Interviews

20 juin 2012

J-1 avant la Finale de Dance Street sur France Ô : Interview d’Audrey Chauveau

Plus d'articles par »
Ecrit par : Emmanuel Matt
Étiquettes : , , , , , ,
Audrey Chauveau et les crews finalistes de Dance Street II - France Ô

Audrey Chauveau c’est, pour reprendre le titre d’une très très ancienne émission, « la tête et les jambes »!

Et je pense que, jeudi 21 juin, à 20h35, pendant les premières minutes de la Finale de Dance Street II sur France Ô, ses magnifiques jambes mises en valeur par son choix de stylisme ne devraient laisser personne insensible.

De jolies jambes pour une meneuse de revue ou plutôt une meneuse d’émission.

Au moment de l’interview, Audrey Chauveau venait de répéter rapidement avec son « pote » Fred Musa sur la scène du Bataclan. (Dans les coulisses des répétitions de Dance Street la Finale au Bataclan)

Un déplacement, une entrée, le temps de vérifier les quelques positions pour cette finale de Dance Street saison 2 sur France ô… Venait alors le moment du passage au maquillage et à la coiffure….

… et le moment de l’interview. Nous nous sommes alors assis dans un canapé installé dans un couloir pour 10 minutes d’interview alors que le début du tournage approchait.

Mauvaise idée car le couloir est rapidement devenu le lieu le plus fréquenté et traversé du Bataclan! Il nous faudra poursuivre l’interview dans une loge que nous réquisitionnons. Et pourtant même là…

Comment se sent-on à quelques minutes du début de l’enregistrement ?
Audrey Chauveau : Dans le speed…

Comment se sont passées les répétitions ?
A. C. : … Bien. Les répétitions sont surtout destinées aux Groupes. On a beaucoup de choses à mettre en place avec eux. Cela va être un joli show avec des artistes en live. On est très contents. De plus, certains jurés présents cette année, nous ont demandé de revenir pour la finale, cela nous fait très plaisir.

Pour cette seconde édition de Dance Street vous vous êtes restreints à la musique Hip Hop ?
A. C. : C’est vrai que lors de la saison 1 on s’était ouvert à d’autres danses. On avait notamment un groupe de danse de salon.
Cette année le choix a été de cibler, d’autant que dans le Hip Hop il y a déjà de nombreuses catégories : du popping, du locking, du voguing… C’est déjà suffisant. Et puis c’est aussi un choix en rapport avec notre jury.  (Quoi, vous ne savez pas ce qu’est le Popping, le Locking ? Bon ok, moi non plus alors faites comme moi et jetez un oeil sur Youtube… et toi aussi fais popper, voguer, locker ton corps !)

Audrey Chauveau – La Finale de Dance Street II sur France Ô – 3ème Oeil Productions

Peux-tu nous parler de ton implication dans l’émission ?
A. C. : Mon émission a déjà deux ans et le travail commence en amont des tournages. Pour cette finale il a fallu mettre en place une mécanique différente des autres épisodes de la saison. On a créé 4 étapes et il n’y a que 6 groupes dans cette finale. Tout est différent, nous avons investi un lieu particulier Le Bataclan et puis comme d’habitude des artistes en live, et une jolie surprise avec nos anciens guests…

Et ça continue à circuler devant nous dans ce couloir…

Rien n’est jamais calme sur cette émission, ça danse, ça chante, ça court dans cette émission.

Tu as eu quelques minutes de répétitions sur scène tout à l’heure ?
A. C. : On a répété une petite mécanique, les déplacements, quelques lancements, des entrées, des sorties, des regards caméras avant le fameux P A T (Prêt à Tourner)

Un PAT qui va avoir du retard…
A. C. : Comme d’habitude…

Lors des tournages des autres émissions, il fallait en tourner 4 par jour. N’était-ce pas difficile ?
A. C. : Si, c’était compliqué ou plutôt frustrant. Plus on a de temps pour préparer et pour tourner, plus on a de temps pour y mettre plus de choses, un contenu plus appuyé. J’ai toujours envie que cela soit mieux, plus abouti, plus beau, que la prod soit au top. On peut toujours améliorer les choses.

Ces conditions de tournage sont un peu la règle du jeu actuellement. Les émissions se font désormais comme cela pour des histoires d’organisation et de coût. Mais cela ne veut pas dire que c’est bâclé, c’est juste plus speed.

Ça laisse aussi moins de temps pour découvrir les groupes ?
A. C. : C’est vrai que l’année prochaine on a envie d’avoir un suivi plus important des groupes. Il y avait 66 émissions, tellement de groupes que cela impliquait que ce soit un peu à la chaine. Et c’est dommage.
En saison 3, on a envie de les suivre en amont au moment de la série des castings par exemple.

Quel est ton avis sur les finalistes ?
A. C. : J’ai un chouchou, enfin oui et non.  Il y a des petites qui sont sublimes, avec qui tu as forcément des affinités, mais ils ont tous un truc à eux qui les rend attachants. Il y a les minutieux, les cinglés, les bons élèves. Ils sont très différents dans leur attitude, dans le style, dans la danse, on aura une très belle finale.  J’aime bien les Need 4 speed car ils sont très particuliers mais je les aime tous.

Des regrets sur des absents lors de cette finale ?
A. C. : Forcément mais bon, c’est un concours aussi. Tu ne peux pas garder tout le monde et gagner à tous les coups. Les danseurs le savent. Cela fait partie de leur carrière. Un danseur qui ne réussira pas ici réussira ailleurs. Ce sera juste encore mieux pour lui s’il réussit aussi à Dance Street.

Et à propos d’ « aimer » , « aimes-tu » vraiment Fred Musa ? Parfois on se dit ça y est, elle va le taper !
A. C.  (Gros rire) : Ah bon ! Point du tout, au contraire. C’est tout l’un ou tout l’autre quand on me parle de lui ! Fred c’est mon pote, je l’appelle Musette, il m’appelle Chauvette. Je l’ai rencontré sur le tournage de Jazz à Vienne. Toute cette saison avec lui a été top. Mais c’est vrai qu’au fur et à mesure des épisodes et des tournages, il  y a eu un espèce de laisser aller… Il est de plus en plus en drôle, de plus en plus piquant. Tant mieux, ça me renvoie une balle qui est intéressante.

Nous sommes passés depuis quelques minutes dans une loge maquillage pour être plus tranquille, mais tout le monde veut saluer Audrey Chauveau : Booder passe une tête « j’adore votre émission !»… Quelques instants plus tard c’est Mokobé « oups je suis désolé »… et ainsi de suite !  Ambiance détendue au Bataclan…

Audrey Chauveau & Fred Musa – La Finale de Dance Street 2 – France Ô

Fred Musa à Dance Street, Bruno Berbéres à l’Eurovision, je me demandais si on ne te mettait pas tout le temps des binômes à fort tempérament, à forte personnalité ?!
A. C. : Les deux ont des caractères très différents.
Fred c’est l’éternel adolescent un peu pataud qui va me donner tout le temps « des coups de coude ».

Bruno, il va me titiller, mais ouaih on est dans la vanne, c’est bien, ça change un peu. Ça ne me dérange pas et je ne dois pas être tous les jours très facile non plus.

Et tu restes malgré tout imperturbable !
A. C. : Pendant l’Eurovision, j’étais l’animatrice et lui la bible de l’Eurovision. C’est vrai que c’est moi qui tire la machine et lui qui apporte cette folie liée à ce show annuel qu’il connait par cœur. Le mix est intéressant. Ce qui ne m’empêche pas de sortir aussi de mes sillons.

Mais finalement tu as peut-être raison, Fred et Bruno sont des perturbateurs !

Qu’en est-il de tes projets pour la rentrée ?
A. C. : Je travaille sur un projet de magazine Hebdo et sur la saison 3 de Dance Street sur France Ô. Je suis aussi en discussion pour d’autres choses sur d’autres chaines mais rien n’est abouti. Je ne peux pas te dire où je serai à la rentrée prochaine.

Ce sera sur France Télévisions ?
A. C. : Non, pas forcément. On verra… Peut-être un peu plus de calme ou plus fou encore…

Sur des chaines où la pression de l’audience sera plus forte ?
A. C. : Oui et non. A chaque fois que tu fais une émission tu as envie qu’elle soit regardée par le plus grand nombre. Mais tu ne penses pas à cela quand tu la tournes. Je m’éclate à faire ce métier mais je n’en rêvais pas. Je ne fais pas non plus mon travail avec détachement, j’ai envie que cela soit bien et le fais à fond. Sur le moment, je ne me pose pas la question du nombre de téléspectateurs. J’ai envie que moi et les équipes donnions le meilleur.

Après Iles étaient une fois en chanson, tu n’as pas eu de nouvelles propositions de la part de France 2 ?
A. C. : Non pas vraiment, et ce que l’on m’a alors proposé sur France ô était intéressant.
De plus, je ne fais pas forcément un choix de chaine. A la présentation d’un bêtisier sur une chaine plus importante, je choisirai une émission qui me fait vibrer, dans laquelle j’ai des choses à dire même si elle moins exposée

Quels types de formats t’intéressent le plus ? Du divertissement ?
A. C. : J’ai animé beaucoup de divertissements à la télévision mais j’ai aussi fait du magazine et de l’information. Je n’en suis pas détachée et j’en discute pour la rentrée. Magazines et divertissements sont deux univers qui m’intéressent. Les deux font aussi partie de mon caractère. Je réfléchis donc à un projet de magazine pour la rentrée.

Audrey Chauveau et les crews finalistes de Dance Street II – France Ô


Media(s) un autre regard est désormais en sommeil. Les explications dans cet article Making of(f)!

Vous pouvez cependant continuer à suivre les commentaires sur l’actu TV sur le fil Twitter et sur mon compte personnel : @Emmanuelmatt

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)






0 commentaire


Soyez le premier à déposer un commentaire!


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *