Coulisses des émissions

9 mars 2012

Depuis déjà un an, le dimanche sur France 5 C politique avec Géraldine Muhlmann : Interview

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Géraldine Muhlmann C politique France 5

« If it’s sunday, it’s Meet the Press » est la maxime de David Gregory présentateur d’une émission politique de référence sur NBC aux Etats Unis.

Sur France 5, le dimanche à 17h40 c’est C Politique et, depuis un an (et une semaine), c’est Géraldine Muhlmann qui interroge l’invité politique de la semaine en direct au Studio Gabriel situé à quelques pas de l’Elysée.

Comment a-t-elle vécu cette première année d’interviews politiques en tête à tête pendant 70 minutes? Comment réussi-t-elle à obtenir des réponses à ses questions?

Celle qui est aussi Professeur à l’Université Paris II a répondu aux questions de Media un autre regard. C’était il y a une semaine à 16h30 à une heure du direct du jour avec Jean François Copé.

Comment faire son travail avec intégrité? Comment elle aime apprendre encore chaque semaine son métier?

Comment préparez-vous cette émission chaque semaine ?
Géraldine Muhlmann : L’essentiel de ma préparation consiste à lire la presse tous azimuts toute la semaine, et d’en discuter avec la rédaction de l’émission qui me prépare aussi des dossiers suivant l’actualité.

Je me rends dans les locaux de Maximal Productions le vendredi après-midi et je rencontre les rédacteurs en chef et Jérôme Bellay (producteur de l’émission), en général juste après le direct de C dans l’air. (Quotidienne aussi produite par Jérôme Bellay). Je visionne aussi les sujets qui viennent d’être finis. D’autres seront encore montés plus tard pendant le week-end.

De façon assez informelle, nous parlons avec Jérôme du plateau d’entrée, de l’angle principal, des interrogations qui doivent être les plus saillantes lors de l’interview. Nous faisons aussi un bilan politique de la semaine. Je m’imprègne de cette conversation et je chemine avec tout au long du samedi tout en essayant de me reposer.

Pas de week-end quand on présente une émission politique le dimanche en direct ?
G. M. : Le samedi est à la fois jour de repos et de faux repos.
J’essaye de ne pas passer la journée devant mon bureau, d’avoir l’esprit libre, de dormir, de m’aérer, de passer du temps avec ma famille, mais je suis obligée d’admettre que mon cerveau est un peu occupé car j’ai le conducteur parfaitement en tête, j’y pense en suivant l’actu du week-end…

Le dimanche, par contre, je me lève tôt. C’est une journée « bureau ». J’écris mes notes, un grand nombre de notes que j’essaye d’ «oublier » ensuite au maximum pendant l’émission.

Le décor de C Politique au Studio Gabriel – France 5

Vous venez ici, au Studio Gabriel, dès le matin ?
G. M. : J’ai un lieu chez moi pour travailler le matin. J’arrive ici en début d’après-midi pour m’occuper des autres choses qui font partie de la télé (maquillage, coiffure etc…)

Vous êtes d’ailleurs déjà prête à 16h30 au moment où nous réalisons cette interview, plus d’une heure avant le début du direct ?
G. M. : Nous avons un faisceau entre 16h et 16h30 avec France 5 pendant lequel j’enregistre un « tout à l’heure » et un « tout de suite » (L’équivalent sur France 5 du Coming next de M6) qui passent sur la chaîne avant l’émission. Cela me laisse ensuite une heure pour me re-concentrer autrement, avec un peu de recul par rapport à mes notes du matin.  Je visionne les derniers reportages.

Vous parliez de beaucoup lire beaucoup la presse, consultez-vous aussi autant internet. Etes vous d’ailleurs présente et assidue sur les réseaux sociaux ?
G. M. : Je suis ce qui s’y passe et j’ai des amis qui y sont plus que moi et qui m’alertent. Je dois dire que je ne suis pas une fanatique des réseaux sociaux. C’est un choix auto-protecteur.  Je suis cela mais de manière indirecte uniquement.

Un élément central de l’émission est l’invité. Comment se passe son choix ?
G. M. : On en parle tous ensemble mais l’agenda est tenu par Christelle Bozellec à la production. On refait aussi souvent un point le lundi avec Jérôme Bellay… en plus du point sur les audiences!  Certains invités sont déjà réservés. Parfois on doit aussi gérer un trou ou un changement de planning.

En cette période électorale, comment travaillez-vous pour respecter le principe d’équité ?
G. M. : Nous avons calé de nombreux invités avec de l’avance mais notre difficulté actuellement le dimanche est le manque de disponibilité des candidats qui sont souvent en meeting.

Il va nous falloir encore régler la programmation des toutes dernières émissions avant l’élection présidentielle.  Je ne pas encore vous en parler car cela va faire l’objet d’une réunion à France 5.

Cela dépendra aussi du nombre final de candidats...
G. M. : Exactement et nous n’aurons ce nombre que dans 15 jours. On attend.

Quel est votre point de vue sur ces règles d’équité puis d’égalité édictées par le CSA ?
G. M. : L’existence du CSA fait partie des spécificités de notre pays. Il a posé des règles. On peut en discuter mais, comme pour les autres règles des élections (mode de scrutin, parrainages…)  ce n’est actuellement pas le moment de le faire. Il faut qu’on apprenne de chaque élection pour repenser la suivante.

Désormais nous avons, en fait, des problèmes techniques à résoudre. Comment fait-on pour inviter tous les candidats dans une émission dont le format prévoit un seul invité par émission ? Mais cela reste des problèmes techniques.

Si on veut éviter de casser les formats pour ne pas trop désorienter le téléspectateur, on peut imaginer des équilibrages sur la chaîne : des invitations de certains candidats dans d’autres émissions de France 5, bref une réflexion globale au niveau de la chaîne et pas seulement émission par émission. Mais à titre personnel,  je suis prête à faire tous les efforts pour manifester ma bonne volonté de journaliste et être « arithmétiquement » équitable, même s’il fallait modifier le format de C Politique à titre exceptionnel.

On évoque déjà dans la presse la suspension de certaines émissions politiques du fait de la difficulté à respecter les règles d’égalité. C’est paradoxal à l’approche de la campagne…
G. M. : Ce serait la plus mauvaise des solutions. Ce n’est pas seulement que je défends ma boutique. On aurait du mal à comprendre le sens que cela aurait de suspendre l’émission estampillée « politique » de la chaîne juste au moment le plus chaud de la campagne !  Ce serait une absurdité pour moi mais aussi je pense pour Jérôme Bellay.

Le fait d’être en campagne amène aussi de nombreux journalistes dont (probablement) vous à pouvoir enfin interviewer Nicolas Sarkozy, et sur vos plateaux. Pensez-vous que cette interview sera particulière ?
G. M. : Je ne crois pas que ce soit fondamentalement différent. Je m’entretiendrais avec Nicolas Sarkozy comme avec n’importe quel autre interlocuteur. Même respect, même exigence dans l’interview.

Pour préparer l’émission avez-vous des contacts avec les invités politiques ou leurs conseillers ?
G. M. : Néant, niet total (dit elle avec un grand sourire)

Ils n’expriment même pas des demandes vis-à-vis de thèmes qu’ils voudraient aborder ?
G. M. : D’abord, je pense qu’ils n’osent pas car ils connaissent notre éthique dans cette rédaction. Bien sûr ils ont des chargés de communication rien que pour organiser leur agenda. Il peut alors y avoir des relations techniques avec ces personnes qui sont importantes pour qu’on ait aussi un bon équilibrage entre les invités.  Mais cela ne se passe pas avec moi.  De plus, je suis très précautionneuse, je ne laisse pas trainer mon numéro de portable…

Je ne passe pas la semaine au téléphone avec eux, je ne les fréquente pas. Cela fait un an que je suis à la tête de cette émission. Au début ils ne me connaissaient pas, ils m’observaient à distance.  Désormais, je pense qu’ils savent que je travaille très sérieusement. Je suis, autant qu’on puisse l’être, impartiale, à l’écoute mais exigeante, respectueuse mais aussi « dure » avec tous, car il n’y a aucune raison de faire une interview facile, même pour eux ce n’est pas intéressant.  Ce qui n’empêche en rien la courtoisie. Dans les non-dits je crois que cela est acquis, et ils ne cherchent pas à me téléphoner.

Même au moment de leur arrivée sur le plateau, à quelques minutes du direct, ils ne vous disent pas quelques mots pour vous déstabiliser ou vous « attendrir » ?
G. M. : Non, pas vraiment. Soyons clairs, je les accueille, on va se parler pendant une heure, et j’ai donc, c’est normal, cette chaleur des gens qui accueillent bien leurs invités. J’ai cette courtoisie là.

On s’occupe bien d’eux mais ils me voient alors peu car c’est aussi à ce moment là que je me prépare avec un dernier raccord maquillage, j’ai  aussi souvent encore une ou deux dépêches à lire. Je leur dis d’ailleurs : «  excusez-moi, j’ai encore un peu de travail, on se retrouve dans 10 minutes sur le plateau ».

On a alors effectivement quelques minutes en plateau qui permettent surtout de tester les micros, le son des voix. On se dit alors des choses assez banales, légères pour détendre tout le monde. Il n’est pas nécessaire d’être agressif ou glacial ! On ne se fait pas la guerre mais on n’est pas copain non plus.

A quelques instants du début du direct de C Politique sur France 5

Pendant la diffusion des sujets est ce qu’ils vous parlent, réagissent en « off » à ce qui vient de se passer ?
G. M. : Pas tellement car on est chacun extrêmement concentré. Pendant ces 70 minutes il y a 20 minutes d’images. Nous sommes donc tous les deux à l’antenne en permanence pendant 50 minutes. C’est un effort intense pour les deux , et c’est important de bien regarder les reportages, tout en se concentrant sur la discussion qu’ils vont forcément susciter juste après.

Et vous oubliez donc vos notes ?
G. M. : J’essaye surtout de bien écouter mes interlocuteurs. Ce serait une erreur d’être tout le temps en train de penser à la « question d’après » . Je dois certes avoir un cheminement d’interview en tête, mais il faut que mon questionnement colle à ce qu’ils viennent de dire, je dois partir de leurs propos. C’est ça l’exigence.

Ils sortent fatigués ?
G. M. : Ils disent effectivement que c’est à la fois une émission longue mais qu’ils n’ont pas perçue comme telle. Ils ont cependant senti l’effort. Ils disent que c’est une émission, par sa forme et sa durée, qui est exigeante, vraiment.

70 minutes fatigantes aussi pour vous ?
G. M. : Ah oui, fatigante mais j’adore ça ! J’adore ! (dit-elle encore une fois dans un grand rire).

Voici d’ailleurs un an que vous présentez C politique sur France 5. Comment avez-vous vécu cette première année ?
G. M. : Ce qui m’arrive est formidable. Je suis très contente, j’ai appris énormément de choses sur la politique et sur moi, en réfléchissant à la manière dont je les écoute, en me demandant sans cesse comment je peux encore progresser dans ce domaine.

Cela m’intéresse beaucoup du point de vue psychologique et politique. C’est intéressant  de voir comment les politiques sont parfois si attendus et parfois inattendus. Il n’y a pas deux émissions pareilles, avec le même invité parfois.

L’écoute, c’est la clé. C’est ce qui permet des questions réellement pertinentes et parfois réellement exigeantes et difficiles, et il en faut pour que l’interview soit bonne.  Mieux on a écouté, plus on peut être ferme ensuite dans l’attente d’une réponse précise à une question précise.

Vous n’êtes pas agressive avec les invités, de quelle manière réussissez-vous à obtenir des réponses à vos questions ?
G. M. : J’en connais qui tapent très fort sur la table, ce n’est pas du tout mon truc. Chez moi cela se passe plutôt dans le regard, dans le visage, dans mon étonnement, un étonnement compliqué pour les invités, auquel ils se sentent obligés de répondre. Ce n’est d’ailleurs pas toujours totalement maitrisé par moi non plus.  Mais je sais que cela s’exprime pour le téléspectateur et mon invité en face de moi.

Parfois c’est un peu comme si je leur faisais sentir que cette réponse, non franchement ça ne va pas, il faudrait en faire un autre, corriger… Et ils le sentent bien.

Je veux qu’ils soient obligés de sortir de l’élément de langage qui était prévu, c’est ce que je travaille. Et souvent cela marche. Ils sentent très bien quand la réponse a été trop convenue. Ça aussi j’ai appris à le faire sentir avec ma personnalité, sans essayer de m’inventer un personnage qui ne soit pas moi.

J’apprends cela et continue à l’apprendre et j’essaye de rester moi-même sans effet de manche artificiels.

Le plus dur à la télé c’est d’être soi-même et cela se travaille. C’est paradoxal !

C’est un paradoxe de la télé qui est très intéressant.

Comment se passe votre relation avec Jérôme Bellay à l’oreillette pendant le direct?
G. M. : On peut dire qu’on a une conversation régulière. Sa présence dans mon l’oreillette, pendant qu’il est , lui, en régie devant l’écran, est très importante pour moi car il est en réaction.

Depuis le début, il m’a fait beaucoup avancer. Il voit la femme ou l’homme politique différemment de moi, sur un écran, sur plusieurs écrans. Il me donne alors via l’oreillette son point de vue qui me fait avancer. Il me nourrit. Il est le premier téléspectateur de l’émission. Et comme on se connait de mieux en mieux, il m’arrive de sentir à l’ avance que telle ou situation d’interview va déboucher chez lui sur telle proposition de question !  A force de se connaitre on a le même mouvement commun.

Par exemple parfois on « casse tout » : alors qu’on avait prévu dans le conducteur d’enchaîner d’une certaine façon, ce que vient de dire l’invité suggère à l’évidence d’introduire une interrogation qui n’était pas prévue, ou en tout cas pas à cet endroit-là de l’émission.  Alors on y va ! Jérôme sent cela parfaitement,  et parfois il voit des choses que je ne vois pas et je lui fais entièrement confiance, je sais qu’il a raison. De là où il est il a un point de vue que je ne peux pas avoir.

Et quand on débute est ce facile d’écouter et son invité et les propos dans l’oreillette ?
G. M. : On ne s’y fait pas forcément vite mais on s’y fait. Et j’ajoute qu’en télévision l’oreillette c’est très important. C’est une forme d’extériorité très utile qui fait progresser. Après, il faut être bien avec ce que l’on vous dit et la personne qui vous parle. Ça se travaille.

Vous le vouvoyez ?
G. M. :  Oui, ça vous surprend ? Jérôme Bellay vouvoie beaucoup de ses collaborateurs, il l’a fait depuis le début quand il m’a appelée, j’ai fait de même, on ne se connaissait pas d’ailleurs. Aujourd’hui on se connaît mais on se vouvoie toujours. Où est le problème ?

(J’ai oublié mes bonnes manières mais il est vrai que j’ai été habitué aux tutoiements immédiats et à tous les niveaux à la télévision. Une apparence de simplicité et d’égalité… Une apparence uniquement parfois!)

Vous présentez chaque semaine C politique mais vous êtes aussi professeur à l’Université.
G. M. : Je suis professeur d’université en poste à Paris II, professeur de science politique et de philosophie politique. J’enseigne la philosophie politique, et l’histoire des idées politiques.

Il y a toujours beaucoup de dimensions historiques dans mes travaux aussi bien de recherche que dans mes cours. J’aime bien partir de questions contemporaines et remonter le fil du temps.
J’ai travaillé sur le journalisme et je suis remontée au 19ème siècle, c’était ma thèse de doctorat et j’en ai fait deux livres (Les références en fin d’article). Depuis quelques années je travaille beaucoup sur le religieux et la croyance et je remonte jusqu’à la Renaissance. J’aime bien cette démarche, « généalogique » comme on dit en philo…

Comment vos étudiants réagissent maintenant que vous « passez à la télé »?
G. M. : Eh bien, ils réagissent très peu car je suis tout à fait dédoublée ! Je ne parle pas de mes émissions de télévision quand je donne mes cours d’amphi et, et vous remarquez que, dans le cadre d’activités télévisuelles, je ne parle pas de mes activités d’enseignant et de chercheur sauf si je suis amenée à parler d’un livre que je sors.

Je sépare les domaines.  C’est une sorte d’hygiène mentale personnelle. Jusqu’à présent cela marche plutôt assez bien.

Cela ne veut pas dire que de temps en temps dans un couloir je n’aie pas une petite remarque en fin de cours, mais je ne nourris pas cela chez mes étudiants, je ne stimule pas la conversation et jamais je ne la provoque. Je trouverais très malsain de leur demander leur avis sur ce que je fais dans mes activités télévisuelles. Ils savent bien qu’il y a deux personnages séparés et c’est très bien comme cela.

Enfin pour terminer, vous avez inauguré un nouveau décor en septembre dernier, un décor conçu par Franck Fellemann ?  Quelle était votre envie ?
G. M. : Jérôme Bellay m’a interrogée sur ce que je ressentais en plateau, sur ce qui me mettait à l’aise et moins à l’aise, et puis il a senti beaucoup de choses rien qu’en m’observant.

Ce que je lui ai dit, c’est que j’avais besoin d’être un peu plus proche de mon interlocuteur pour éviter de forcer la voix, afin d’être le plus moi-même possible. Dans le regard aussi avec l’invité, j’avais besoin d’une distance un peu moins grande, pour être au plus près de ses réactions. C’est un des grands changements de ce décor : une nouvelle table, plus étroite.

La place du public a aussi un peu changé, favorisant là aussi le face-à-face, et ça c’est vraiment Jérôme qui a senti que c’était important.

Et puis il y a tout le reste, lumière, couleur, utilisation des écrans : c’est le travail des pros, ils me l’ont fait découvrir à la rentrée, j’étais ravie !

Un grand merci à Géraldine Muhlmann pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Je prolongerai très prochainement cette interview en vous racontant les coulisses du direct auquel j’ai assisté et vous en dirai plus sur la mise en image de l’émission, une réalisation ce jour là de Didier Fraisse qui alterne avec Nicolas Druet et Tristan Carné qui s’était aussi chargé de la mise en image initiale. La lumière a été conçue par Joel Durban et mis en place ce jour là par Hélène Roy.

Et en bonus, j’expliquerai aussi aux personnalités accompagnant l’invité politique où se trouvent les meilleures places pour bien être vu dans le public l’émission! Media un autre regard c’est aussi rendre service !

Le Monitoring de réalisation de C Politique au Studio Gabriel pendant le direct sur France 5

Les deux livres évoqués par Géraldine Muhlmann sont les suivants :
Du journalisme en démocratie, aux Editions Payot 2004, réédité en poche chez Payot en 2006
Une histoire du journalisme XIXe – XXe siècle PUF 2004 (avec la préface de Marc Kravetz), réédité au Seuil en 2007
Ces ouvrages correspondent au travail de thèse de Géraldine Muhlmann pour lequel elle a obtenu le Prix Le Monde de la recherche universitaire. Ils ont aussi depuis été traduits en anglais et publiés chez l’éditeur anglo-saxon Polity Press.

Enfin, le 1er février 2012, est parue une édition entièrement refondue de l’Histoire des Idées politiques Edition : Les Presses Universitaires de France, qu’elle co-signe avec les auteurs d’origine: Evelyne Pisier, Olivier Duhamel et François Châtelet.






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