Interviews

16 juillet 2012

Les Tonnerres de Brest mardi 17 juillet à 22h15 sur France 3 avec Laurent Bignolas. Interview

Mardi 17 juillet, après  la diffusion de Mon frère Yves, Laurent Bignolas nous invite sur France 3 à la Grande Parade à Brest. Le déroulement de l’émission? Sa préparation? Son point de vue sur la situation à France 3? Interview…

20 ans déjà qu’existent les Tonnerres de Brest. Moment fort, ce mardi 17 juillet, la grande parade nocturne qui remet à l’honneur les pays invités durant ce rendez-vous cosmopolite qui fait de Brest «la capitale de la planète Mer du 13 au 19 juillet. » pour reprendre une expression de Laurent Bignolas qui présentera cette soirée en direct sur France 3 dès 22h15

Laurent Bignolas : Nous allons faire de la grande parade, une évocation de la marine du XVIIIème siècle début XIXème, un festival de belles lumières et d’images, une machine à remonter le temps.

Quel sera le dispositif de l’émission ?
L. B. : Le dispositif est assez simple. Je serai sur le Götheborg, une reconstitution d’un navire marchant suédois de l’époque qui sera aux premières loges de cette parade.

Sylvie Denis sera à bord de bateaux accompagnée d’une caméra HF pour nous raconter les manœuvres, pour évoquer la vie à bord et dans le passé. Gurvan Musset sera en partie sur les quais et dans le village « Le temps de La Perouse » (jeu de mots !) qui nous raconte comment on vivait à bord des bateaux à cette époque mais aussi ce qu’était la vie à terre en attendant ces bateaux. Le départ d’un trois mât était toujours quelque chose de fantastique. Les gens partaient dans l’inconnu.

Pendant la soirée nous évoquerons aussi les trois types de marine, la marine militaire aussi bien officielle que non (la piraterie) et parlerons de la domination des mers et des enjeux stratégiques. Nous parlerons de la marine commerciale qui utilisait la mer comme une autoroute, partait à la découverte de denrées, créait des routes maritimes mais aussi de la marine des découvreurs avec des scientifiques à bord, des expéditions de La Pérouse etc.

Tout cela peut donner l’impression d’un cours d’histoire magistral mais ce ne sera pas vraiment le cas.

On fera toujours des allers-retours entre la fête à Brest et ces évocations et parlerons de la marine d’aujourd’hui.

Il existe encore aujourd’hui de grands navires école, russes ou mexicains. Ils seront présents à Brest. Nous les visiterons pour essayer de comprendre pourquoi on se sert toujours de marine à voile pour former les cadets des marines de tel ou tel pays.

La marine est aussi un monde moderne où les technologies et les connaissances évoluent très vite et circulent très vite. Regardez les Mod70, ces trimarans, ces voiliers de course qui arrivent de New York après une course en équipage qui a commencé à NewPort. Des skippeurs seront là autour de nous.

Priorité du direct mais il y aura des sujets, des reportages ?  
L. B. : Nous feront revivre les plus belles images des Tonnerres de Brest qui ont débuté le 13 juillet. C’est une fête magnifique qui flatte tous les sens, l’ouïe, la vue, on y respire des saveurs…

Dans d’autres sujets nous évoquerons l’histoire passionnante de ces 20 ans des Tonnerres de Brest, de réalisations par des gens qui en ont plein le cœur et la tête encore pleine de rêves.

On parlera aussi des grand navigateurs, de La Pérouse, de la marine du XIXème siècle.

Vous recevrez aussi des invités ?
L. B. : Nous recevrons des invités très différents comme Leila Meziane historienne de la Piraterie d’origine Marocaine, Patrice Pellerin, dessinateurs de l’Epervier, un passionné de la mer… Ils apporteront tous leur regard sur cet événement festif.

Les Tonnerres de Brest, une émission d’information ou un divertissement ?
L. B. : Ni l’un ni l’autre : c’est un spectacle qui a du fond. C’est culturel, c’est patrimonial, mais c’est aussi la vie d’aujourd’hui sur le littoral.

On devient gourmand quand on a des caméras au milieu d’un tel événement. C’est beau et on peut aujourd’hui faire de belles images. On aura une caméra aérienne sous un avion, une grue, des caméras embarquées. Ce sera un festival de belles images maritimes réalisé par Anthony Forestier. (Le dispositif du direct et le plan de caméra officiel en ligne en avant première mardi sur Media(s) un autre regard.)

On pourrait se croire dans une reconstitution alors qu’on sera bien dans le présent. Cette nocturne sera une machine à remonter le temps avec la télévision en couleur !

Comment se prépare une telle émission ?
L. B. : Je travaille toujours avec un plan très coloré du lieu pour m’imaginer ce qui va se passer. Nous avons repéré le lieu. Nous avons écrit un conducteur assez détaillé qui va nous servir de base, une base dont nous allons sortir en fonction de la parade. L’émission sera orchestrée mais l’improvisation aura sa part. Cela apporte un peu de chaleur à la partition qui n’est au départ qu’un bout de papier.

Aurez-vous des personnes dans l’oreillette pour vous guider, vous donner des informations ?
L. B. :  J’aurai essentiellement le réalisateur dans l’oreillette mais on aura déjà travaillé lundi toute la journée et la soirée. Il n’y aura pas vraiment de répétitions car ce sera en direct et donc sans filet (et filée) !  On imagine ce que va être l’événement mais on va le découvrir en direct.

Je n’ai pas d’inquiétude car on se connait, on a déjà travaillé ensemble, on a de la complicité.
C’est tout un art de glisser des mots dans une oreillette pendant une conversation, Il faut déjà qu’on s’entende bien et que l’on se respecte. C’est comme pour un équipage. Faut que la manœuvre soit rodée.

Vous allez être l’animateur des Tonnerres de Brest et un spectateur passionné…
L. B. : J’ai envie de partager cette curiosité et cette passion sans être un grand connaisseur. Je ne risque donc pas d’ « emmerder les gens » avec des détails que personne ne comprend.

Je suis vraiment content car c’est emblématique de ce qu’on sait faire sur France 3.  On est présent avec nos talents, notre matériel, nos moyens. On n’hésite pas à faire fonctionner le réseau (Les équipes régionales avec Bernard Rault et nationales) et à monter un tel barnum. On va en faire profiter un maximum de gens car c’est aussi ça la télévision. Comme on a su le faire l’année dernière avec l’inter celtique. Des animateurs, journalistes, techniciens de Paris ou de région travaillent ensemble, on fait le même métier et dans la convivialité.

Quelle est d’ailleurs votre réaction aux mouvements des équipes techniques de la rédaction de France 3 qui semblent s’opposer  à la mutualisation des moyens ?  (Laurent Bignolas est responsable syndical à France Télévisions)
L. B. : Ils ne manifestent pas contre la mutualisation des moyens. Je les connaissais bien, même si les générations se succèdent. Je connais bien l’ADN de cette rédaction. C’est un ensemble de journalistes très différents les uns des autres qui ont envie que leurs journaux continuent d’être au service du public car c’est notre vocation. Ils ont envie de l’enrichir.

Ils pensent que les décisions de mutualisation telles qu’elles ont été prises ne sont pas les bonnes pour assurer la qualité de leur travail. Je crois qu’ils ont voulu montrer qu’ils avaient encore des idées, de la force, de la vigueur et qu’on pouvait compter sur eux.

Je pense qu’il est certes peut-être temps de préparer une rentrée avec un projet comme tout le monde le ferait que ce soit à la direction ou dans la rédaction même mais je pense qu’il est peut être temps d’ouvrir un dialogue, un vrai dialogue.

Il est bien nécessaire de réfléchir à nos métiers, l’information à la télévision a évolué. Ces gens se posent des questions sur l’avenir et ont peur de rater une marche. Je pense qu’il faut profiter de cet état d’esprit non pas pour faire un bras de fer et entrer dans un conflit sans fin mais plutôt pour mettre les choses à plat, affiner le projet pour qu’il soit compris et admis par une majorité.

Le sentiment de ces équipes est que cette mutualisation se fait au détriment des uns et au profit des autres quelque fois ce qui en choque beaucoup et qui les inquiète. Il faut leur montrer le contraire.

Vous comprenez que le grand public puisse se dire que ce sont des gens qui ne veulent pas évoluer ?
L. B. : Cela a été souvent présenté comme cela et forcément perçu comme cela mais cela n’est pas le cas.

Terminons par votre actualité :
L. B : Je suis parti tourner à San Francisco car Thalassa fera un focus une fois par mois sur une grande métropole à travers le monde. Mon rôle sera de faire les liens entre les différents reportages qui seront présentés et consacrés à cette région. Nous voulons ouvrir les portes un peu plus intimes d’une ville et non proposer une visite guidée touristique.

Je continue aussi mes émissions Explô le mardi à 20h35 sur France Ô. Je viens d’enregistrer toutes les émissions d’été (Récits d’Explô), sur la route des vacances, dans mon petit combi Volkswagen orange. L’émission se poursuit à la rentrée.

Récits d’Explô – Laurent Bignolas – France ô

Les Tonnerres de Brest seront précédés sur France 3 à 20h35 par Mon frère Yves réalisé par Patrick Poivre D’Arvor :
Le tournage de ce film vu par ses comédiens principaux : Thierry Frémont et Jérôme Kircher
Le point de vue de Patrick Poivre d’Arvor pour sa première réalisation
– Les secrets d’un tournage d’une tempête en mer

Le dispositif technique des Tonnerres de Brest sur France 3 à venir sur Media(s) un autre regard


Media(s) un autre regard est en sommeil. Les explications dans cet article Making of(f)!

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(Cliquez sur les photos pour les agrandir)






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