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3 juillet 2012

Sur France 3, le 17 juillet : Mon frère Yves… Thierry, Jérôme & Patrick Poivre d’Arvor!

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Chloé Stéfani, Jérome Kircher et Thierry Frémont - Mon Frère Yves - France 3

Un premier film pour Patrick Poivre d’Arvor en tant que réalisateur. Comment est-il dans ce rôle? Point de vue de Thierry Frémont et Jérôme Kircher, les comédiens principaux…

Suivra dans un prochain article, le point de vue de Patrick Poivre D’Arvor.

A vous enfin de vous faire votre point de vue sur France 3 le 17 juillet lors d’une soirée spéciale Bretagne avec dès 20h35 Mon Frère Yves, une adaptation du livre (autobiographique) de Pierre Loti.

S’en suivra à 22h15 en direct depuis Brest, Les Tonnerres de Brest, une soirée spéciale présentée par Laurent Bignolas depuis le navire GÖTHEBORG.

Media(s) un autre regard n’a encore que peu parlé du travail de production de fictions qu’elles soient destinées à la télévision ou au cinéma.

Grâce à « Mon frère Yves » je vous propose une vision du travail de comédien et de réalisateur en deux temps.

Ainsi, dans ce premier article, Thierry Frémont et Jérôme Kircher, les comédiens principaux nous racontent leur vécu du tournage et leur relation avec Patrick Poivre D’Arvor, pour la première fois réalisateur.

Dans un second temps, c’est à Patrick Poivre D’Arvor que Media(s) un autre regard donnera la parole.

Cette série d’articles sera complétée par les coulisses inédites du tournage d’une scène spectaculaire, la scène de la tempête en début du film. Comment fabrique-t-on une tempête à quai, comment fabrique-t-on et filme-t-on la pluie mais aussi les vagues d’eau sur le bateau ? Des confidences sur les effets spéciaux …

Quelques mots encore sur le film :
Il s’agit d’une adaptation par Didier Decoin du livre de Pierre Loti. L’histoire d’une amitié intense et ambiguë entre deux hommes : Julien Viaud officier de marine et Yves Kermadec, matelot à la forte personnalité.

Une histoire de Bretagne qui se déroule à Brest mais dont les scènes ont été principalement tournées à Saint-Malo et Dinan.

Une production de Jean-Baptiste Leclère pour 17 juin media et France 3.

Rencontre (en présence d’autres journalistes) avec Jérôme Kircher qui interprète Julien Viaud / Pierre Loti, l’officier de marine et écrivain et Thierry Frémont, le matelot caractériel plus porté sur l’alcool que sur les livres. Deux comédiens ravis de se revoir alors que le tournage est déjà un peu loin.

L’une des premières questions de cette rencontre s’adresse à Thierry Frémont,
Faut-il boire pour jouer un alcoolique comment l’est souvent Yves Kermadec dans cette histoire :
Thierry Frémont : Ah non non, s’il n’y avait qu’une scène de soulographie par soir ça irait mais non. En plus nous enchainons des scène à jeun et des scènes où Yves Kermadec a bu.

On peut imaginer, essayer de se mettre dans un état qui serait celui là plutôt que de l’être vraiment. J’ai déjà fait l’expérience avec et sans et cela revient au même donc autant faire sans!

Thierry Frémont dans Mon frère Yves – 17 juin Media / France 3

Pendant combien de semaines avez-vous tourné ?
Jérôme Kircher : Nous avons tourné pendant cinq semaines. C’est le format d’un film de télévision normal je crois. En général, c’est 22, 23 jours de tournage. C’est de plus en plus court….

Le rôle de Yves Kermadec est particulièrement physique…
Thierry Frémont : J’ai des liens dans mon passé avec la paysannerie. De ce qu’en connaissais, ce sont des hommes solides, rustres, secs, musculeux mais du muscle efficace. J’ai aussi regardé les dessins de marins de Pierre Loti dans leur exercice. Çà tire de la corde, ça monte de l’écran, c’est physique.

Il était important pour moi d’être physiquement musculeux et sec.

Vous avez réalisé une préparation pour cela ?
T. F. : Oui un petit peu. Je fais toujours du sport mais là c’était un travail un peu particulier, prendre un peu plus de la masse.

Pouvez-vous nous parler de la séquence assez impressionnante de la tempête en mer ?
T. F. : Je me suis fait un peu peur sur cette séquence,

Vous l’avez tournée dans un studio ?
T. F. : Non, dans un port à Saint-Malo. Mais cela fait bizarre d’être tout en haut du bateau avec des lances à eau pour la pluie, des ventilateurs pour le vent et tout cela à 3h du matin. Ce n’était pas très rassurant. Il faisait en plus un froid de canard.

Vous étiez sécurisé ?
T. F. : Pas quand je monte (Il monte à travers les cordages pour rejoindre le haut du bateau) mais oui quand je rampe au sommet du mas, sur la vergue.

Un autre journaliste les interroge : N’avez-vous pas été effrayé par personnalité médiatique de Patrick?
T. F. : Je lui ai fait confiance, il a géré des équipes, il connaissait la mer, la Bretagne, les bateaux. Évidemment, ce n’est pas un technicien de cinéma mais pour cela, sur les plateaux il y a des gens. Quand on est un metteur en scène débutant, il y a des personnes qui sont un peu votre directeur technique, qui vous aident, vous expliquent, vous épaulent. C’est le rôle du chef opérateur et du premier assistant.

Patrick a apporté son vécu de la Mer.

J. K. : C’est un homme de gout, de culture…

Comment était-il sur le tournage ?
T. F. : Il savait ce qu’il voulait, ce qu’il attendait de nous.
J. K : Il était très serein.
T. F. : Mais il ne s’est pas contenté de peu, voulant amener les scènes à tel endroit, n’ayant pas peur de dire aux acteurs ce qu’il en attend et ce, à la différence d’autres metteurs en scène débutants qui n’osent rien dire aux acteurs. Et c’était très bien.

Jérôme Kircher, comédien au coté de Patrick Poivre D’Arvor, réalisateur

Est-il précis dans sa direction d’acteur ?
T. F. : On a en beaucoup parlé avant en fait. On a fait quelques lectures chez Patrick. On a exposé les uns les autres nos désirs, nos visions. Ensuite il a fait confiance à notre métier, à notre travail.
J. K. : J’ai trouvé que l’une de ses grandes qualités sur le tournage a été de faire une confiance absolue à tous les corps de métier tout en sachant leur donner des directions. C’est surement l’habitude la télé et des JT. Mais ce n’était pas du tout un despote. Et il y en a…

Vous refaisiez souvent les prises?
T. F. : Quelques fois mais on est sur un film de télévision. On ne pouvait pas se permettre d’en fait soixante dix par scène. Mais encore une fois on en beaucoup parlé avant et on savait où on en allait et on faisait trois ou quatre prises.

Est-ce amusant de jouer un rôle en costume d’époque ?
J. K. : Moi j’aime bien me déguiser…
T. F. : Pour rentrer dans un personnage c’est formidable.
J. K. : C’est plus facile. Cela créé un personnage. Après on s’invente tous des trucs. Je demande souvent des choses débiles concernant mes costumes et qui ne servent à rien… Au début du tournage, je voulais qu’il soit costaud, j’avais donc demandé à ce qu’il soit rembourré. Puis, pour la seconde partie qu’il ne le soit plus. Alors que je suis sûr que personne ne le remarquera à l’image !
T. F. :  Alors moi je dois faire de la muscu et toi tu fais faire des rembourrages, ce n’est pas juste…

Jérôme Kircher a déjà une longue carrière au théâtre. Préfère-t-il jouer au théâtre ou tourner au cinéma pour la télévision?
J. K : Quand on tourne (au cinéma) il y a quelque chose qui me donne plus de gratification, de plaisir. Quand il s’agit de jouer au théâtre, il n’y a que le moment où je joue que j’aime… Mais les deux heures avant sont un cauchemar. Et pourtant cela fait 25 ans que je joue. Je n’aime pas l’idée d’aller jouer alors que j’aime l’idée de tourner.

Par contre je préfère le moment de jouer au théâtre que de tourner.  Avant, pendant 15 ans, je ne voulais pas tourner, je n’allais pas aux rendez-vous. Et maintenant j’aimerai tourner de plus en plus.

Que détestiez-vous avant dans un tournage de film ?
J. K. : J’avais l’impression de n’être pas doué…. A chaque fois que je tournais une scène, quand elle était finie je me disais j’aurai dû la faire comme ça ou comme ça. C’était frustrant alors que quand on joue au théâtre, le lendemain on peut peaufiner la chose, l’améliorer.
T. F. : Je viens aussi du théâtre et c’est vrai que ce n’est que là qu’on continue à grandir. Tous les soirs  on essaye une couleur, on élargit sa palette. Au cinéma il y a du travail avant mais ensuite il faut être tout de suite sur l’efficacité. Ce que j’ai tiré du théâtre c’est de répéter mes scènes de films en amont pour avoir le plaisir de tout donner au moment du tournage.

J.K. Nous avions aussi de très bonnes partenaires aussi, Agnès Delachair (Marie), Chloé Stefani (Anne).

Chloé Stéfani, Jérome Kircher et Thierry Frémont – Mon Frère Yves – France 3

Pouvez-vous nous parler aussi des figurants :
T. F. : C’était des locaux et lors de la Tempête sur le bateau, les vrais marins du bateau.
J. K. : La comédienne qui joue la mère d’Eric est une éminence de langue bretonne. Cette scène était très touchante.

Sachez enfin que coté accent breton (celui du Finistère), Thierry Frémont était briefé par Patrick Poivre D’Arvor mais aussi par Jean Paul Olivier célèbre commentateur du Tour de France.

A suivre, l’interview de Patrick Poivre D’Arvor, son point de vue sur ce tournage de Mon ami Yves et en bonus, les secrets du tournage de la tempête en mer…

Le résultat en prime time sur France 3 le 17 juillet.


Media(s) un autre regard est désormais en sommeil. Les explications dans cet article Making of(f)!

Vous pouvez cependant continuer à suivre les commentaires sur l’actu TV sur le fil Twitter et sur mon compte personnel : @Emmanuelmatt

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)






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