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7 août 2012

Les Jeux Olympiques sur France Télévisions.. Des images mais aussi du son…

Dans la régie son de la régie 2 à France Télévisions - Jeux Olympiques Londres 2012

Plus d’une centaine de signaux son à mixer en direct à Paris. Des sons dits N-1 à renvoyer à Londres sur le plateau continuité mais aussi à l’IBC, vers le Bus et dans le Club France où l’on regarde les Jeux Olympiques de Londres 2012 sur France Télévisions. Sans oublier tout le réseau d’ordres qui doit permettre aux équipes de se parler.

Parler de son n’est pas toujours facile car il y a un truc qui manque c’est l’image !!! A l’inverse, mixer du son uniquement aux instruments, c’est-à-dire en regardant les niveaux sur les écrans, sur les faders ce n’est pas simple non plus !

Allez, un peu de silence, je me lance…

Le son stéréo gauche / droite que vous entendez sur France Télévisions pendant les Jeux Olympiques est un mélange, un mix de très nombreux sons simultanés ou successifs :

  • Le son du micro du journaliste présentateur et des micros de ses invités. Ils sont sur le plateau continuité, le Cube (Tous les micros du plateau n’arrivent pas à Paris, ils passent tout d’abord par un ingénieur du son sur place qui envoie à Paris un signal préximé)
  • Le son du Bus
  • Le son du signal international des épreuves à l’antenne
  • Le son des commentateurs présents sur le site des compétitions, à Londres à l’IBC dans la Zone technique de France Télévisions, ou à Paris dans une cabine speak
  • Le son de la Zone mixte, l’interview des compétiteurs
  • Le son des sujets
  • Le son des habillages sonores (jingle etc)
Et quand on parle de son on parle souvent de deux pistes son pour la stéréo (et de 5 + 1 pistes pour le son surround fait-on bien de me préciser (M. à J cf vos commentaires)).

Dans un précédent article je vous expliquai que, dans la régie 2 où se réalisent les Jeux Olympiques, arrivaient 40 signaux images, des signaux qui changeaient d’heure en heure selon le planning des épreuves. Cela est aussi valable pour le son, pour la régie du mixage final. Pour un même signal, les sons reçus à Paris changent selon l’heure. Un signal vient du judo puis d’un vélodrome…

Il est donc important de bien s’organiser pour gérer tous ces sons. Cela passe notamment, comme pour les signaux image, par le Portail JO, ce système conçu par les équipes de France Télévisions qui permet de voir le planning des attributions des signaux pendant la journée.

Cela passe aussi par une communication claire en régie : Attention après le Judo on passe au basket feed 25… Il faut être précis.

Enfin c’est le résultat du travail important de préparation qui a précédé les jeux Olympiques. Pour faciliter le travail de mixage final il a fallu déterminer avec précision le rôle de la régie son présente sur le plateau continuité, le rôle de la régie son dans le Bus, le rôle de la régie son à l’IBC etc. et leur liens à toutes avec la régie son à Paris.

De manière générale, avec un signal image sont associées 4 pistes sons (SDI) :

  • Pistes 1 et 2 : la VI (Version Internationale) du signal international de l’épreuve. Ce son a déjà subi un mixage. Les différents micros ambiance de la salle, les musiques, messages vocaux dans la salle ont été mixés de façon propre .
  • Piste 3 : La piste des commentateurs. Qu’ils soient 1, 2 ou 3 commentateurs, seule une piste son arrive à Paris. Cette prise de son n’est pas idéale du tout. En effet, chaque boitier installé aux postes commentateurs permet à deux commentateurs de se connecter via un casque équipé d’un micro. La « sommation est effectuée dans le boitier commentateurs » me dit-on ce que je comprends ainsi : le mélange des 2 micros se fait automatiquement sans possibilité de mixage. Les sons des deux micros sont additionnés (on fait une somme). Le seul paramètre pour équilibrer les voix entre les commentateurs, m’explique Vincent Isard ingénieur du son dans la régie 2 à Paris, est la distance micro – bouche.  » un centimètre trop près, trop loin impacte fortement le son ». Seules exceptions : les plateformes athlétisme et natation où un mixage est effectué sur place.
  • Piste 4 : Il peut s’agir de la piste son de la Zone mixte quand il y en a une. Dans le cas contraire la piste son est silencieuse.

Même à deux ingénieurs du son travaillant en même temps avec leurs 20 doigts, même avec une console à plusieurs centaines d’entrées (plus de 1500 sur la console Aurus de Stagetech de la régie 2), il n’est pas possible de mixer toutes les pistes en même temps. Avec 1500 entrées côte à côte la console son devrait faire au moins 15 m de long !!!

Les ingénieurs du son utilisent donc le principe de l’entonnoir : Toutes les pistes son qui arrivent à Paris sont triées, assemblées par type d’épreuve et types d’images (cam com, ou signal inter). Elles sont affectées à la console de mixage uniquement quand elles sont nécessaires.

Vincent Isard, ingénieur du son dans la régie du mixage son final insiste sur la nécessité de synchroniser le son à l’image que l’on voit à l’antenne et c’est là toute la difficulté. Cela parait pourtant évident qu’un son soit synchronisé à son image. Plus facile à dire qu’à faire. En effet le son des commentateurs doit être synchrone non pas à une image image mais à deux : celle de leur caméra, mais aussi celle du signal international qu’ils commentent. Il ne faut surtout pas qu’ils commentent trop en retard, ou pire qu’ils nous racontent quelque chose qu’on a pas encore vu à l’image! Imaginez sur un 100 mètres en moins de 10 secondes! Il est battu? Il a gagné? Si l’image a une seconde de retard sur le son, on peut connaitre le nom du gagnant avant de l’avoir vu à l’image! Embêtant.

Le son étant synchronisé, les ingénieurs du son affectent alors tout au long de la journée, à la volée, les faders (les potards ou potentiomètres) aux sons correspondant aux épreuves diffusées, aux LSM (sujets), aux sons du plateau etc.

Le travail des ingénieurs du son consiste à nous proposer le meilleur mixage son – des commentaires audibles sur un fond sonore qui nous fait vivre l’ambiance dans les sites d’épreuves – mais il consiste aussi à faire en sorte que tout le monde (bus, plateau, Club France, commentateur……) s’entendent entre-eux et puissent communiquer à l’antenne. Ex: Gerad Holtz qui dit bonjour et discute avec Louise Ekland dans le Bus, ou avec un journaliste au Club France. Il faut alors renvoyer aux différents intervenants du programmes du son, mais pas le son de l’antenne, le son nécessaire.

Les ingénieurs du son doivent donc envoyer des sons N-1. Le son N-1 est le son final moins le son de la personne qui le reçoit. Ces N-1 alimenteront selon les cas, des casques, des oreillettes ou des enceintes de sono. La gestions des N-1 inter-site olympiques est gérée à l’IBC.

Ainsi un commentateur va entendre les autres intervenants mais sans sa voix, cela permet d’éviter le phénomène d’échos dans ces oreilles. On va faire la même chose pour le présentateur, pour la sonorisation d’un lieu comme le Club France qui regarde France Télévisions. Ils vont ainsi entendre le son mixé dont on aura enlevé le son ambiance du Club France. Pas d’échos, pas de larsen. Cela veut dire qu’il faut fabriquer tous ces sons différents et les renvoyer à Londres aux personnes concernées.

Enfin, il s’agit aussi de gérer les ordres, les intercommunications entre les équipes techniques (assistants de réalisation cadreurs, etc), entre les journalistes sur place et les responsables éditoriaux à Paris ou à Londres qui souhaitent leur parler. Ces ordres sont combinés avec le son des N-1 et cela passe par les casques mais aussi via des oreillettes.

La régie de mixage du direct des Jeux Olympiques commentées par Vincent Isard – Ingénieur du son (à droite sur la photo)

Soyons un peu plus concret encore. Dans un autre article je vous parlais des différents dispositifs commentateurs France Télévisions pour les Jeux Olympiques : Poste commentateur seul, poste commentateur + Zone Mixte, plateforme etc.

Voyons dans chacun des cas les pistes son qui arrivent de Londres à Paris et celles qui réalisent le chemin inverse, vers Londres, et tout cela sans qu’il n’y est le moindre décalage entre le son et l’image.

Poste commentateur à l’IBC:
Signal Image : uniquement le signal international de l’épreuve. Pas de caméra sur les commentateurs.

De Londres -> Paris
– Pistes 1 & 2 : le signal international
– Piste 3 : le son des commentateurs

De Paris -> Londres (aux commentateurs) : le mix N-1 ( le mixage final complet sans la voix des commentateurs)

Poste commentateur à Paris:
Signal image : uniquement le signal international de l’épreuve

De Londres ->Paris :
– Pistes 1 & 2 du signal international. Ce son est mixé avec le ou les micros commentateurs des cabines speak à Paris.

Les positions commentateurs des JO de Londres 2012 – France Télévisions

Poste commentateur avec Caméra Commentateur et caméra Interview Zone Mixte:
Signaux image : Le signal international, la caméra commentateurs et la caméra zone mixte (interview)

De Londres -> Paris
– Avec le signal international arrivent en pistes 1 et 2, les deux pistes son VI (gauche droite). En piste 3 est réassocié (à l’IBC) le son des commentateurs synchrone avec le signal international. En piste 3 on trouve le son de la zone mixte

– Avec le signal de la caméra commentateurs : Pistes 1 à 3 la même piste son « sommée » des voix des commentateurs (les voix des 2 ou 3 commentateurs additionnées sur une même piste son).  Silence sur la piste 4. Les sons sont synchrones avec l’image de la caméra.

Avec le signal de la caméra Zone mixte : le même son de la zone mixte sur 3 pistes (les pistes 1, 2 et 4, silence sur la 3)

Voyez, en prenant les sons 1 et 2 du signal international + la 3 de la caméra commentateur + la 4 de caméra zone mixte, l’ingénieur du son a toutes les pistes nécessaires. Par ailleurs un opérateur LSM n’a pas à se poser de questions. Il doit toujours écouter et utiliser les pistes 1 et 2. Il aura toujours le son correspondant à l’image qu’il visualise. Malin!

Pour que cela fonctionne il a été nécessaire que les sons associés aux caméras Commentateurs et Zone mixte aient été synchronisés aux images dans la régie technique France Télévisions à Londres. A Paris, dans le nodal France Télé, ces sons et images sont encore resynchronisés au signal international. Ils arrivent donc en régie son prêts à être mixés.

Les plateformes (athlétisme et natation):
C’est le même principe que précédemment. Le nombre de signaux est cependant plus important (5 caméras + 1 ou plusieurs signaux internationaux).

Par ailleurs, sur le site, il y a un assistant de réalisation et un ingénieur du son qui mixe sur place les micros des commentateurs et de leurs invités. Il alimente aussi en sons N-1 les oreillettes des commentateurs. Un panel d’ordres est aussi installé pour joindre les commentateurs hors oreillettes.

Postes commentateurs (Alex Boyon, Michel Rousseau & Roxana Maracineanu) – Plateforme Natation – Jeux Olympiques Londres 2012 – France Télévisions

Sur la photo de droite vous apercevez les fameux boîtiers dans lesquels entrent le son de deux micros commentateurs. Ils permettent aussi aux commentateurs de choisir leur canal d’écoute (le N-1, la technique etc. )

Le Bus:

Le bus est équipé de plusieurs caméras mais, seul un signal image arrive à Paris. C’est le seul cas pour ces Jeux Olympiques. Coté son, un mixage est fait dans le bus.

Le signal aller/retour vers le bus passe par l’OBG, transite par l’IBC puis arrive comme les autres sons à Paris via des Fibres. Le Son N-1 emprunte le trajet inverse.

Pour le plateau continuité, le Cube :
Le plateau continuité est le cœur du dispositif France Télévisions. Pour des raisons de sécurité, les images des 4 caméras principales arrivent à Paris en passant par l’IBC mais aussi en direct entre le plateau et Paris.

De Londres ->Paris
De la même manière, pour le son, 4 signaux SDI fixes, dont deux (1 principal et 1 secours) comprenant 8 sons, partent du plateau vers Paris.

Leur répartition :
– Pistes 1/2 mix plateau réalisé par l’ingénieur du son sur place. Tout ce qui vient de l’OBG est déjà prémixé
– Piste 3 le retour assistant Réalisateur, (C’est le micro casque de l’assistant de réalisation à londres)

– Les pistes 4 à 7 sont des pistes son « mouchard ». Ce sont les sons des micros qui sont ouverts en permanence. Ainsi par exemple, même quand le journaliste n’est pas l’antenne (surtout quand il n’est pas à l’antenne), le micro reste ouvert pour la régie. Ainsi il peut répondre au réalisateur, au rédacteur en chef à des questions, des remarques faites via une clé d’ordre donc hors antenne.

Voir l’article sur le Cube pour en savoir plus sur la gestion du régie d’ordre plateau coupé automatiquement dès qu’une caméra est mise à l’antenne.

Ainsi :
– Piste 4 mouchard club France,
– Piste 5 mouchard journaliste 1,
– Piste 6 mouchard journaliste 2,
– Piste 7 mouchard traducteur (les traducteurs étant à paris, ils entendent via cette piste le micro de l’intervenant en langue étrangère à  traduire)
– Piste 8 le retour Cadreurs caméras du Cube : le son des cadreurs qui souhaitent parler au réalisateur à Paris.

De Paris ->Londres :

– 2 signaux SDI partent de Paris vers l’OBG pour alimenter les écrans du plateau. Ils sont accompagnés de 8 sons répartis comme suit (ou dit avec le langage son « On embede 8 sons)

– Piste 1 : le son pour l’oreillette journaliste 1. Le son N-1 + les ordres depuis la régie avec un système en coupure : quand on parle dans l’oreillette du présentateur cela coupe le son du N-1 dans son oreillette pour laisser passer les ordres. Interrupted FoldBack IFB en langage technique m’a précisé Vincent Isard
– Piste 2, le son pour l’oreillette du journaliste 2. Même principe
– Pistes 3 : silence
– Piste 4: le son pour l’oreillette du traducteur 1
– Piste 5 : le son pour l’oreillette du traducteur 2
– Piste 6 : le son N-1 du plateau princial
– Piste 7 : Les ordres en provenance de Paris
– Piste 8 : Les ordres plateau

Voici d’ailleurs le schéma synthétique du cheminement des sons N-1 :

Le réseau des sons N-1 – Dispositif France Télévisions – Jeux Olympiques de Londres 2012

Vous y retrouvez les transferts de son N-1 (de sons repères pour suivre la réalisation). La régie 2 à Paris est centrale puisqu’elle réalise le mix final, le repère de tous. Elle renvoie le signal N-1 à presque tous les sites avec un signal un peu particulier à l’athlétisme.

En effet, les commentateurs d’athlétisme ne voient et n’entendent que ce qui concerne les différentes épreuves dans le stade d’athlétisme dont les images sont mélangées, réalisées dans une seconde régie à Paris.

Les commentateurs sur les sites recoivent le N-1 de Paris via la régie son de l’IBC. Cette régie leur renvoie aussi (flèches noires) les N-1 inter-sites olympiques. Par exemple, si le commentateur du judo peut discuter avec les commentateurs de l’athlétisme etc, c’est grace à l’IBC. Si le Cube, le Bus ou le Club France peut discuter avec l’athlétisme, c’est grâce à la régie son à Paris.

Un grand merci à Vincent Isard pour ses explications.

Cet article est probablement plus ardu à lire et à comprendre que les articles habituels sur Media(s) un autre regard. J’ai fait exceptionnellement le choix de ne pas le simplifier car il me semblait important de vous faire au moins prendre conscience de tout le travail sur le son à la télévision sur ce type d’évènement particulièrement imposant.

Pour en savoir plus les coulisses des Jeux Olympiques, le dossier complet (Inclus, un sondage pour donner votre avis sur les Jeux sur France Télévisions)


Media(s) un autre regard est désormais en sommeil. Les explications dans cet article Making of(f)!

Vous pouvez cependant continuer à suivre les commentaires sur l’actu TV sur le fil Twitter et sur mon compte personnel : @Emmanuelmatt

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)






12 commentaires


  1. Pierre

    Chapeau pour avoir rendu relativement clair et concret le traitement et le cheminement du son lors d’un événement comme celui-ci ! C’est très intéressant.


    • Pierre,

      « Relativement » est un mot qui me convient bien.

      J’ai moi même appris de nombreuses choses en écrivant cet article. Il est par ailleurs question de N-1, d’ordres, de sommation… des notions qui mériteraient chacun un article.

      A défaut d’avoir pu le faire avant cet article j’essayerai d’expliquer tout cela en profitant de mon passage sur de prochains tournages.


      • Pierre

        En fait, le « relativement » est un peu dur !!! C’est ma compréhension qui est plutôt « relative » vu la complexité des liaisons et des opérations à traiter par les sondiers…
        Vous avez tout à fait réussi à rendre ça abordable et clair.
        Mes excuses 😉


  2. oliv

    Passionnant!
    Des fois, sur le flux du direct France télé disponible en replay sur le net on entend, avant la prise d’antenne officielle, les sons des journalistes Cube, Bus qui essaient les liaisons.
    Et je me rappelle que pendant la coupe du monde de foot en Afrique du sud, le son du plateau L.Luyat-Emmanuel petit n’était pas toujours coupé pendant la pub et on pouvait, sur le flux internet, les regarder et les écouter faire des vannes!


  3. Vandendriesche

    Le son surround ne comporte-t-il pas 6 pistes? (au lieu de 5)
    L – R – C (center) – LFE (sub basse) – RL – RR

    😉


    • Vandendriesche,

      Je vais laisser un ingénieur du son te répondre. On parle effectivement de 5 + 1, +1 étant le signal des basses « sub basse » comme tu l’appelles. Peut-être est un raccourci de vocabulaire…


  4. Isard Vincent

    Effectivement, concernant le 5+1, le +1 est le canal LFE, sur lequel on branche le sub. Il y a bien 6 pistes, c’était une omission de ma part…..
    Mea Culpa….


  5. Isard Vincent

    Dernière précision sur cette configuration son, la traduction d’un invité étranger. Où que soit cet invité (dans le bus ou dans le cube), les traducteurs sont à Paris.

    1er cas: L’invité est dans le Bus:
    Nous n’avons qu’une liaison partant de Paris et allant dans le bus, et elle est utilisée pour alimenter l’oreillette de Louise avec le n-1 et les ordres en coupure (« parler en coupure » veut dire que quand le chef d’édition à Paris parle dans l’oreillette de Louise, le volume sonore du n-1 dans l’oreillette est automatiquement diminué pour privilégier « l’ordre », dans le métier on appelle ça un IFB). Nous pouvons donc effectuer une traduction que pour l’antenne (dans le sens anglais vers le français), et c’est Louise qui se charge de traduire sa question française en anglais pour son invité. Même si Louise est anglaise, nous lui envoyons quand même la traduction française dans son oreillette, car il ne faudrait pas qu’elle repose une question alors que la traduction de la précédente n’est pas finie pour l’antenne…..

    2eme cas: l’invité est dans le Cube:
    On reçoit le mouchard de l’invité à traduire sur la piste 7 du signal SDI envoyé du cube (cf dispositif du cube) et nous renvoyons, sur les canaux 4 et 5 du signal SDI partant vers le cube, la traduction étrangère; celle qui est destinée à l’oreillette de l’invité étranger, pour qu’il comprenne la question…. (1er aller/retour Londres/Paris pour traduire la question française dans la bonne langue). Ensuite, la réponse en langue étrangère est traduite en français pour l’antenne, mais nous envoyons aussi cette traduction dans les oreillettes des journalistes du cube ainsi que dans tous les n-1 (Club France, Cube, Continuité, Athlé). (2eme aller/retour Londres / Paris).

    Selon le cas, on doit aiguiller le bon son vers le casque des traducteurs.

    Finalement, on se rend bien compte que la qualité du son antenne, dépend énormément de pleins d’autres sons que le « client » n’entend pas (n-1, ordres, traduction…..)


    • Merci à Vincent Isard d’avoir complété l’article déjà riche en informations de sa part. Il vous explique ainsi le processus de traduction en direct avec la traduction des questions d’un coté, la traduction des réponses de l’autre.


  6. Huy Nguyen

    Bonjour, je suis tombé sur ce site en faisant une recherche qui s’avère infructueuse sur la marque et le modele des micro-casques utilisés par les commentateurs de France Télévisions pendant ces JO.
    Sauriez-vous me répondre svp ?
    Merci d’avance.


    • Isard Vincent

      Ceux utilisés par les commentateur de l’athlétisme et de la natation sont des Sennheiser HMD 25. En revanche sur les postes commentateurs du handball, basket, judo, etc…, le matériel était fourni par les anglais. Je n’ai donc pas d’infos 100% fiables. Grâce aux caméras, il me semble tout de même avoir reconnu le symbole d’AKG dessus….



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