Coulisses des émissions

24 avril 2012

Gael Legras, de Vu de l’extérieur au direct de la Présidentielle sur Canal + : Interview

Gael Legras La nouvelle edition Canal +

Chaque vendredi, dans La Nouvelle Edition présentée par Ali Badou sur Canal + Gael Legras incarne la rubrique « Vu de l’extérieur » en y mélangeant ses talents de journaliste et sa bonne humeur. Un journaliste/interprète ?

Dimanche soir, il était en direct devant l’Elysée pendant la soirée du premier tour de la Présidentielle sur Canal +. C’était L’Elysée, vu de l’extérieur !

Réactions à chaud sur cette soirée, sur son travail de journaliste et sur son parcours.

Il réalise Vu de l’extérieur, une rubrique vue chaque semaine par plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs sur Canal +. Il vient de courir le Marathon de Paris avec des dizaines de milliers de personnes. Enfin, il vient de participer dimanche soir au direct de la soirée du 1er tour de la Présidentielle sur Canal + à coté de nombreuses caméras devant l’Elysée, Place Beauvau…

Rencontre avec Gael Legras.

Cette interview à été réalisée lors de mon passage sur le plateau du tournage de la séquence Vu de l’Extérieur et complétée lundi après son intervention en direct sur Canal +.

Peux-tu raconter nous le principe de Vu de l’extérieur ?
Gael Legras : Vu de l’extérieur est une rubrique de trois minutes trente, quatre parfois, hebdomadaire qui a été mise à l’antenne en novembre 2010. J’y raconte de quelle manière la presse étrangère a parlé de l’actualité française.

Comment se prépare cette rubrique dans la semaine ? Travailles-tu avec des documentalistes ?
G. L. : On tourne le mercredi après midi, on le monte le jeudi matin. Cette partie de la production est désormais devenue presque une routine.

Ce qui est le plus fastidieux, c’est la recherche des articles. Pour trouver les vidéos je travaille avec les documentalistes images de Flab, Vanessa Biasetti et Lucille Gonthier. Cela me demande une journée pendant laquelle j’écris aussi les textes

Qu’est ce qui a été le plus difficile à concevoir dans cette rubrique ?
G. L. : Au départ il a fallu trouver la bonne formule et en particulier la manière dont je m’inscrivais dans la rubrique. Au début j’avais tendance à faire un peu trop dans le comique car j’avais peur que les gens ne soient pas passionnés par ce que je racontais et je n’étais pas très à l’aise avec l’idée d’incarner une rubrique. J’avais donc tendance à me cacher derrière ces excès de burlesque.

Pourtant dès lors que les articles sont intéressants, il n’est pas nécessaire de les faire vivre plus que cela.

Tu ne t’occupes que de cette rubrique pendant la semaine ?
G. L. : En général je réalise Vu de l’extérieur et parfois une autre chronique « Ca arrange qui, ça dérange qui »  plus un petit sujet pour La Nouvelle Edition. En gros je fais deux ou trois trucs dans la semaine. Il m’est aussi arrivé dernièrement d’être rédacteur en chef ponctuellement certains jours.

Vu de l’extérieur est une rubrique assez courte qui a pourtant un esprit très original et marqué….
G. L. : Oui, mais ça c’est parce que je ne sais pas faire autrement ! (Grands éclats de rire !)

Cela fait 15 ans maintenant que je fais des sujets et j’ai toujours eu ce tempérament là.

La réalisation est très soignée, c’est très monté, découpé…
G. L. : Je l’ai intégré dans l’écriture. C’est Julien Mostade, le réalisateur qui a eu de très bonnes idées. On a envie que ce soit punchy. Autrement ce ne serait qu’un mec devant un fond blanc.

J’ai ajouté des répliques de films pour donner du rythme et apporter une notion de décalage et de l’humour. On tourne alors des plans d’écoute.

Les sonores me permettent aussi de dire ou faire dire des choses que je ne dirais pas moi-même en tant que journaliste ! Cela me permet grâce à une bonne phrase de dialogue de répondre à ce qui a été écrit dans la presse étrangère sans avoir à le faire moi-même!

Gael Legras présente son équipe : Julien Mostade et Dimitri Faizi – Vu de l'extérieur

De quels films tu tires principalement les répliques ?
G. L. : Un Singe en Hiver avec Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo, d’autres films également dialogués par Michel Audiard, ceux réalisés par Bertrand Blier, Alain Corneau, Eric Rochant

Comment sont sélectionnés les articles ?
G. L. : D’un point de vue technique c’est assez simple, j’utilise internet et Press Display sur lequel tu trouves de nombreux articles de la presse étrangère.

Quand Press Display ne suffit pas et que je veux aller chercher sur d’autres supports (Press Display ne donne accès aux articles que de certains journaux) je vais sur le net, tape actualité et le mot en question. J’essaye ensuite de traduire les articles avec un logiciel. (Press Display dispose de son propre outil de traduction pour quelques langues. Gae Legras maitrise par ailleurs le portugais, l’anglais et l’allemand). Pour les autres langues j’utilise des outils comme Reverso ou Google Trad.

Comment choisis-tu les trois thèmes de ta rubrique ?  
G. L. : Comme tout bon journaliste, je me tiens bien sûr au courant de l’actualité et avec La Nouvelle Edition, émission quotidienne, je suis baigné dedans. Press Display cependant m’aide beaucoup car, avec quelques mots je vois de quoi la presse étrangère a pu s’emparer dans la semaine.

Je vois si certains thèmes ont pris ou pas. Souvent, par ricochet, je me rends compte que ce sont d’autres thèmes qui ont été traités et d’une façon qui peut nous intéresser. Il m’arrive de découvrir que plus de 20 articles ont été consacrés à la même personne, au même sujet.

Cela devient alors un sujet pour Vu de l’extérieur car je ne cherche pas un article sur un sujet français mais j’aime montrer comme un thème français a pu être traité à l’infini de manières très différentes par de nombreux organes de presse.

Tu consultes souvent les mêmes journaux ?
G. L. : On retrouve souvent les mêmes : The Guardian, Le New York Times, The observer, De morgen (journal belge) Der Standard, le Frankfurter allgemeine Zeitung, The Independent, La Vanguardia, Libero, et les journaux francophones comme La Tribune de Genève, le Soir en Belgique etc.

Et j’essaye toujours d’aller chercher des informations dans d’autres journaux comme El Watan, (Algérie), Hürriyet (turquie), The China Post…pour éviter que ma rubrique tourne autour de 10 journaux.

Est-ce que tu t’autorises à consulter le site internet de Courrier international ?
G. L. : J’essaye de ne pas trop aller sur leur site internet pour ne pas donner l’impression d’y avoir pompé des informations. Je n’y vais en général qu’après mes recherches pour voir si rien ne m’aurait échappé. Quand je suis parfois à sec, que je ne vois pas quel thème a créé un peu d’émulation dans la presse internationale,  il m’arrive d’aller sur leur site internet. Ils sont plus nombreux, ont une autre structure et ont peut-être trouvé.

(Courrier international traite par ailleurs peu de l’actualité française vue par la presse étrangère)

Arrive-t-il des semaines ou personne dans la presse étrangère ne s’intéresse à un sujet français ?
G. L. : Non jamais… Jamais.

Actuellement, en période électorale, c’est du pain béni pour moi.

Mais cela peut devenir gênant si tous les journaux ne traitent plus que de la campagne ?
G. L. : Effectivement, au début je trouvais cela marrant, des personnages émergeaient. Mais depuis quelques temps les autres sujets qui pourraient émerger et auraient été traités de façon plus large par le passé sont mis de coté. Actuellement la presse étrangère ne parle que des candidats et de la campagne électorale.  Et ces dernières semaines cela a commencé à me poser de problèmes. Je ne voulais pas me répéter.

De quelle manière les journaux étrangers parlent de l’actualité française ?
G. L. : On se rend compte souvent qu’il y a une manière de traiter le sujet différente à l’étranger par rapport à la France.

Il y aura toujours une différence de traitement entre journaux conservateurs et progressistes. De manière générale, mais il faudrait apporter des nuances, la presse étrangère traite l’actualité de façon plus ironique.  Ils n’hésitent pas à dire certaines choses que nous ne dirions pas de la même manière.  Ce n’est qu’une impression, je n’ai pas fait d’études plus précises à ce sujet.

Il y a un non respect de la Forme que l’on ne trouve pas dans les journaux traditionnels français. Il y a moins de précautions.
Mais c’est peut-être aussi la perception des français, la mienne qui est faussée, car on est surpris qu’ils s’intéressent à nous et à certains détails de façon aussi affirmée et péremptoire.

Vu de l’extérieur a pour but de montrer comment on parle de l’actualité française à l’étranger ou de faire de l’autodérision ?
G. L. : J’aimerai que l’on perçoive les deux et donner aux téléspectateurs un point de vue non exhaustif mais assez complet de la manière dont la presse étrangère parle de nous et en même temps nous faire sourire : tiens c’est marrant, la manière dont ils en parlent.  Je sélectionne aussi certains articles pour leur décalage avec le traitement français. Je choisis des articles qui vont m’amuser, faire réagir.  J’éditorialise un peu.

Comment fait-on pour éviter les décalages entre le tournage le mercredi et la diffusion le vendredi quand on parle d’actualité ?
G. L. : Je m’interdis de traiter certaines actualités s’il y a un risque de changement entre le tournage et la diffusion. Je me souviens aussi d’une interview de Nicolas Sarkozy un mercredi soir. J’avais alors enregistré les deux premiers thèmes le mercredi après midi et laissé de coté la dernière partie que j’ai tournée le jeudi tôt après avoir lu ce que la presse avait dit de la prestation du Président le soir.
Heureusement je n’ai jamais eu à supprimer une rubrique à cause d’un événement d’actu. Parfois, cependant pour éviter le piège de la temporalité je choisis certaines phrases dans les articles et pas d’autres. Je choisis des choses qui ne prêteront pas à changement.



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Un aperçu de la mise en image de Vu de l'extérieur sur Canal + avec Gael Legras

Peux-tu nous parler de ton parcours ?
G. L. : Tu as combien de temps ? (Rires)
J’ai commencé en 1993 (putain !) pendant deux ans dans une télévision locale à Epinal qui s’appelait Images plus télévision. Je présentai une émission sur le sport mais aussi l’actualité et en fait je réalisai aussi des match en régie, je montais… C’était passionnant, c’était mes débuts.

Je suis ensuite passé à RTL 9 (RTL Lorraine) pendant 6 mois puis dans la rédaction locale de M6 à Nancy pendant quelques mois.

De 1998 à 2000 j’ai ensuite réalisé des sujets médias au coté de Marc Olivier Fogiel dans TV + sur Canal +  avant de le suivre sur France 3 sur l’émission On ne peut pas plaire à tout le monde.

En 2005, je suis revenu ensuite sur Canal + en tant que rédacteur en chef d’une émission pour ado l’après midi sur Canal + : Play Ground puis  de Jour de Sport présenté par Lionel Rosso sur Canal + Sport.

Je suis retourné sur France 3 en tant que rédacteur en chef adjoint de Ce soir (ou jamais!) aux cotés de Frédéric Taddei lors de la première saison.

Et (devinez ?!!!) retour à Canal en 2007 pour la rédaction en chef avec Alexandre Dubigny de « Les grandes vacances » une quotidienne estivale produite par KM et animée par Maïtena Biraben avec chaque semaine un autre animateur de la chaine.

Et depuis 2007 je suis chez Flab sur l’émission de midi avec Samuel Etienne, Bruce Toussaint et désormais Ali Badou.

Vu de l’extérieur est tout de même la première rubrique que tu incarnes ?
G. L. :  Au départ, dans cette émission, je ne faisais que du reportage et pour proposer une forme un peu moins conventionnelle, j’ai commencé à me mettre à l’antenne.

On utilisait alors de petites astuces avec des panneaux d’incrustation que je tenais à la main pour lancer des archives. Cela permettait aussi par moments d’induire une notion de distance avec le sujet traité. Et comme de toute façon j’ai toujours eu très envie de montrer ma bobine, cela m’arrangeait !

La chance, c’est que cela a été plutôt bien accueilli. Ensuite, j’ai donc proposé « Vu de l’extérieur » aux producteurs de l’émission (François Bénichou et Laurent Armillei). Ils ont été très réactifs et on a tourné un pilote rapidement.

Et à l’avenir tu as plutôt envie de continuer à faire de l’antenne ou être rédacteur en chef ?
G. L. :  Je suis sur La nouvelle Édition depuis 5 ans. J’aime beaucoup cette émission. J’aime beaucoup cette rubrique (Vu de l’extérieur). Modestement, je trouve qu’elle fonctionne plutôt bien. En tout cas, c’est vraiment un plaisir à faire. J’aimerai donc continuer mais aussi faire d’autres choses en plus par ailleurs.

Si dès la rentrée 2012 je pouvais continuer cette rubrique et travailler sur un projet qui permettrait de traiter l’actualité de façon à la fois sérieuse, réfléchie et malicieuse…

Les "mimiques" de Gael Legras – Vu de l'Extérieur – Canal +

Et donc plutôt à l’antenne ?
G. L. : Oui plutôt à la présentation. Être rédacteur en chef, c’est aussi passionnant.  J’aime cela. Mais, c’est vrai que mon tempérament me pousse cependant plutôt à faire le Gringo devant la caméra.

En regardant certains de tes tweets je me suis demandé si tu considérais comme un journaliste engagé ?
G. L. : Je me pose des questions. En fait, je n’ai pas la réponse. C’est compliqué car j’aimerai ne pas passer pour trop engagé pour ne pas desservir le propos. Ma conviction profonde est que l’on peut avoir des idées, être engagé et faire son travail de la manière la plus honnête possible. J’aimerai être sur cette ligne là. J’aimerai garder une forme de rigueur et ne pas m’interdire des points de vue.
Je fais donc un peu attention actuellement sur Twitter.

Tu serais intéressé par d’autres formes et médias d’expression comme internet ?
G. L. : Oui, cela m’intéresse beaucoup mais il faudrait que je trouve la forme. En fait j’ai envie de faire des tas de choses à coté. Cela peut aussi me positionner autrement et cette réflexion m’intéresse aussi.

Question bonus : comment vit-on son anniversaire quand il a chaque année lieu un jour de Poisson d’avril ?
G. L. :  41 ans que je fais avec! (dans un grand rire). Je ne reçois pas de cadeau car les gens me ne croient pas ce jour là !

Depuis cette rencontre, Gael Legras a participé dimanche devant l’Elysée à la soirée du premier tour de la Présidentielle dans une édition spéciale du Grand Journal et quelques jours plus tôt au Marathon de Paris. Il a donc bien voulu répondre ce lundi matin aux questions suivantes :

Commençons par l’essentiel ! : Quel classement au Marathon ?  Quel temps ?
G. L. : Je l’ai couru en 3h 43′ 33″ Ce qui me classe 9 849 sur 40 000 partants…

Hier soir, sur Canal + tu étais en duplex dans Le Grand Journal depuis le devant de l’Elysée. C’était un peu l’Elysée vue de l’extérieur ?
G. L. : Certes, certes. Malheureusement, le service de presse de l’Elysée ne nous a pas laissé entrer dans le bureau de Nicolas Sarkozy. Ce que je regrette profondément…

Gael Legras en duplex de l'Elysée – Grand Journal spécial Présidentielle – Canal +

Combien étiez-vous sur place ?
G. L. : Notre équipe était composée d’un chef de car (Sur place, les images et le son étaient envoyés d’un mini car-régie), d’un ingénieur du son, d’un caméraman, d’une journaliste ( Camille Girerd) de Dimanche +  et de moi.

Sur la place Beauveau, juste devant le Ministère de l’Intérieur, il y avait une demi-douzaine de cars-régie avec un dispositif sensiblement identique au nôtre.

Comment se sont passées la journée et la soirée ? Tu es arrivé à quelle heure?
G. L. : La journée a commencé pour moi aux alentours de 15 heures, dans les studios du Grand Journal. Les dix journalistes qui avaient pour mission d’assurer les duplex étaient convoqués à cette heure là pour se faire maquiller, coiffer et recevoir les dernières consignes.

Le rédacteur en chef qui était en charge de ces duplex est aussi celui de « Dimanche + », Mathias Hillion.
Il m’a alors annoncé qu’il avait changé son fusil d’épaule. Au départ il était prévu que je me rende au quartier général du candidat Sarkozy (Dans le XVème arrondissement de Paris), mais dans la journée, nous avons appris qu’il n’y mettrait pas les pieds et qu’il allait passer l’essentiel de son après-midi rue du Faubourg Saint-Honoré.

Je suis donc arrivé devant l’Elysée vers 16H30. Nous avons effectué des répétitions techniques. Puis, avec Camille Girerd, nous sommes allé à la pêche aux informations. Coup de fil aux attachés de presse, à nos contacts, à des collègues. Recherches sur internet. Recoupage de toutes ces infos. Du grand classique… Ensuite, j’ai rédigé quelques notes au cas où je perdrais un peu le fil de ma pensée pendant le direct et l’émission a alors commencé.

Y a-t-il eu des contraintes particulières ? En termes de sécurité ou autre ?
G. L. : Pas de contrainte particulière (sinon celle de ne pas rentrer dans la cour de l’Elysée!). Nous étions Place Beauvau et les autorisations de tournage avaient été obtenues au préalable.

Est-ce que cela change vraiment quelque chose d’être devant l’Elysée pour savoir ce qui se passe à l’intérieur ?
G. L. : Dans ce genre de situation, le spectateur peut parfois légitimement penser que le même duplex aurait tout aussi bien pu être tourné dans une salle de bains. Mais là, c’était loin d’être le cas.

Tout d’abord, lorsqu’un « visiteur » de l’Elysée pointe le bout de son nez, on peut l’aborder et essayer d’obtenir des précisions. Lorsqu’on obtient des informations contradictoires, ce qu’on constate de visu en restant aux abords de l’Elysée infirme ou confirme les informations que l’on a déniché.

Et puis, il y a aussi une dimension psychologique non négligeable. Avec Camille Girerd qui restait face à l’entrée du palais et qui continuait à passer des coups de fil pendant le direct, (ainsi qu’avec la complicité d’un ami journaliste qui traînait au QG de l’UMP), j’étais sûr de ne rien rater. Et ça, c’est aussi rassurant qu’indispensable pour éviter de commettre une bourde en direct.

Lors du direct dimanche soir, tu nous a raconté à l’antenne que des journalistes sur moto avaient confondu le départ de la voiture de François Fillon de l’Elysée avec celle de Nicolas Sarkozy. Peux-tu nous raconter ce qui s’est passé?
G. L. : A ce moment de la soirée, vers 20H15, 20H30, tous les journalistes sur place attendaient la sortie de Nicolas Sarkozy. Chacun voulait savoir à quel moment il allait prendre la direction de la Mutualité où il devait alors prononcer son discours.

Nous savions qu’il avait tenu réunion avec Henri Guaino, Patrick Buisson, Pierre Giacometti, Franck Louvrier, Nathalie Kosciusko-Morizet, François Fillon, Xavier Bertrand, Bruno Lemaire, Rachida Dati, Jean-François Copé, Alain Juppé… Et hormis ceux qui, comme moi restaient en place, il y avait aussi une dizaine de motos en faction, prêtes à démarrer pour suivre le convoi présidentiel.

Vers 20H30, Une (Citroën) C6 tout ce qu’il y a de plus officielle (vitres fumées, escortée, gyrophare allumé…) est sortie en trombe et quelques motos de journalistes l’ont suivie en pensant qu’il s’agissait de Nicolas Sarkozy.

Deux minutes plus tard, Camille Girerd m’a bombardé de textos pour me dire que c’était François Fillon et pas Nicolas Sarkozy. Les motards journalistes sont revenus peu de temps après.

Je l’ai raconté à l’antenne alors que l’anecdote en elle-même ne présente à priori qu’un intérêt limité mais il me semble que cela illustre assez bien l’ambiance surréaliste qui règne dans ce genre de soirée. Tout le monde est à l’affut, ne veut passer à côté du moindre détail même s’il est insignifiant. Il y a donc de la tension, un peu de nervosité. Ce qui se comprend car on ne peut absolument pas faire preuve de dilettantisme dans ce genre de situation.

Cependant, en prenant un peu de recul, on peut aussi s’en amuser. Ce que mon collègue Mouloud Achour et moi-même avons essayé de faire gentiment.

Un grand merci à Gael Legras pour son accueil. Une rencontre très sympathique rendue possible par Media un autre regard.

Pour découvrir les coulisses du tournage de Vu de l’Extérieur dans La Nouvelle Edition sur Canal +






4 commentaires


  1. mouais

    Hum… Pas dégueulasse, le Gaël… Gay?


  2. lzo

    Ce mec est un mégalo qui se prend pour joue le bogoss
    il est puant, qu il se croit drôle avec ses imitations à deux balles
    Faut vraiment etre pas futé pour aimer sa chronique
    c’est surtout lui et non le fond de la chronique
    Ca sent l’égo surdimensionné
    je zappe des que je le vois, il est insupportable!


    • Izo,
      Vous n’aimez donc pas et la chronique et l’image que vous avez de Gael Legras.

      Par contre, pour l’avoir rencontré à trois reprises notamment pour ces articles, je ne peux vous suivre dans vos certitudes.
      Je n’ai pas rencontré une personne « Mégalo » et pourtant j’en ai croisé dans ma carrière à la télévision.

      Par ailleurs, je ne suis donc pas futé puisque je fais parti de ceux qui apprécient son travail et sa chronique.

      Enfin comme vous le faites remarquer, la télécommande est votre meilleur. Vous n’aimez pas, ne regardez pas mais n’en dégoûtez pas les autres. Les goûts et les couleurs…



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