Coulisses des émissions

2 octobre 2012

In Ze Boite sur Gulli : Joan Faggianelli, l’animateur qui n’est jamais dans sa loge! Interview

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Ecrit par : Emmanuel Matt
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Pendant deux semaines il anime cinq voire six émissions par jour. Il répond aussi aux sollicitations des gamins et de leurs parents sur le plateau pendant les coupures techniques et en coulisse : photos, dédicaces… Il met aussi à l’aise les prochains candidats… Pas de quoi se reposer en loge !

C’était le dernier jour de la première session de tournage de la saison, celle qui précédait la rentrée scolaire. Joan Faggianelli avait déjà enregistré près de 50 émissions. Le temps d’un raccord maquillage avant les trois émissions de l’après midi, il a accordé une interview à Media(s) un autre regard.

Il était en train de faire une exception, un passage au calme dans sa loge remplie de nombreux dessins et petits cadeaux. Pas de signatures d’autographes, de photos, de jeu avec les gamins du public ou candidats à In Ze Boite ou avec leurs parents pendant quelques minutes.

Cependant, au moment de démarrer la retranscription de son interview enregistrée, j’avais oublié qu’il ne perdait jamais le sens de l’humour et qu’il était joueur ! J’avais donc oublié ce bref mais puissant cri à quelques millimètres du micro au début de l’interview. Et un tympan, un !

Cette interview complète ce que j’ai déjà pu vous raconter sur l’ambiance très joyeuse de tournage de In Ze Boite au DeuxCentDix.

Avant de nous raconter comme cela se passe dans une journée de tournage, peux-tu nous parler des jours qui précèdent ces sessions de tournage ?
Joan Faggianelli : On lit toutes les questions même si on peut faire confiance à notre équipe hyper rodée, une équipe de tueurs qui ont aussi travaillé sur d’autres jeux à la télé (Qui veut gagner des millions etc.). Je les relis surtout pour voir si j’ai des problèmes avec la prononciation de certains noms par exemple.

Je regarde aussi tous les castings même s’il y a une belle équipe de casting. Ce n’est pas facile pour eux de monter un bon trio : 1 adulte et 2 enfants. Je les regarde avec elles et vérifie qu’on sent bien les enfants et les parents…

Les candidats vous envoient des vidéos ?
J. F. : Non, non ils viennent nous voir. Il y a des tas de demandes. On fait un premier tri notamment sur l’âge, les enfants doivent avoir entre 8 et 12 ans. Ils sont ensuite contactés par téléphone. On sent l’humeur du papa ou de la maman. Ils sont ensuite convoqués pour un casting, on voit beaucoup de personnes. On fait du screening puis il y a l’étape de validation et de programmation par rapport à l’emploi du temps des familles.

A quoi fais-tu le plus attention dans les castings ?
J. F. : Je fais surtout attention aux enfants, je regarde s’ils s’expriment beaucoup. Les parents trouvent toujours quelque chose à dire, les enfants c’est souvent plus difficile. Quand je vois des enfants qui poussent leur parent je suis fan !

Je regarde aussi la cohésion globale de la famille. Il faut qu’il y ait une harmonie en plateau. Ce n’est pas si facile. Ce casting est assez difficile.

Comment s’occupe-t-on des candidats quand ils arrivent à la Plaine St denis pour le tournage ?
J. F. : On a toute une équipe de casting qui les prend en charge, les mets bien à l’aise. On leur explique comment cela va se passer. L’équipe de maquillage s’occupe d’eux et moi j’arrive à la fin de tout cela pour les détendre et ensuite direction le plateau et c’est parti.

J’ai cru remarquer que tu n’es jamais dans ta loge ?
J. F. : Y a pas le temps (avec un grande rire)! Y a pas le temps car il y a un public avec un tas d’enfants qu’il faut tenir avec le chauffeur de salle. Il s’agit aussi de mettre en condition les familles. Cela reste une réalité de plateau compliquée pour les enfants. Il y a les caméras, le public, 150 personnes derrière eux qui les poussent.

Ils ont 8 ou 9 ans, ils se retrouvent là, il faut les travailler sinon ils sont paumés, ils ont peur.

Ambiance sur le plateau de In Ze Boite avec Joan Faggianelli / Gulli / Maximal Productions

Ce sont les parents ou les enfants qui ont le plus peur ?
J. F. : Ce sont les enfants quand même. Les parents ont une petite montée de tension mais ils vont trouver de petits stratagèmes pour se détendre.

Comment se passe le premier contact des enfants avec toi, ils sont impressionnés ?
J. F. : Ah non, je suis un animateur assez disponible. Ils me connaissent à la télé assez cool. Il n’y a alors pas une grosse distance entre eux et moi.

Il y a des questions, des remarques des gamins qui reviennent souvent ?
J. F : Dans l’ancienne version du décor on me disait « c’est plus petit qu’à la télé » et là ils font « ouah c’est grand ! » car le plateau l’est effectivement. Ils sont un peu impressionnés.

Mais il y a eu pas mal de transformations cette année. La Boite noire est vachement plus puissante. Il y a des capteurs au sol un peu partout pour que le parent puisse suivre les déplacements des enfants. C’est mieux et plus technologique.

Joan Faggianelli sur le plateau de In Ze Boite Gulli (Maximal Productions)

Tu animes cette émission depuis sa création. Toujours la même envie ?
J. F. : Bien sûr car cela change chaque année. Faut alors tout repenser.

Dix jours de tournage et la même pêche du début à la fin ?
J. F. : Oh, y’a des p’tits hauts et des p’tits bas ! Là ça va, c’est le dernier jour. Le plus dur c’est le troisième jour.

Pourquoi ?
J. F. : Peut-être car les deux premiers jours on est dans l’énergie de toute la préparation avant. On travaille beaucoup avant la session de tournage : Ecriture des textes, questions, le casting… Il y a une semaine de préparation, d’attente d’y être… Tu veux aussi que cela soit bien, donc il n’y a pas d’appréhension mais une mise en pression. Je crois que le troisième jour tu commences à rentrer dans tes petits chaussons de la routine et il y a un petit relâchement.

Et haut les mains (La Compagnie Créole), La course sur la musique de Benny Hill, c’est obligatoire avant chaque enregistrement? 
J. F. : Ah ben oui, les signes démentiels (Les Bronzés), c’est obligatoire les signes démentiels. Club med à mort ! Wouh Wouh !

Sur le plateau c’est la fête toute la journée, c’est le but. J’ai envie que les gens passent un bon moment et qu’ils aient l’impression qu’il ne s’arrête pas… Je ne veux pas qu’ils ressentent les coupures techniques, tel accessoire qui se met en place etc. Ils sont pris dans un show qui commence quand ils arrivent et se finit quand ils repartent.

Tu signes des autographes, fais de nombreuses photos. Tu reçois aussi des cadeaux ?
J. F. : Oui, je reçois des ptits trucs, des dessins marrants etc.

Joan en conversation avec l’Esprit de la Boite – In ze boite – Maximal Productions – Gulli

Tu travailles sur d’autres projets ?
J. F. : Sur Gulli, je continue Un chef à ma porte, une émission de cuisine à l’extérieur et puis il y a effectivement d’autres chaines qui tapent à la porte mais je suis bien ici. Je m’éclate. Il faudrait vraiment un projet mortel pour que je quitte Gulli.

L’émission marche bien, j’aime bien le coté familial de l’émission. J’adore les enfants, j’aime bien voir les parents évoluer dans le jeu. S’il n’y avait que des enfants je ne le ferai peut-être pas mais enfants et parents cela me plait beaucoup.

Se dire qu’il y a des parents qui viennent sur un plateau de Télé sur Gulli pour leurs enfants, j’adore l’idée. Je suis à fond avec eux. Je n’ai pas de raison de changer d’émission ou de chaine pour le moment.

Merci à Joan.

A lire aussi : In Ze Boite coté caméras

 

Media(s) un autre regard est en sommeil. Les explications dans cet article Making of(f)!

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