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19 septembre 2012

Baptiste Giabiconi, interview dans les coulisses d’un direct

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Baptiste Giabiconi et son album OXYGEN

Cette interview n’était pas prévue. Elle s’est faite naturellement dans les coulisses de C’est la rentrée sur France 2. Sortie d’un album produit avec ses fans, sa relation avec eux, son image dans les médias face à la réalité de sa personnalité… Voici quelques-uns des thèmes que nous avons évoqués ensemble dans cette interview…

C’était il y a quelques jours, dans les coulisses du plateau de C’est la rentrée en direct sur France 2 au catering VIP des artistes de l’émission. Je recroisai alors Side Hajjaji que j’avais connu il y a bien des années, danseur et chorégraphe sur des divertissements de Dominique Cantien, cela ne nous rajeunit pas !

Devenu manager de Baptiste Giaciboni, Side me nous a présenté ce soir là et c’est en fait Baptiste qui a posé la première question : Etre programmé ce soir là en fin d’émission était-ce positif ou pas ? Je lui alors répondu qu’il y avait de fortes chances que France 2 et DMLS TV producteur de la soirée aient misé sur la forte attente de ses très nombreux fans (plus de 800 000 abonnés Twitter), des fans bien plus jeunes en plus que le public attendu pour l’émission. Plus tardivement il était programmé, plus longtemps ces jeunes resteraient devant l’émission de peur de le rater !

A trente minutes de son passage sur France 2, Baptiste Giabiconi nous a accordé une interview improvisée devant les Studios 107.

N’ayant donc pas bossé mon dossier avant (!) mon idée était alors de savoir ce qui se cachait derrière le personnage parfois moqué dans les médias, celui que je ne connaissais qu’à travers ses interviews et passages télé. Un premier indice est désormais tatoué sur le haut de son torse : « Simplicité ». Et comme on dit : « Ce qui est tatoué est à moué! » Ok, je lui donne la parole!

Te retrouves-tu dans ce que l’on dit et montre de toi ?
Baptiste Giabiconi : Ce que je sais c’est que je suis le même au travail comme dans ma vie personnelle. Et je travaille beaucoup notamment sur la sortie de mon album, le 24 septembre sur Vente-privée puis le 15 octobre en disque physique. (Promo placée, il apprend vite !)

Sur l’album Oxygen, il y aura douze titres. On y trouve de nombreuses ballades, j’y parle d’amour, d’espoir, de foi. Il faut toujours croire en ses rêves. Je suis parti travailler à Londres avec Pete «boxta » Martin, producteur. Je voulais un univers Pop Rock, de belles mélodies avec la touche anglo-saxonne. J’ai réalisé de nombreux aller-retour à Londres pendant un an et demi.

As-tu aussi participé à l’écriture de l’album ?
B. G. : J’ai coécrit neuf titres de mon album et co-composé aussi quelques musiques.

Tu avais déjà fait de la musique avant ?
B. G. : Je jouais un peu de piano. J’avais composé quelques mélodies et, avec mon producteur, on a essayé d’assembler les différentes idées, cela a donné des choses pas mal. Je suis très content que l’album sorte enfin et de pouvoir donner mon premier concert au Divan du Monde, le 22 octobre. (Ça aussi c’est fait!) 

Tu as d’abord été connu pour ton physique, tu as même été charrié sur ta voix…
B. G. : Cela fait partie du jeu. Il fallait que je sois prêt à cela. Les gens m’ont connu dans mon premier métier qui est la mode et ils avaient besoin d’un peu de temps pour que je leur explique qui j’étais vraiment, mes envies… Je reviens à mes premiers amours, la musique.

Baptiste Giabiconi

Ces petits préjugés se sont estompés au fil du temps.

Dès le début de ta vie publique, tu voulais te lancer dans la chanson ?
B. G. : Oui, bien sûr. En fait je n’ai jamais voulu travailler dans la mode. C’est venu complètement par hasard.

Il y a de nombreux jeunes hommes (et femmes) qui « font tout » pour essayer d’entrer ce milieu et toi tu as réussi cela par hasard ?
B. G. : (Sourire) Cela s’est passé à Marseille, je travaillais dans l’aéronautique, j’avais un peu petit boulot. Une personne m’a conseillé de faire des photos. J’ai foncé, j’ai fait des photos. On m’a dit monte à Paris, je suis monté à Paris.

Et comment as tu alors réussi à rencontrer Karl Lagerfeld ?
B. G. : C’est le bon Dieu! (A prononcer avec l’accent du Sud!)

Cela s’est passé presque un an après mon arrivée à Paris. Je galérai au début mais j’ai persévéré et cela a payé.

C’est toi qui a cherché à le rencontrer ?
B. G. : Non, pas du tout. Il m’a repéré sur un magazine, le magazine Slurp. On s’est rencontré, on a eu un bon feeling.

Et pourtant je n’avais pas trop envie de poser pour ce magazine à l’époque, j’avais hésité. Comme quoi, la vie fait bien les choses…

Tu voulais déjà devenir chanteur à l’époque ?
B. G. : Pendant mon adolescence, je baignais dans un univers musical grâce à mon père qui était passionné de musique rock : ACDC, Roling Stones, Otis Redding à fond dans la voiture. Il m’a transmis cet amour de la musique.

Mes parents se sont séparés, j’avais onze ans, j’étais très proche de lui mais on s’est plus vu pendant longtemps. Je me suis alors encore plus réfugié dans la musique, dans les textes. On faisait des bœufs avec des copains guitaristes en amateur, rien de plus. Je n’avais pas de plan de carrière.

A 16 ans j’ai tout de même passé le casting de La Nouvelle Star sur M6 à l’époque de Julien Doré. J’étais allé jusqu’au Théâtre. J’étais content de mon parcours mais j’étais encore un peu jeune pour cela. C’était une bonne expérience mais je ne voulais pas absolument être chanteur à l’époque.

J’avais ma vie, j’aimais bien ce que je faisais, j’étais heureux.

Si tu rentres directement dans une maison de disque tu vas passer devant beaucoup de gens qui attendent depuis un moment, qui ont aussi du talent pour cela.
Ce ne serait pas loyal.
Autant partir d’en bas et gravir les échelons les uns après les autres.

Aujourd’hui ta vie est changée tu es bien plus connu, comment gères-tu cela ?
B. G. : Et bien j’ai la chance d’être très bien entouré notamment par Side Hajjaji, mon producteur manager !

Ta mère t’accompagne aussi ce soir…
B. G. : Ma maman est souvent là. J’ai besoin d’avoir ma famille proche près de moi, d’avoir un pied en dehors de tout ce je peux vivre aujourd’hui.

Comment gères-tu tes relations avec tes fans au quotidien ?
B. G. : Je n’y pense pas, je profite, me dis que ce n’est que du bonheur, un privilège de pouvoir vivre cela. Ca me conforte encore plus dans tout ce que je peux entreprendre et encore plus musicalement.

Et simplement se balader dans Paris, c’est encore possible ?
B. G. : Les gens sont adorables. Ils m’abordent, on fait une photo…

Baptiste Giabiconi sur la scène de C’est la rentrée sur France 2 et au contact de ses fans

Tu fais quoi de tes journées ? Tu sors beaucoup ?
B. G. : Je ne suis pas un mec qui sort beaucoup en boite. J’aime bien rester chez moi. En plus je bouge pas mal dans le monde d’autant plus que j’attaque la promo en France, en Europe. En janvier, j’attaque une tournée asiatique.

A cela il faut ajouter de nombreuses répétitions à Londres avec mes musiciens, de nombreux passages télé, radio.

Et cette vie est une contrainte pour toi ou aimes-tu cela ?
B. G. : J’adore cela. C’est magnifique. On rencontre des tas de gens. C’est incroyable. Je me retrouve ce soir là sur un plateau de France 2 alors qu’il y a dix ans, j’étais devant ma télé devant France 2 !

Comment se passent tes contacts avec les autres artistes ?
B. G. : J’en croise souvent dans les loges sur des émissions. On tisse des liens. On fait de belles rencontres et on s’encourage.

Quelles sont les questions qu’on ne te pose pas ? Celles qui nous permettraient de savoir précisément qui tu es réellement ?
B. G. : J’aime bien aussi le coté un peu mystérieux des choses. (Rire) J’aime bien laisser deviner, laisser les gens s’imaginer ce qu’ils veulent.

Pour tes fans, tu es donc par exemple obligé d’être officiellement célibataire ?
B. G. : Je ne me sens obligé de rien du tout, c’est un avantage. Mais c’est vrai qu’à ce jour je suis célibataire, je me consacre beaucoup à ma carrière professionnelle… Mais je ne suis pas fermé à une belle rencontre !

Et tu n’a pas peur des propositions factices, de personnes qui s’intéressent au personnage, la personnalité connue ?
B. G. : C’est vrai qu’on a aussi des craintes. On a tendance à tout verrouiller.

Ta maman est aussi là pour cela ?
B. G. : C’est sûr qu’elles passeront toujours au filtre de ma mère ! Et encore, il en faut du temps avant qu’elles passent ce filtre !

J’y vais au feeling et me fie à mon instinct qui n’a pas l’air trop mauvais pour le moment.

Tu as de très nombreux fans sur Twitter. C’est toujours toi qui twitte sur ton compte ?
B. G. : Bien sûr cela reste artisanal ! C’est moi qui gère mes comptes Twitter et Facebook. Il n’y a pas de major derrière qui markete tout cela. C’était mon choix dès le départ quand j’ai choisi de signer chez My Major company.

Baptiste Giabiconi et son album OXYGEN

Tu as atteint des records de financement sur My Major Compagny ?
B. G. : C’est un record pour un label participatif.

Plus que Grégoire ?
B. G. : Oui pour lui c’était un format différent avec une jauge limitée à 100 000 euros. Nous avons choisi de mettre une jauge à 200 000 et d’ouvrir à plus si les gens le souhaitaient. (280 000 € dépassés au moment de la publication de cette interview).

On va donc pouvoir faire une magnifique promo, vraiment.

Il y a eu plus de 2500 producteurs sur l’album.

Ils vont donc toucher des bénéfices ?
B. G. : Ce ne sera pas énorme mais ce que je voulais c’était permettre à des personnes qui n’ont pas énormément de moyens de mettre 5 ou 10 euros peu importe mais qu’ils puissent participer à l’aventure.

Des maisons de disque plus classiques t’avaient fait des propositions ?
B. G. : Oui des maisons de disque comme Universal mais je ne voulais pas entrer dans ce cadre là. Et comme les gens avaient beaucoup d’apriori, je me suis dit, si tu rentres directement dans une maison de disque tu vas passer devant beaucoup de gens qui attendent depuis un moment, qui ont aussi du talent pour cela. Ce ne serait pas loyal. Autant partir d’en bas et gravir les échelons les uns après les autres.

Trois ans de travail, l’album est là. Je propose quelque chose de qualité.

Tu t’imagines comment dans quelques années ?
B. G. : J’aimerai continuer à faire ce que j’aime, connu ou pas peu importe, mais m’éclater sur scène avec mon public..

Donc connu !
B. G. : On peut faire des scènes uniquement pour son public, sans être très connu. C’est ce qui m’intéresse. Et rester près de ma famille, garder une vie simple à coté…

Une grand merci à Baptiste pour son accueil et sa gentillesse. Son tatouage lui va donc bien!

Et croyez-moi, en plus de 15 ans de production télé, j’en ai croisé de nombreux artistes français et internationaux, confirmés ou débutants. J’ai fait des rencontres incroyables avec des personnes fascinantes mais j’en ai aussi croisé de bien prétentieux et désagréables et ce, malgré souvent un manque de talent.


Media(s) un autre regard est désormais en sommeil. Les explications dans cet article Making of(f)!

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(Cliquez sur les photos pour les agrandir)






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