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13 mars 2012

M6 a 25 ans. Une première sur son plateau : Tournage multicam en Canon EOS C300

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Une caméra Canon EOS C 300 avec prompteur - Plateau M6

Ce mercredi soir, sur M6, en prime time, « 25 ans d’événements que les Français n’oublieront jamais » une émission présentée par Faustine Bollaert et Bernard de La Villardiere

… et une première technologique sur le plateau de M6 : Pour la première fois en France, des plateaux réalisés avec 4 caméras Canon EOS C300 cinéma reliées à la régie multicam M6 et commutées par Sébastien Devaud. Un autre rendu image à l’antenne de M6…

Les imposantes caméras broadcast Sony et la grue du plateau sont restées en sommeil jeudi dernier, remplacées exceptionnellement par ces caméras de taille très réduite qui sont la déclinaison vidéo (télé et cinéma) des appareils photos Reflex Canon 1D, 5D, ou 7D créés pour la photo mais très appréciés et utilisés pour la vidéo et même le cinéma ces dernières années.

Pour tout savoir sur cette nouvelle expérience technologique…

Image réalisée par une caméra Canon EOS C 300 sur le plateau M6 / Studio 89 / M6

Voilà l’une des images extraite de cette émission spéciale que vous verrez ce soir sur M6. (Une image compressée pour un usage sur ce site)

Bien sûr, vous reconnaissez le plateau principal à M6 dans le studio Jean Drucker dit aussi « le plateau du -3 ». On y tourne chaque semaine de nombreuses émissions comme Zone interdite, Capital, 100% Mag et j’en passe, et bien sûr le 1945, le journal en direct, l’un des succès actuels de M6.

Vous l’avez reconnu, et pourtant regardez à nouveau l’aspect des images sur le grand écran en led qui entoure le plateau (TAV)… Souvent, sur M6, les images diffusées sur ce mur apparaissent plus ou moins pixélisées. Mais ce n’est pour la première fois pas le cas. Et c’est l’un des résultats obtenus avec cette nouvelle caméra Canon EOS C 300 équipée d’optiques cinéma.

Et cela est autant vrai pour ces deux gros plans extraits de l’émission :

Gros plans réalisés au Canon EOS C 300 – 25 ans de M6

Retour en arrière, jeudi dernier sur le plateau M6.

La journée avait commencé tôt, en particulier pour les équipes déco chargées d’installer le décor de Franck Breuil, une accessoirisation de la base de décor permanente constituée par le grand écran amovible et la scène circulaire centrale rétro-éclairée.

Celle-ci avait été recouverte d’un sol noir brillant avec en son centre, un pupitre double. Des pans du mur d’images avaient été séparés pour accueillir en leur centre un rideau (Qui a dit rideau de douche?!) rétroéclairé par Laurent Riobé, directeur de la photographie.

Pour alimenter le grand écran et différencier les ambiances des nombreuses émissions tournées sur ce plateau, un habillage graphique animé a été créé sous la direction de Michel Nougué, directeur artistique du Groupe M6. Dans cette animation évoquant des mobiles rectangulaires en mouvement, le truquiste, Nicolas Rouger, a pu insérer deux fenêtres dans lesquelles vont alterner des boucles avec le nom de l’émission et des illustrations des événements évoqués pendant toute la durée de l’émission.

Des formes identiques mais bien réelles ont aussi été posées sur le sol et d’autres suspendues sous deux potences et mises en mouvement grâce à de petits et silencieux moteurs électriques. On les aperçoit en amorce sur le plan large extrait de l’émission en début d’article.

Voici ces mêmes mobiles sous leurs potences, Laurent Riobé à leur coté mais aussi ce qui nous intéresse particulièrement aujourd’hui : les 4 caméras Canon EOS C 300 utilisées pour la première fois pour ce type de tournage.

Les 4 caméras Canon EOS C 300 sur le plateau M6, une première

Petit rappel : ces dernières années, il y a eu un véritablement engouement pour les appareils photo Canon Reflex 1D 5D ou 7D, des appareils photo capables aussi bien de réaliser photos (Logique!) mais aussi des images vidéo exceptionnelles diffusées à la télévision et au cinéma et ce pour un investissement limité. Les images tournées avec ces appareils sont souvent reconnaissables au travail de la profondeur comme au cinéma. Ainsi, de nombreux photographes se sont mis à la vidéo avec ces appareils photo. Des cadreurs ont aussi acquis leur propre appareil photo et proposé leurs services aux producteurs qui se chargeaient de leur coté de louer en complément des optiques photo et cinéma de très grande qualité et très nombreuses qui s’adaptent sur ces appareils. De quoi réaliser des images HD, très différentes de celles obtenues avec les caméras vidéo traditionnelles. Un véritable succès pour Canon.

Sébastien Devaud, ambassadeur Canon en France (Il est aussi l’auteur de l’ouvrage de référence sur les Reflex 1D 5D 7D), m’a expliqué que Canon avait profité de tous les retours des utilisateurs de ces Reflex pour corriger les différents défauts et mis en vente début janvier 2012 un nouvel appareil, une véritable caméra cinéma : La caméra Canon EOS C 300.

Sur cette caméra, il est bien sûr toujours possible d’utiliser des optiques photo et cinéma très perfectionnées mais en plus ce nouvel appareil dispose désormais aussi de toute les fonctions d’une caméra comme un micro pour le son! Il n’y avait en effet qu’un micro pour du son témoin sur les appareils photo. L »investissement de départ avec cette caméra est cependant désormais bien plus important : 12 000 Euros HT environ. Canon se place désormais en concurrence direct avec les constructeurs habituels de caméras broadcast.



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Sébastien Devaud, ne pouvait qu’être le premier réalisateur à tester cette nouvelle caméra dans le cadre d’un tournage multicaméras sur un plateau télé classique et avec une commut en régie. (C’est aussi avec cette caméra que Sébastien Devaud a réalisé le clip des 25 ans de M6 – Joyeux anniversaire M6. Des images exclusives et des explications dans un prochain article)

Voici justement en gros plan l’une de ces caméras, équipée d’un prompteur lors du tournage de ce prime time spécial sur M6 :

Une caméra Canon EOS C 300 avec prompteur – Plateau M6

Comme vous le voyez, la caméra est vraiment très petite et ne pèse que 1,5 kg. Celle-ci est équipée d’une optique 70 – 200 et d’un prompteur. Ce dernier est attaché non pas à la caméra mais sur un rig qui maintient l’ensemble.

Pour varier encore les plaisirs, Sébastien Devaud a fait installer deux caméras avec prompteur face aux animateurs (Cadreurs : Fitzgerald Jego et Cyril Charbit) mais aussi une sur pied de campagne pour un plan à deux des animateurs vérifié tout au long du tournage par Stéphane Bohée par ailleurs assistant de réalisation.

Plus étonnant encore, une machinerie polonaise, la Floatcam Dolly crane que j’ai découverte à cette occasion, un rail qui peut être utilisé à la verticale comme sur ce tournage, mais aussi à l’horizontal et comme une grue. J’essayerai d’y revenir dans un prochain article car j’aime! A ses commandes, Florent Tixier assisté par Jean Christophe Torres.

Réglages des 4 Caméras Canon EOS C 300 par l'équipe de Sébastien Devaud

Et voici 3 des 4 caméras de profil :

Caméras Canon EOS C 300 sur le plateau M6

(Vous aurez remarqué que moi aussi j’ai travaillé la profondeur et créé un effet flou… Bon ok, c’était involontaire!) A l’avant gauche donc, nette, la caméra (optique 16 – 35) installée sur le rail en position verticale. Un peu plus loin la même caméra (Optique 24 – 70) sur pied de campagne et la troisième avec prompteur.

Ces caméras auraient pu être utilisées comme sur un tournage extérieur avec enregistrement sur cartes ou reliées à une régie fly légère mais les équipes ont choisi de pousser cette première jusqu’au bout en connectant les 4 caméras directement au mélangeur de la régie du plateau à M6.

Et c’est ainsi que comme pour un tournage avec les habituelles caméras Broadcast Sony dont est équipé le plateau, Sébastien Devaud retrouvait face à lui en régie, les images des 4 caméras qu’il pouvait commuter comme une réalisation classique des plateaux.

Dans la régie de M6 – 25 Ans d'événements que les Français n'oublieront jamais

Dans le cadre rouge, à gauche l’image commutée alors par Sébastien Devaud, un plan à deux réalisé avec la caméra sur pied de campagne (la 4). A doite le Preview avec à l’image la 3, le gros plan de Faustine Bollaert.

Dans le cadre jaune, vous apercevez d’ailleurs les images des 4 caméras sur la première ligne, le texte du prompteur et différentes illustrations sur la ligne basse.

La 1 est la caméra sur rail vertical. Mercredi vous pourrez voir que, en position basse, elle fait face au premier plan à un écran dans lequel sont diffusées des illustrations, le début ou la fin d’un sujet ou encore une boucle avec le nom de l’émission. Ainsi Sébastien Devaud peut partir d’une boucle dans l’écran pour aller ensuite vers les 2 animateurs ou, à l’inverse, en fin de lancement de sujet, partir d’un plan à deux des animateurs pour entrer ensuite en descente dans le début du sujet diffusé dans l’écran

Sur la photo du monitoring de la régie M6 vous aurez surement aussi remarqué une image en plan large en plongée de l’ensemble du décor à droite du cadre jaune. Il s’agit d’une image d’une tête de caméra débrochée présente en fixe dans le studio. Les images de cette caméra ne devraient pas être utilisées pendant cette réalisation mais permettaient cet après-midi là d’avoir une vue d’ensemble de ce qui se passe sur le plateau.

De la post-production était prévue pour cette émission, tout d’abord pour assembler les plateaux et les sujets mais aussi pour retravailler les images issues des caméras Canon.

En effet, dans cette configuration, pas d’ingénieur de la vision en régie car le matériel en régie ne peut pas contrôler en direct les paramètres couleur etc des caméras Canon EOS C300. Par contre Sébastien Devaud avec Laurent Riobé, directeur de la photo ont défini eux-même auparavant la colorimétrie et les différents paramètres de l’image. Une première caméra a ainsi été réglée et les paramètres, enregistrés sur une carte SD, ont été transférés sur les 3 autres caméras. Une dernière passe d’étalonnage devait avoir lieu en Post production.

Avantage du passage par la régie M6, les images de chaque caméra n’ont pas été enregistrées sur des cartes dans les caméras mais directement en régie. Ainsi, pas de compression liée aux cartes mais une sortie HD régie SDI 8 bit. De plus, désormais à M6, les images de la réalisation et des caméras divergées sont directement disponibles via un serveur sur les bancs de montage AVID du Groupe. A noter que cette réalisation a aussi été possible car les caméras Canon EOS C 300 peuvent être genlockées c’est à dire synchronisées au TC.

Le tournage au Canon EOS C 300 va-t-il remplacer le tournage broadcast multicam actuel?

Il s’agit surtout d’une nouvelle alternative. En effet, ces caméras disposent d’un capteur cinéma (Capteur au format Super 35 mm) et offrent surtout la possibilité d’utiliser des optiques cinéma de très grande qualité qui permettent notamment de travailler la profondeur de champ, ce qui reste nouveau et intéressant à la télévision et au cinéma. Leur petite taille (sans les optiques) peut aussi être un atout dans des situations de reportage délicats.

Ces caméras Canon EOS C 300 lancées en novembre 2011 rencontreront-elles le même succès que les Reflex 1D, 5D, 7D? Leur commercialisation et leur utilisation ne font que débuter. A suivre…

N’hésitez pas à laisser vos commentaires après avoir regardé les images, mercredi 14 mars à 20h50 sur M6 (et à revoir sur M6 Replay dans une autre qualité).

Un grand merci aux équipes de Studio 89, de la Direction des Moyens de Production, de M6 et Sébastien Devaud pour leur confiance.

Et pour conclure une vidéo de la présentation de la caméra lors du Satis 2011.

Dernière précision, les photos coulisses n’ont pas été réalisées avec un appareil Canon… mais je veux bien essayer!

(Cliquez pour agrandir les photos et ouvrir les liens)






10 commentaires


  1. Philippe Viladecas

    Une image décevante dans le sens où pas vraiment d’apport ni d’exploitation « cinoche » des objectifs utilisés, des commutations clips et des décadrages étonnants et peu logiques pour une émission de ce type. En somme, une sous-utilisation des possibilités liées à ce type de matériel qui auraient pu engendrer une lumière autre et une réalisation moins calquée sur les grands « classiques » de ce type de programmes.


    • Philippe, et ma réponse ne te surprendra pas puisque nous avons déjà échangé ce soir à ce sujet sur Facebook, ta remarque ne tient pas compte du fait qu’il y avait moins de deux heures pour tourner 19 plateaux avec deux animateurs en position fixe.

      Sébastien sera mieux placé pour moi pour te répondre mais il me semble qu’il s’agissait déjà de valider lors de ce tournage la capacité à travailler avec ses caméras via une régie de commut HD. Le test est je crois validé.

      Il reste désormais probablement à continuer à inventer une réalisation qui utilise au mieux les capacités de ces caméras et des conditions de production qui le permettent.


  2. Jeff

    Que penser de :

    – Fiabilite du cablage (un triax ou 5 bnc+ secteur….)
    – Le rouge antenne
    – Les ordres réal
    – Le retour de la regie dans le moniteur.
    – L’etalonnage (reglage different en fonction des optiques, diaph, masking, gamma, detail…

    Perso, je trouve que ce genre de cameras ( appareil photo ) est une regression dans le
    Schema de production audiovisuel.


    • Cyril

      Je suis entièrement d’accord..

      Et je ne vois pas ce que ce tournage a permis de valider de spécial, on utilise des caméras non broadcast, comme des GoPro, depuis un moment. Certes, l’image n’est pas comparable, mais le principe reste le même, et n’est pas adapté à ce type d’utilisation..


  3. Cyril

    D’ailleurs j’avais évoqué avec quelqu’un de chez Sony – qui a une caméra équivalente au catalogue, la F3 – l’éventualité de l’utiliser en plateau, et sa réponse a été catégorique : en 35mm, le point est difficile à faire, ce pourquoi on utilise des assistants chargés de mesurer la distance. En broadcast et sur du multicam, ce n’est pas envisageable.


  4. Merci Emmanuel pour ce super post et également pour ta réponse au commentaire de Philippe qui constitue comme sur la plupart des blogs, un jugement hâtif sans connaître les tenants et les aboutissants des réelles conditions de tournage.
    Ce tournage avec 4 caméras EOS C300 sur un plateau broadcast d’une grande chaîne hertzienne était avant tout un test pour savoir comment allait réagir cette nouvelle caméra à l’environnement production TV.
    En effet je n’ai en aucun cas chercher à révolutionner l’écriture de ce type de programme et d’ailleurs le client M6 en l’occurrence n’en avait aucune envie. Le but premier était plutôt de savoir si grâce à la profondeur de champ liée au capteur super 35, j’allais pouvoir supprimer les effets de moirage et d’aliasing sur l’écran led du fond de décor aussi bien sur les plans larges que sur les plans serrés. La réponse est définitivement OUI et nous avons été super content du rendu final (piqué, colorimétrie, dynamique de l’image, qualité du signal, synchronisation simple des caméras à la régie pour pouvoir commuter en direct, enfin que du bon)
    pour aller même plus loin je rajouterai que j’avais également fait le test avec des 5DMkII que j’affectionne depuis le début mais malheureusement ce sont des appareils photos et rien n’a été possible à l’époque (Les 3 inconvénients majeurs : pas de synchronisation fiable possible avec la régie avec la sortie HDMI, énormément d’aliasing sur l’écran car le capteur 22M n’était pas adapté à la résolution FullHD qui ne nécéssite que 2,1M de pixels et en plus un filtre passe bas optimisé pour la photo et enfin pas de shutter pour synchroniser avec la fréquence du mur d’image donc un échec complet)
    Conclusion de cette expérience; il est aujourd’hui possible de réaliser un prime time dans des conditions broadcast avec les nouvelles caméras EOS C300.

    PS : pour répondre aux commentaires suivant de Jeff, je rajouterai que la fiabilité du cablage avec les sorties HD-SDI et Genlock fonctionne parfaitement, qu’on peut facilement assigner des tallys (rouge antenne) à chaque caméra puisqu’elles sont reliées au mélangeur, que les ordres réal ne changent absolument pas du workflow traditionnel (d’ailleurs je ne comprends pas cette remarque…!) que le retour des caméras sur les moniteurs en régie sont également nickel puisqu’on arrive à les synchroniser (Idem fiabilité du cablage et rouge antenne) et enfin concernant l’étalonnage, si vous travaillez avec un bon directeur photo et des bons opérateurs vous ne craignez rien non plus… Il suffit de bien régler une seule caméra à la base et ensuite grâce à une carte SD vous pouvez partager l’ensemble de vos paramètres sur l’ensemble des autres caméras… donc essai et test très concluant !


  5. Jitter

    Sauf que ce dispositif ne respecte pas les contraintes économiques de ce type de presta:
    – 5 « bnc » au lieu d’un triax implique plus d’assistants vidéo alors que la tendance est de réduire leur nombre;
    -pas d’ordre intégré à la caméra, donc location/utilisation de système d’ordre supplémentaire;
    – Pas de contrôle et de corrections localisé de l’image, les caméras n’étant pas identique, n’ayant pas les mêmes perturbations selon l’angle de prise de vue, etc, chaque cam nécessite un étalonnage spécifique. Ne pas faire cela à la captation implique un étalonnage en postprod et donc cout supplémentaire.
    – Etc….

    Et d’ajouter ce qui n’est pas possible de faire: changer de cadre à la volé, faire un panoramique/traveling avec changement du point, etc

    Alors oui c’est un très bon exercice R&D, ou un très bon TP de BTS, mais si les prestataires s’équipent de caméras à 150k€ pièces c’est pas pour faire plaisir aux banquiers….

    Il faut arrêter de vouloir faire du cinéma à la télévision, ce sont deux mondes différents, et qui sont très heureux de ne rien avoir en commun.


    • C’est ton point de vue Jitter, mais ce qui m’insupporte dans ce type de commentaire c’est le côté « c’est comme ça et pas autrement »; très français comme trait de caractère…
      Le 5DMKII a permis à de nombreuses personnes de s’exprimer sans attendre de savoir si le 4.2.0 ou l’AVC H.264 des fichiers étaient suffisamment costauds pour être diffusés de manière broadcast…. et tout le monde a fait avec et continue de le faire.
      L’artistique ne doit en aucun cas être rationalisé comme la technique. Aujourd’hui les mentalités et les technologies changent et il faut savoir fusionner et converger entre nos métiers. Tu as la liberté de t’exprimer librement sur ce blog alors laisses aux autres la possibilité de s’exprimer en image comme ils le souhaitent..!
      Le conservatisme tuera la France….


  6. Steph

    Jitler c’est compliqué d’avoir un avis vraiment objectif tant qu’on l’aura pas eu nous même dans les mains.
    Le gars est ambassadeur de la marque donc il est juge et partie (c’est dans l’article) en plus d’être agressif donc c’est le plus beau et le plus incroyable produit du monde.

    A mon avis à ce jour ça reste un produit pour geek fortunés, la plupart des télés, comme l’oeil du quidam voient à peine la différence.

    A+


    • Philippe Viladecas

      Même si Sébastien parle de mon « jugement hâtif sans connaître les tenants et les aboutissants des réelles conditions de tournage », je suis quand même relativement d’accord avec lui sur le fond.
      Utiliser des objectifs photo ou cinéma en télé, c’est quand même le pied, même pour des produits télé.
      Maintenant si le but était juste de savoir si on pouvait limiter la profondeur de champs avec ce type de caméras, je pense que c’était quand même joué d’avance…
      Sans vouloir conclure ce mini débat non plus, je pense que la réponse est simplement dans cette phrase de Sébastien : « En effet je n’ai en aucun cas chercher à révolutionner l’écriture de ce type de programme et d’ailleurs le client M6 en l’occurrence n’en avait aucune envie ».
      Donc sur le coup, c’est juste un test technique et pas artistique… et pas une tentative de « nouveau rendu d’image » comme le présente Emmanuel…
      Et si je me fais – en passant – l’avocat du diable, 4 ou 5 matebox équipés de gris neutres devant les caméras habituellement utilisées… ça faisait la même, plus simplement… Mais allez, soyons anti-conformistes !



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