CSA - Législation

3 juillet 2012

Bilan des campagnes électorales, Twitter, Facebook à la télévision… Christine Kelly, membre du CSA répond en toute franchise

Christine Kelly  / Ph. Benjamin Decoin

Des journalistes et partis politiques sollicités les 9, 11 et 12 juillet au CSA pour écouter leurs propositions d’aménagement des règles dans les médias pendant les campagnes électorales.

Comment vivre avec son temps et intégrer les réseaux sociaux à la télévision et à la radio?

Avec un peu de recul, quel bilan Christine Kelly fait-elle des élections – La Présidentielle et les Législatives dans les médias radio et télé? Quels autres chantiers gère-t-elle actuellement en tant que membre du CSA?

Retour aussi sur les rumeurs de démission dont les médias se sont fait l’écho.

Christine Kelly est membre du CSA et à ce titre Présidente des groupes de travail : Pluralisme et Campagnes électorales, Publicité et protection des consommateurs, Santé et développement durable et Vice-Présidente des groupes de travail : Accessibilité aux personnes handicapées, Jeunesse et protection des mineurs, Musique et Télévisions nationales publiques

Elle répond en toute franchise aux questions de Media(s) un autre regard et de certains abonnés Twitter du blog.

Il a pu nous sembler que les règles étaient bien plus rigoureuses pendant les Présidentielles que pendant les Législatives…  :
Christine Kelly : Il y a plusieurs différences importantes entre la Présidentielle et les législatives.

Pour la présidentielle, le juge de l’élection est le Conseil Constitutionnel. Toutes les décisions que nous devons prendre au CSA concernant les spots de campagnes, les périodes d’équité puis d’égalité des temps de parole passent par le Conseil Constitutionnel et sont mises en place avec le CSA. Elles sont définies en concertation avec  la commission nationale de contrôle de campagne. La stricte égalité du temps de parole pendant les 15 jours avant le premier tour est par exemple inscrite dans le code électoral.

Il y a une lourdeur du système qui n’est pas du tout la même pour les Législatives. Le principe d’égalité de temps de parole n’existe par exemple pas.

Votre impression vient aussi du fait qu’il y a eu beaucoup de communication par les médias sur les règles de temps de parole pendant la Présidentielle, moins pendant les Législatives.

Et Nicolas Sarkozy cristallisait en plus les attentions : La comptabilisation du temps de parole était déjà la même sous Jacques Chirac et pourtant on nous a beaucoup interrogé à ce sujet pendant la dernière campagne.

Enfin, lors de la Présidentielle, les médias parlaient tous des 10 même candidats pour lesquels votaient tous les français alors que pendant les législatives, il y avait des candidats différents dans les 577 circonscriptions.

Cependant, lors de ces deux élections, des principes strictes ont été appliqués et respectés.

Pendant les Législatives, n’y-a-t-il eu pas une vraie différence de traitement entre un homme politique invité plusieurs minutes en plateau et les autres candidats uniquement mentionnés ensemble sur un carton pendant quelques secondes ?
C. K. : Une chaine ne peut pas représenter 577 circonscriptions x plus d’une dizaine de candidats. Lorsqu’une chaine parlait d’une circonscription, on lui demandait de parler de 3 ou 4 candidats et de mettre au moins le nom pour les autres candidats. On a toujours fonctionné ainsi.

Vous n’avez pas reçu de réclamations ?
C. K. : On a eu des réclamations comme on en a tout au long de l’année mais beaucoup moins que lors des législatives 2007. (Près de 3 fois moins de saisies de la part d’hommes politiques). Cela prouve que les choses se sont plutôt bien passées. Le CSA est très content.

Les chaines ont bien travaillé, elles ont présenté de très nombreux candidats dans un maximum de circonscriptions. France 3 a parlé de plus de 300 circonscriptions sur 577. C’est énorme.  Outremer 1ère a aussi très bien travaillé.

Dans l’ensemble, toutes les chaines, toutes les radios ont très bien travaillé.

dès qu’a été validée la liste officielle des 10 candidats à la Présidentielle, au moment où la campagne aurait du battre son plein, on a assisté à 51% de temps de parole en moins sur les chaines généralistes

Félicitations des deux mains aux chaines d’informations en continu. Elles ont représenté les circonscriptions, les candidats. Nous avons envoyé des lettres de félicitation notamment aux chaines d’information en continu.

En 5 ans elles ont doublé leur couverture. Les chaines qui ont vraiment émergé lors de la couverture de ces élections sont les chaines d’informations.

Elles ont investi le terrain, accordé des heures et des heures aux élections. Elles ont rempli leur mission surtout en comparaison de chaines comme TF1 ou M6 qui ont très peu parlé des législatives. On voit d’ailleurs un rôle différent entre les chaines généralistes et les chaines d’information en continue entre la Présidentielle et les législatives.

Sachez que lors des Législatives : France 2, France 3, France 5, Canal + ont eu droit à des félicitations. BFM Business, France Info, France Culture ont reçu un avis « Très satisfaisant » et France Inter, Europe 1, RTL, RMC, Radio classique, France Musique un avis « satisfaisant ». Nous avons aussi apprécié le respect du principe d’équité sur les chaines d’infos malgré une surreprésentation de l’UMP au tout début de la campagne qu’elles ont corrigée.

Les bureaux de France 3 régionaux, Outremer 1ere, les chaines radio du réseau France Bleu ont aussi reçu des félicitations.

Le CSA n’est pas que sanctions. On sait que c’est compliqué surtout après Présidentielle.

Vous allez réaliser un bilan prochainement sur les deux élections ?
C. K. : En juillet et aout nous allons organiser une série d’auditions avec toutes les chaines, toutes les radios, tous les partis politiques, tous les journalistes qui ont quelque chose à dire et critiqué le temps de parole. Ils ont probablement des idées à nous donner.  Nous réaliserons ainsi un bilan en septembre sur la Présidentielle et en octobre sur les Législatives.

Cette réflexion est nécessaire car, dès qu’a été validée la liste officielle des 10 candidats à la Présidentielle, au moment où la campagne aurait du battre son plein, on a assisté à 51% de temps de parole en moins sur les chaines généralistes.

Quels journalistes allez-vous rencontrer ?
C. K. : Nous avons commencé à préparer une liste avec par exemple : Michel denisot (Le Grand Journal sur Canal +), Laurent Ruquier (France 2, Europe 1), Marie Laure Augry (Médiatrice info France 3), Patrick Cohen (France Inter), Agnès Hillemand (France Ô), Alain le Garrec (Médiateur des Programmes à France 3), Jérôme Bouvier (Radio France), Jean-Michel Apathie (RTL), Françoise-Marie Morel (Médiatrice de l’information du Groupe TF1), Olivier Duhamel (Europe 1!), Bruno Masure (LCP), Thierry Magnol (Sud Ouest), Henri Amar (La Dépêche midi) … Ils n’ont pas encore été sollicités. Ceux qui accepteront l’invitation seront reçus les 9, 11 et 12 juillet lors des premières auditions. Des partis nous ont par contre déjà dit oui comme le Front National, Debout la république…

Ce programme d’audition est encore en préparation.

On va se nourrir des critiques mais nous attendons aussi des propositions d’évolution applicables. On a souvent un regard différent de l’extérieur. De l’intérieur on sait qu’on a peu de marges de manœuvre.

Vous avez déjà des idées d’améliorations, de changements ?
C. K. : Oui bien sûr. Il y a d’ailleurs des idées déjà proposées en 2007 et pour lesquelles nous n’avons pas été entendus comme par exemple la fermeture de tous les bureaux de vote à la même heure. Si cela avait déjà été le cas, on n’aurait pas eu le problème de Ségolène Royal.

On comprend les journalistes qui nous disent « on a l’air de quoi avant 20h, on est les seuls à ne pas pouvoir donner l’information sur les premiers résultats », des informations qui circulent déjà sur Twitter, sur internet et même via l’AFP. Cela ne peut plus durer.

N’est pas choquant de voir Ségolène Royal qui aspirait à prendre la direction d’une assemblée censée mettre en place des lois applicables à tous, ne pas respecter une loi ?
C. K. : Tout ce qu’a fait Ségolène Royal ne nous regarde pas. Le CSA n’est pas compétent pour juger. Je serai journaliste, ma réponse serait peut-être autre. Le CSA n’est concerné que par l’attitude des radios et télévisions qui ont diffusé ses propos avant 20h. Et c’est dans ce cadre là que nous avons eu à trancher.

Il n’y a d’ailleurs pas eu de sanctions
C. K. : Effectivement car les bureaux de vote locaux étaient fermés depuis près de deux heures. Les chaines ont retransmis ses propos 7 minutes avant 20h et cela ne pouvait pas influencer les votes localement même à Paris.

De plus sachez qu’au CSA nous faisons régulièrement preuve de tolérance.

Et parfois, c’est l’inverse comme lorsque Jean Luc Mélenchon a eu droit à la parole au 13h de France 2 le jour du 1er tour de la Présidentielle. Nous avons adressé une mise en demeure à la chaine.

J’en profite pour féliciter une chaine particulièrement respectueuse lors de l’affaire Ségolène Royal :  BFM TV. Elle a réussi à montrer l’image sans lui donner la parole (le son) et c’est cet exemple que tout le monde devrait suivre.

Les sanctions ont-elles encore un poids sur les chaines ?
C. K. : De l’extérieur on peut se poser la question. Un média radio ou télévision risque cependant des mises en demeure et des amendes qui peuvent atteindre 3% de son Chiffres d’affaires. (91 millions d’euros pour France Télévisions). Ça le fait réfléchir. Skyrock a reçu une amende de 200 000 euros en 2008 (pour la diffusion de propos « décrivant des actes sexuels de façon crue, détaillée et banalisée ».)

Lorsqu’on impose à une chaine la diffusion d’un communiqué disant qu’ils n’auraient pas du faire de publicité clandestine, c’est assez humiliant.

Notre travail est cependant aussi d’encourager ceux qui ont bien fait leur travail.

Quel est votre bilan sur la campagne officielle, les clips de campagne ?
C. K. : Avec le CSA nous imposons une campagne d’information. Cela peut paraitre désuet mais on se rend compte que les téléspectateurs les regardent et que les lois ne changent pas car les élus veulent conserver ces émissions. C’est la loi qui dit qu’il y a des émissions et c’est au CSA uniquement d’en organiser la production.

Lors de la Présidentielle, 180 émissions ont été diffusées pendant 11 jours avant le 1er tour puis 30 avant le second tour pendant 5 jours.

Lors des Législatives : 107 émissions ont été diffusées pour les partis représentés à l’assemblée nationale et 72 émissions pour les 18 autres partis présentant plus de 75 candidats dans les 577 circonscriptions.  (Les règles du CSA pour les Législatives)

Il est intéressant de noter que la diffusion de ces émissions est presque une expropriation des antennes nationales. Ce sont des candidats qui viennent donner leur message. C’est pour cela que nous sommes vigilants sur le contenu de ces émissions.

On s’est bagarré pour que ces émissions puissent être plus dynamiques et modernes, pour que les messages puissent être plus attrayants et plus clairs. Une étude est en cours mais je pense que les français ont été plus sensibles à ces émissions.

Pendant la campagne Présidentielle, nous avons libéralisé les 75% d’insert (à la place des 50% prévus initialement), l’utilisation des drapeaux et la durée des émissions a été réduite pour plus de dynamisme.

(En effet, dès la campagne du second tour de la Présidentielle, les candidats ont pu insérer non plus 50% comme prévu mais jusqu’à 75% d’images issues de leur propre production. Cela leur a permis de se consacrer plus à la campagne sur le terrain qu’au tournage des clips avec les moyens France Télévisions)

Plusieurs abonnés au fil Twitter de Media(s) un autre regard (VinsRo étudiant en Info-Com, Maliteo…) ont posé des questions sur les réseaux sociaux et la télévision ? Pourquoi ne peut-on toujours pas les citer par exemple ?
C. K. : Excellente question, vous pourrez leur répondre que, au lieu de rester enfermé dans le décret de 1992 qui interdit de faire de la publicité pour des marques, j’ai décidé dans mon groupe de travail de mener de nombreuses auditions pour trouver une solution juridique pour permettre aux chaines et radios de vivre avec leur temps.

Nous avons auditionné Facebook, Twitter qui nous ont expliqué leur fonctionnement avec les medias aux Etats-Unis. Nous avons rencontré des journalistes qui utilisent Twitter et Facebook : Laurent Guimier (Europe 1), Benoit Gallerey (LCI), Thomas Sotto de M6 etc. J’ai rencontré toutes les chaines et radios. Nous avons eu un débat formidable pendant près de deux heures. Les chaines nous expliquaient « nous, sans les réseaux sociaux, on est morts » Au CSA, nous voulions comprendre comment ils utilisent les réseaux sociaux.

Nous regardons comment à travers les textes de lois nous pourrions essayer de proposer une solution intéressante aux membres du Conseil qui pourront décider ensuite d’une certaine tolérance ou pas.

Le CSA veut vivre avec son temps, mais quand on montre les logos de Twitter ou Facebook, on bascule vers autre chose. Il faut se rappeler que ce sont des sociétés qui lèvent des milliards de dollar. On peut regarder les textes comme on veut, c’est de la publicité. On peut et on veut chercher des solutions.

Jamais, il y a 5 ans, je n’aurai pensé arriver au CSA. Mon mandat se termine en janvier 2015, je peux aller au bout de mon mandat ou partir avant pour faire autre chose.

Leur mention n’est peut-être pas à but publicitaire mais cela reste de la publicité. N’importe quel autre réseau social comme Google +, Viadeo, Linkedin pourrait attaquer en demandant pourquoi de telles faveurs à Twitter et Facebook ?

Ceux qui utilisent les réseaux sociaux dont moi auraient envie qu’on utilise plus ces réseaux mais ce n’est pas aussi simple. (Lien Twitter Christine Kelly)

Quand des décisions seront annoncées ?
C. K. : Au plus tard en septembre mais nous pourrions peut-être aussi déjà avoir trouvé des solutions fin juillet.

Vous me rappelez être sur Twitter et l’un de vos tweets avait été suivi d’une rumeur de démission du CSA.
C. K. : Premièrement je ne commente pas les rumeurs de démission, ni en positif ni en négatif. Deuxièmement, j’avais tweeté pour répondre à un journaliste qui avait dit que j’avais interdit à un comédien d’aller sur un plateau du JT de TF1 parce qu’il avait été à un meeting de François Hollande. C’était archi faux.

Moi, en tant que Christine Kelly, Jamais, au grand jamais, je n’accepterai qu’on puisse dire que j’ai interdit ceci ou cela. Je ne vais pas me laisser faire. J’ai eu TF1 et Claire Chazal. Je lui ai dit que ce n’était pas normal qu’elle raconte dans tout Paris que j’ai soi-disant interdit la venue de ce comédien alors que c’est complètement faux. Pour moi l’incident est clos.

En janvier 2013, une partie des membres du CSA va être renouvelée. Vous auriez alors la possibilité de changer de groupes de travail. Quels seraient vos souhaits ?
C. K. : Je vis au jour le jour. A quoi sert de faire des plans sur la comète alors qu’on est pas sûr de se réveiller demain matin. C’est la vie. Jamais, il y a 5 ans, je n’aurai pensé arriver au CSA. Mon mandat se termine en janvier 2015, je peux aller au bout de mon mandat ou partir avant pour faire autre chose.

Je n’ai pas le temps de cogiter. J’ai les bilans sur la Présidentielle et les Législatives à terminer, le point sur les réseaux sociaux, le bilan sur le Placement de produits, nous continuons à surveiller le volume sonore des chaines – nous avons été le premier pays à régler ce problème qui date depuis 20 ans – (Relire son interview sur cette norme)… Mon activité est hyper dense. Je continue par ailleurs à surveiller le sous-titrage et la langue des signes que j’ai instauré dans les journaux télévisés des chaines d’infos tout en faisant le tour en ce moment de tous les membres du gouvernement pour leur expliquer comment les chaines font un travail sur la lutte contre l’obésité. Mercredi dernier j’étais encore au Ministère de la Santé.

Pour la première fois au monde, les chaines se sont réunies pour dire : On va apprendre à l’enfant à manger équilibré et à avoir une activité sportive régulière. Personne ne le sait mais les chaines font un travail formidable au niveau social.

On vous avait annoncé à plusieurs reprises entrant au gouvernement Fillon, est-ce qu’avec le changement de majorité, cette hypothèse pourrait être encore d’actualité ?
C. K. : Comme j’ai toujours répondu, je ne me ferme à rien. Je ne sais pas du tout à ce jour ce que j’ai envie de faire. Je me trouve actuellement très utile dans ce que je fais. On m’a demandé dernièrement si je voulais refaire du journalisme, plusieurs personnes m’ont même demandé il y a quelques temps si je n’allais pas présenter le 20h de TF1. Et bien non, on passe à autre chose. Le plus sincèrement possible je suis ici, là au quotidien.

Pour conclure quel est votre avis sur une modification du CSA, une fusion avec l’ARCEP qui pourrait avoir une certaine logique avec le rapprochement des medias et de leurs modes de diffusion ?
C. K. : Il m’est interdit de m’exprimer là-dessus. Il revient au gouvernement, aux élus, de prendre des décisions dont le CSA devra ensuite tenir compte.

Les autres articles de Media(s) un autre regard sur les règles des dernières campagnes électorales :
Temps de parole et principe d’égalité pendant la campagne Présidentielle
Les conditions de diffusion et de tournages des clips officiels de la Présidentielle
Le tirage au sort du passage des candidats lors de la campagne Présidentielle officielle
La production des clips officiels de la Campagne officielle de la Présidentielle
Sur le plateau de tournage d’un clip officiel de la Campagne Officielle de la Présidentielle
La campagne électorale officielle version Législatives


Media(s) un autre regard est désormais en sommeil. Les explications dans cet article Making of(f)!

Vous pouvez cependant continuer à suivre les commentaires sur l’actu TV sur le fil Twitter et sur mon compte personnel : @Emmanuelmatt

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)






4 commentaires


  1. Chaplin

    Très intéressante interview, merci!

    Personnellement je ne la trouve pas spécialement agréable, par exemple elle parle d’elle à la 3ème personne : « Moi, en tant que Christine Kelly »
    Et il faut vivre avec son temps mais on a pas le droit de citer Twitter et Facebook ! (mais pourtant l’entrée en bourse de Facebook a été beaucoup commentée… ça n’était pas de la pub ?!)


    • Chaplin,

      En interview, Christine Kelly est très sympathique. Peut-être est ce le contenu un peu compliqué des règles liées aux élections qui te donnent cette impression. Et concernant « Moi en tant que… » , Christine Kelly s’exprime dans l’interview en tant que Membre du CSA. A ce moment de l’interview, elle parle en son propre nom et utilise donc cet artifice pour le faire remarquer.

      Et merci pour tes compliments.


  2. Joseph

    bravo pour cet article qui met en valeur la qualité du travail fait par le CSA et les medias; olivier duhamel est à europe 1 et alain duhamel à RTL!!



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