commune, le comptage peut cependant aussi créer un rapport de force. Les musulmans sont ils plus nombreux ou pas que les juifs en France ? Lesquels sont-ils alors les plus influents et puissants, les plus écoutés du pouvoir ?

Encore une fois, je crains qu’on obtienne l’inverse de l’objectif initial, la lutte contre la discrimination, en créant artificiellement de nouvelles différences entre des types de population, des différents niveaux de puissance, une hiérarchie dans la population.

Si je ne trompe n’est pas ce pas aussi une forme de racisme, de la discrimination ?

Le débat est complexe et difficile. J’ai essayé à mon niveau de poser quelques questions et d’ouvrir un débat. A vous de le poursuivre.

Pour conclure cette partie je me permets de vous inviter à lire deux ouvrages :

– Les intellectuels faussaires (Le triomphe médiatique des experts en mensonge) de Pascal Boniface directeur de l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques) régulièrement invité de C dans l’air sur France 5. Un auteur très en colère à cause d’intervenants très médiatiques (Alexandre Adler, Caroline Fourest, François Heisbourg et BHL qu’il qualifie de « seigneur et maître des « faussaires » » et d’autres…), des intervenants médiatiques qui, même pour parfois défendre des causes justes, n’hésitent pas d’après l’auteur à utiliser des techniques de communication totalement malhonnêtes. Je vous conseille d’ailleurs particulièrement la première partie : De la malhonnêteté intellectuel en général. Les écrits et propos énoncés par ce spécialiste des relations internationales et en particulier du Moyen Orient lui ont lui par ailleurs valu de nombreuses attaques et accusations assez violentes.

– Vaincre Hitler : pour un judaïsme plus humaniste et universaliste, d’Avraham Burg (Fayard, 2008), un livre assez complexe (enfin perso je l’ai trouvé complexe) qui donne un autre point de vue sur l’histoire et l’évolution d’Israel. L’auteur, Président de la Knesset, le parlement israélien, de 1999 à 2003 ne peut être suspecté d’antisémitisme. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui l’avait poussé à écrire ce livre expliquait-il sur LCI au moment de son lancement.

Wikipédia propose par ailleurs une autre citation d’Avraham Burg qui serait issue d’un entretien pour le Monde daté du 15 mai 2008. Je n’ai pu remonté à la source mais je me permets de vous la présenter car elle résume des idées qu’il a développé dans son livre : «  Bien sûr que l’antisémitisme existe encore, sous la forme d’un mixte bizarre d’anti-judaïsme religieux, de xénophobie, d’anti-impérialisme, d’antiaméricanisme et d’anti-israélisme d’extrême gauche. Mais le phénomène contemporain est celui d’une haine généralisée de l’autre, de l’étranger, de l’immigré, de la différence, de l’homosexualité, des musulmans et, dans le lot, des juifs. L’antisémitisme est désormais une partie seulement d’un phénomène universel plus global. Revendiquer une spécificité en la matière me paraît stupide.

Je ne pouvais pas terminer enfin sans vous donner des nouvelles du front, du quartier Montorgueil, qui pourrait je pense finir par être officiellement considéré comme un territoire autonome au coeur de la France et de Paris, puisque les nuisances sonores avec ou sans musique à haut niveau s’y poursuivent et s’amplifient dans certains établissements, les terrasses continuant de leur coté leur extension.

Un territoire autonome où les restaurateurs et cafetiers prendraient officiellement le pouvoir pour officialiser leurs règles basées sur un principe de base : la vénération du dieu Argent. Un territoire tout de même sous protectorat français avec demande d’intervention de la police quand les quelques derniers SDFs pas encore chassés du quartier importuneraient leur clientèle. Un territoire autonome mais sous protectorat de Nicolas Sarkozy qui, alors qu’il n’est officiellement toujours pas candidat, dit-il et pourtant en visite dans toute la France, aux frais du contribuables depuis des mois, a pris le temps d’annoncer avant ses vacances qu’il ne reviendrait bien sûr pas sur la baisse de la TVA dans la restauration. Amis du clientélisme, bonjour! Pour les autres, profitez des vacances, les mauvaises nouvelles ne devraient pas tarder!

De façon plus précise, la boulangerie en bas de chez moi continue à confondre escalier commun à tous les locataires et colonne d’aération de sa boulangerie. Moins couteuse qu’une installation permettant au personnel de travailler dans des conditions raisonnables.

Coté Franprix rue Réaumur, ce n’est QUE la trois fois depuis début janvier que je tombe en milieu d’après midi sur le gérant qui change un nombre important d’étiquettes de prix avec parfois des augmentations de 10 à 20%. Combien de clients se sont retrouvés en caisse à payer plus chers leurs achats sans le savoir? Pourquoi se gêner!

Coté restaurateurs, je passe sur les insultes : Dans le territoire de Montorgueil, le mot Bonjour doit probablement désormais se dire « Connard » !

Se sont cependant désormais ajoutées des menaces, comme par exemple celle d’un serveur d’un établissement pourtant déjà condamné une première fois par la justice pour l’extension illégale de la terrasse. Et encore il n’a toujours pas été verbalisé pour la musique qu’il diffuse et dès l’automne pour sa terrasse fermée fumeur.

Plus original, le patron d’un restaurant du haut de la rue des Petits carreaux m’a menacé de me faire suivre, de faire vérifier mon passé et mes activités.

Et, vous allez rire… Pourquoi cette menace ? Tout simplement car dimanche dernier il m’a aperçu prenant en photo sa Ferrari noire garée entièrement sur le trottoir en face de la terrasse très très large de son établissement. Bien sûr j’ai pris soin qu’il me voit prendre la photo. Il s’agissait de ma part qu’un petit amusement notamment car ce Monsieur nous demandait à nous riverains il y a quelques années encore d’être tolérants avec les restaurateurs du quartier car leur situation était difficile. Tu parles…

En tout cas, en me voyant faire la photo il a accouru vers moi pour proférer ses menaces avant de me traiter aussi de Connard ou équivalent.. Tiens finalement « connard » cela doit aussi vouloir dire au-revoir dans le Territoire autonome de Montorgueil!

Trois exemples d'extension illégale (en bleu) de terrasses Quartier Montorgueil – Jour et Nuit / Ca en fait du Chiffre d'Affaires

Du coté des trois restaurants face à mon domicile? L’un des trois semble respecter l’espace autorisé de sa terrasse (le patron est absent?). Il  a cependant diffusé il y a quelques jours, tard le soir, de la musique à haut niveau mais quand j’ai eu un responsable en ligne il n’a pas discuté longtemps. Quand je lui ai fait remarqué que c’était fort et qu’il diffusait quand même depuis 20 minutes du Patrick Sébastien, il a cessé de diffuser la musique. Respect des riverains ou juste constat d’une faute de goût manifeste qui pourrait être encore encore plus rédhibitoire pour son commerce?

Les deux autres trichent toujours avec le règlement mais c’est selon les jours. Je pensais qu’ils mettaient de la bonne volonté mais en fait non, leur attitude semble surtout dépendre de la météo et de la clientèle disponible.

Mais coté bruit, avec vingt clients ou trois client très bruyants, cela ne change finalement rien pour nous riverains. Mais pour cela, silence du coté des restaurateurs. Aucune action.

Coté soutien de la Police enfin, le résultat est encourageant mais variable. Lors de leurs interventions, certains agents ont verbalisé et réalisé un travail très précis et sérieux. Merci à eux. D’autres se sont semble-t-il contentés un autre soir de mettre en garde le restaurateur en infraction, ce qui ne changeait alors rien pour nous riverains ce soir là.

Et histoire de boucler la boucle, cela montre peut-être aussi que dans une même profession, la mise en application des lois peut varier d’un agent à un autre. Juste et toujours encore une histoire d’êtres humains avec leurs différences peut-être!

Enfin, pour prolonger ce débat, je proposerai bien à cette commerçante de prendre le temps de réfléchir à cette autre situation dans le quartier Montorgueil et probablement ailleurs aussi :
Quel est son sentiment quand elle constate comme moi que, dans de nombreux restaurants, à l’avant, en «vitrine», les serveurs sont souvent castés au physique – plutôt de type européen- , bogosses, alors qu’en cuisine, plutôt invisibles, on trouve principalement du «petit personnel» d’origine pakistanaise ou indienne… même si la cuisine est annoncée sur la carte comme typique?

Cela ne la  gêne pas? Quel mot utiliserait-elle alors pour qualifier cette situation? Personnellement je pense que cela mérite réflexion…

Article rédigé en nocturne pendant ces heures où les restaurateurs face à mon domicile décident avec leurs clients qu’il m’est encore interdit de dormir!

Cet article fait partie de la catégorie Opinion. On peut parler Média et rester citoyen!






4 commentaires


  1. Article très intéressant, bien que sans rapport avec les médias, mais le débat pourrait également se porter sur les émissions de télévision, où chaques chaînes s’efforce souvent d’avoir son quota de diversité, en utilisant, par exemple, souvent des clichés homosexuels pour pouvoir malgré tout amuser le public…


    • Martin,

      Merci pour ton commentaire.

      Effectivement j’ai fait un écart par rapport à la thématique générale du blog mais je dois constater que depuis quelques années ce quartier Montorgueil dans lequel j’habite me réserve de bien mauvaises surprises et m’amènent à parfois ouvrir vers d’autres débats.

      Concernant la diversité et les clichés dans les médias je pense que la rentrée et les prochains mois nous donneront surement des raisons des les aborder.


  2. Babapascool

    Belle manière de suppléer au Média qui manque cruellement de subjectivité objective, scotché à la norme morale et à la rigidité d’une imagination bordée par les frontières unanimes de la rentabilité ! La Tolérance n’est pas un sujet développé, l’on se cantonne tout juste à limiter (l’imiter) les contours de l’intolérance ! Nous sommes vraiment qu’une Espèce de pion, les RACES cela n’existe pas !



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